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JEUDI SPORT Dans l’eau, le corps est libre

Samuel Mathis, président du comité Gard de la FFESSM (Fédération française d’études et de sports sous-marins), un des porteurs de ce projet (photo Corentin Corger)

Pour la 6e année, les comités du Gard Handisport et de la FFESSM (Fédération française d’études et de sports sous-marins) ont organisé un journée d'initiation à la plongée sous-marine pour des jeunes Gardois en situation de handicap. 

Ils sont d'habitude une quarantaine de jeunes handicapés à venir découvrir la plongée sous-marine au stade nautique de Nemausa. Mais en raison du mouvement des "gilets jaunes", les résidents de certains IME (Institut medico-éducatif), notamment d'Alès et Orange, n'ont pas pu se rendre à Nîmes. Ceux des établissements nîmois comme la Cigale étaient présents pour au total une dizaine d'enfants atteint d'un handicap physique. "Peu importe le handicap, on considère que tous les sports doivent être accessibles. Il suffit d'adapter la discipline", établit Samuel Mathis, président du comité Gard de la FFESSM.

Dix minutes dans les bras d'Aurélien et la petite Lina sort avec le sourire (photo Corentin Corger)

Alors dès 2008, avec le comité Gard Handisport, ils ont relevé le pari de pouvoir permettre à ces jeunes invalides de découvrir la plongée. Pionniers en la matière, ils ont évolué et mettent en place une journée des jeunes depuis maintenant six ans. Et les bienfaits pour les enfants sont directement visibles : "Dans l'eau, avec la sensation d'apesanteur, les enfants retrouvent de l'autonomie. Avec le sentiment à ce moment-là d'être mieux que tout le monde puisqu'ils font de la plongée et qu'en rentrant ils vont montrer fièrement le diplôme à leurs parents", poursuit Samuel.

À en lire les sourires sur les visages de certains jeunes, l'initiation semble leur plaire. Une pratique qui au fil des années a permis de lister quelques améliorations sur certains handicaps. "Pour des enfants qui souffrent de troubles autistiques, le fait de mettre des lunettes ça permet de canaliser leur regard et leur concentration", explique Samuel.

Les moniteurs sont là pour accompagner les enfants et compenser la partie défaillante du corps. Une découverte qui se fait par étapes avec d'abord l'apprentissage de la respiration avec le détendeur et après quoi grâce à des jeux qui sont installés au fond de l'eau sous forme de petits challenges. "On ne veut pas que ce soit différent car ce n'est pas toute la personne qui est handicapée", précise Aurélien, un des moniteurs.

Une initiation qui s'est déroulée dans le petit bassin de Nemausa à Nîmes (photo Corentin Corger)

Une journée dédiée qui sera de retour en 2019 et qui intéresse la Fédération française puisqu'un représentant était venu de Paris pour voir comment cela se déroule et avec la volonté - peut-être - de l'instaurer ailleurs. Une belle initiative qui, quoi qu'il en advienne, est loin de faire plouf.

Corentin Corger 

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