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FAIT DU JOUR Beaucaire et Alès visent l’exploit en Coupe de France !

Les deux clubs gardois sont opposés à des équipes hiérarchiquement supérieures mais ne partent pas battus d'avance. Au contraire !

Cédric Barbosa avec Alès et Driss Himmes avec Beaucaire ont l'occasion de se qualifier pour les 32es de finale de la Coupe de France (montage : Adrien Fenniche/Objectif Gard)

Ce samedi, Beaucaire et Alès, deux équipes qui évoluent dans le même championnat en National 3, vont disputer un 8e tour de Coupe de France. À 15h, le Stade Beaucairois 30 ouvre le bal avec la réception du GFC Ajaccio, une équipe de Ligue 2. À 19h, Alès tentera d’accéder aux 32e de finale en sortant une équipe de National, Marignane-Gignac.

Grosse journée pour le football gardois ! Les clubs amateurs de Beaucaire et d'Alès vont tenter de faire vibrer et rêver leurs supporters en réalisant l’un et l’autre des exploits face à des équipes qui leur sont supérieures, du moins sur le papier. À 19h au stade Pibarot, l’Olympique d’Alès en Cévennes (OAC), leader de National 3, compte bien jouer un mauvais tour à Marignane-Gignac, équipe qui évolue deux divisions au-dessus de l’OAC. Presque un détail quand on sait que l’équipe entraînée par Stéphane Saurat a surclassé l’Athlétique Club Ajaccien (ACA), une équipe de Ligue 2, au tour précédent de la Coupe de France.

Stéphane Saurat (au centre), entraîneur de l'OAC, réalise de belles prouesses en Coupe de France. (Photo Tony Duret / Objectif Gard)

Ce jour-là, au terme d’un match parfaitement maîtrisé, l’OAC s’était imposé 2-0 (relire ici), sans qu’il n’y ait rien à redire. Ce soir, Cédric Barbosa et ses coéquipiers tenteront de réaliser un exploit similaire face à une équipe qui semble à leur portée. « C’est un match qui va être très disputé », annonce le président de l’OAC, Didier Bilange, qui poursuit : « Marignane est une équipe qui marche bien dans son championnat. Mais nous, on est plus motivé à chaque tour. J’attends un match de même niveau que contre Ajaccio ». Promus cette année au troisième niveau du football français, les Bucco-Rhodaniens pointent à la 10e place du classement.

Enfin, l’autre atout majeur de l’OAC pour cette rencontre, c’est son entraîneur. Stéphane Saurat est un véritable magicien de la Coupe de France. En 2013, il emmenait Mende, une équipe de division d’honneur régionale (DHR), en 16e de finale ! C’était seulement la deuxième fois en France qu’une équipe de cette catégorie atteignait un tel niveau de la compétition. L’an dernier, à... Alès, avec le club d’Anduze qui évolue aussi en DHR, Saurat remettait le couvert, atteignait le 8e tour, mais échouait logiquement face au Nîmes Olympique qui évolue tout de même cinq divisions au-dessus (relire ici). Cette année, on croise les doigts pour que la magie Saurat opère à nouveau. Allez l’OAC !

Beaucaire

En bleu, le capitaine de Beaucaire Driss Himmes (photo Stade Beaucairois 30)

Au Stade Beaucairois, une confrontation face au Nîmes Olympique revient également sur la table quand on évoque la dernière fois où le club s'est retrouvé au 8e tour. Délocalisé à Châteaurenard pour des raisons de sécurité, les Beaucairois avaient poussé les professionnels jusqu'en prolongations avant de s'effondrer 4-0 devant près de 4 000 personnes. "Ne pas jouer à Beaucaire nous avait gâché l'exploit et la fête", se souvient Driss Himmes, jeune joueur à l'époque, parti faire une carrière professionnelle notamment à Arles-Avignon avant de revenir en 2016. Depuis cette saison 2001/2002, le club n'a plus eu l'occasion de réussir un exploit historique.

"Beaucaire n'a jamais disputé les 32e de finale de la Coupe de France et n'a jamais éliminé une équipe de Ligue 2", s'impatiente le président Xavier Mouret. Une excitation qui se généralise : "Quand je bois le café au bar, les gens me parlent du match et nous demandent de créer l'exploit. On veut faire rêver les gens", poursuit-il. "Depuis deux ans, les gens commencent à nous prendre au sérieux. Cette rencontre, c'est le vrai foot. Le temps d'un week-end, Beaucaire sera le terrain gardois où il faut être", se réjouit Dris Himmes, le capitaine. Déjà trois cents billets ont été vendus. La vieille tribune du stade Philibert-Schneider propose 500 places assises. "Avec les deux plateformes installées autour du terrain, on peut ajouter 1 000 places. La Fédération a estimé la capacité à 2 400 personnes. Je crois qu'ils ont compté les grilles et les toits", plaisante le président beaucairois qui espère toutefois une affluence digne de l'affiche.

"Donné pour mort il y a trois ans"

L'effectif de Beaucaire prêt à renverser le Gazélec d'Ajaccio (photo Stade Beaucairois 30)

Si tous les supporters du Stade Beaucairois 30 attendent avec impatience ce 8e tour de Coupe de France, c'est que Beaucaire a vécu une renaissance. "Il y a trois ans on était donné pour mort", rappelle l'ancien professionnel de 35 ans.

"Nous étions en pleine tempête : le club se déchirait, on a perdu beaucoup de licenciés, le budget était divisé par deux. On revient de très loin", complète Xavier Mouret. Mais en quelques saisons, le SB 30 s'est relevé. Englué pendant cinq années en DHR, le club a connu deux montées successives pour retrouver le National 3. La saison dernière reste historique avec un doublé réalisé en remportant la Coupe Gard-Lozère. En 2019, Beaucaire vise une épopée dans la grande coupe. "Ce match c'est la juste récompense du travail accompli et de notre détermination", félicite le président. Le Gazélec d'Ajaccio pointe à la 15e place du deuxième échelon du football français.

Accueillir une équipe de Ligue 2 pour un club amateur n'est pas sans effort à consentir pour les dirigeants qui évoquent que "c'est assez compliqué et ça demande une certaine rigueur notamment en terme de sécurité. Depuis trois semaines, nous sommes cinq bénévoles à travailler à temps plein. Cela coûte au club près de 4 000 euros". Une parenthèse enchantante pour le club gardois, empêtré à la dernière place de sa poule en championnat.

Alors on a demandé à nos deux protagonistes, ce qu'ils choisiraient entre le maintien et recevoir une équipe de Ligue 1 en 32e ? "Ma philosophie a toujours été la même. On ne choisit pas, on prend tout, comme l'année dernière", répond le président. "Je veux le maintien. Ça récompense un vrai travail sur toute la saison. Je préfère perdre samedi et gagner le prochain match !", réplique sans hésitation Driss Himmes. Après tout, pourquoi pas faire les deux !

Corentin Corger et Tony Duret

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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