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FAIT DU JOUR Nîmes Olympique, le tube de l’automne

Quels que soient les systèmes utilisés et les joueurs alignés, les Crocos croquent dans la ligue 1 à pleine dents.

L'instant où Loick Landre offre la victoire au Nîmes Olympique (Photo via MaxPPP)

Le maintien se profile à grande vitesse, pour le Nîmes Olympique, et la cinquième place, synonyme de ligue Europa, n’est qu’à trois points. Tous les espoirs sont permis.

« Je sentais que nous étions puissants et que nous allions marquer ce deuxième but ». La confidence est lâchée à chaud par l’attaquant Nîmois, Umut Bozok. Pourtant, quand le capitaine normand, Prince Oniangue a égalisé à la dernière minute de ce Caen – Nîmes, tout le monde a pensé que les Crocos avaient gâché une belle occasion de l’emporter car, dominateurs dans le jeu et en matière de possession de balle, ils avaient eu moult occasions de plier la rencontre.

Mais eux n’ont pas douté, ce n’est pas leur genre. Ils ont trouvé la force de repartir de l’avant, et ils ont décroché une sixième victoire, la quatrième en déplacement et la troisième consécutive loin des Costières. Pour Paul Bernardoni, le gardien des Crocos et de l’équipe de France Espoirs, « c’est notre match le plus abouti, le plus plein, à l’extérieur, depuis le début de la saison ». Mais le milieu de terrain Antonin Bobichon regrette les nombreuses occasions ratées au stade Michel d'Ornano. « Il faut être plus tueur, car on ne va pas gagner à chaque fois à la 95e ». Umut Bozok, qui a ouvert le score à la dix-huitième minute, n'est pas inquiet : « Il nous a manqué du tranchant, de la détermination dans le dernier geste mais je ne m'en fais pas, ça va venir. »

La meilleure équipe française sur les cinq dernières journées

Le Nîmes Olympique reste sur quatre victoires (Dijon, Strasbourg, Amiens et Caen) depuis le début du mois de novembre, ce qui en fait la meilleure équipe française sur les cinq dernières journées devant le PSG, Nice et Saint-Étienne. Excusez du peu. À ce rythme, l’objectif du maintien sera obtenu rapidement. Ce matin Nîmes a 23 points après 16 matches. Sachant que le maintien se joue généralement entre 40 et 42 points, parfois moins, la moitié du chemin est déjà parcourue alors qu’il reste trois matches (Nantes, Lille et Rennes) avant la fin de la phase aller (dont Nantes et Lille à domicile).

Le contingent des relégables est désormais repoussé à dix points et, en lorgnant vers le haut du tableau, la cinquième place synonyme de qualification en ligue Europa n’est qu’à trois longueurs. De quoi faire naître quelques fantasmes chez les supporters nîmois. C’est justement ce que veut éviter le défenseur Anthony Briançon qui veut raison garder : « Il ne faut pas s’enflammer. Nous devons garder cet état d’esprit et cette philosophie de jeu ». C’est-à-dire, tout pour l’offensive.

Un turn-over efficace

Pourtant, Bernard Blaquart avait fortement remanié son onze de départ par rapport à l’équipe qui avait battu Amiens (3-0) samedi aux Costières. Harek, Alakouch, Bobichon, Paquiez, Bozok et Alioui faisaient leur retour comme titulaires. Expulsé le 10 novembre après avoir commis une faute grossière lors de la défaite à domicile face à Nice (0-1), Loïck Landre incarnait lui aussi le turn-over mis en place par le staff technique.

Hier soir, après trois matches de suspension, il est devenu le héros de la soirée en sortant du banc des remplaçants à quelques minutes de l'épilogue pour marquer le but de la victoire au bout du bout du temps additionnel. Un but au goût forcément particulier pour l’ancien Lensois : « Je m’en souviendrai de celui-là. C’est mon premier en ligue 1. Quand je suis entré, le coach m’a juste dit de ne pas faire de faute ».

Umut Bozok a ouvert le score à la 18e minute (Photo via MaxPPP)

« Nous n'avons pas un gros effectif, mais les joueurs qui sont appelés répondent présent à chaque match », met en exergue Bernard Blaquart. La victoire en terre normande en est la parfaite illustration. Une nouvelle fois, le coaching a été payant. Et puis il y a ce 4-3-3 qui est aussi - sinon plus - efficace que le 4-4-2 avec ces Crocos-là. Antonin Bobichon apprécie de jouer avec trois milieux de terrain : « Ce système nous permet de plus conserver le ballon, mais nous sommes à l'aise dans les deux schémas ».

Un mental à toute épreuve

Rien ne semble être en mesure de mettre en difficulté cette équipe. Pas même une égalisation à la dernière minute. Au-delà du résultat, il y a le contenu des matches, Bobichon le souligne justement : « On ne fait pas que jouer en contre. Nous avons aussi eu la possession du ballon et la maîtrise du jeu ». Des vertus que les Crocos avaient déjà affichées à Strasbourg, le 24 novembre (victoire 0-1).

Le Nîmes Olympique est sur la bonne voie, mais il n’aura guère le temps de se reposer sur ses lauriers car l'attend déjà samedi à 20h aux Costières la réception du Football Club de Nantes-Atlantique, actuel douzième de Ligue 1 et vainqueur de l'Olympique de Marseille 3-2, hier soir. Avec peut-être d’autres titulaires et, pourquoi pas, un dispositif différent, histoire d’éloigner encore plus les relégables et de se rapprocher des places européennes. Sans oublier que Nîmes est encore qualifié dans les deux coupes nationales (coupe de la Ligue et coupe de France). Surfant sur la queue de la comète, les Nîmois sont tellement imprévisibles qu’aucun rêve, y compris les plus fous, ne semble inatteignable. C'est parfois en visant la lune que l'on touche les étoiles...

Norman Jardin

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