Faits Divers

GARD Crime non résolu d’une jeune femme : le mari innocenté et indemnisé 19 ans après !

Une jeune femme a été retrouvée, tuée, en 1999 sur la commune de Laudun l'Ardoise. 19 ans après, ce dossier criminel reste non résolu. Le mari, suspecté et placé en détention provisoire, est totalement innocenté. Il vient d'être indemnisé pour sa détention arbitraire durant 16 mois.

Catherine Fournier a disparu le 16 février 1999. La justice a clôturé l'imposant dossier criminel par un non-lieu. 19 ans après donc, le mari de la victime, qui a été le suspect numéro un, ressort totalement innocenté. Il vient d'être indemnisé pour 16 mois d'incarcération. La cour d'appel de Paris l'a dédommagé il y a quelques jours pour ces longs mois de purgatoire.

S'il ressort blanchi, c'est un homme brisé à jamais qui n'est jamais parvenu à rebondir socialement et professionnellement. " Il n'a jamais pu retrouver un travail. Il vit dans la marginalité dans l'Ouest de la France. Il a été remis en liberté à travers d'une décision sanctionnant la procédure, mais malheureusement dans l'opinion publique il n'est pas ressorti qu'il était innocent, estime son avocat depuis le début, maître Philippe Expert. Et pourtant l'ordonnance de non-lieu prouve que sa culpabilité n'est pas envisageable au regard de son emploi du temps le jour du crime, plaide encore le pénaliste nîmois comme pour essayer de convaincre l'opinion publique sur l'innocence de son client. L'enquête sur le meurtre de Catherine Fournier est donc terminée. Le crime reste impuni à ce jour, le dossier est clos.

L'affaire avait fait grand bruit en 1999 dans le Gard : Catherine Fournier, dynamique jeune femme de 31 ans, a disparu le 16 février 1999, en partant de chez elle à Laudun-l'ardoise pour aller faire son jogging. Deux témoins disent l'avoir croisée en tenue de sport. Le mari, ancien légionnaire, a signalé de la région parisienne, le soir même la disparition de son épouse qu'il ne parvenait pas à la joindre au téléphone.
L'époux a été le premier suspect, placé en garde à vue et mis en examen. Un époux qui finira par avouer le crime après... une séance d'hypnose ! Une séance qui sera annulée totalement par la Cour de cassation, la plus haute juridiction française, car illégale. En même temps le dossier sera amputé en grande partie avec l'annulation des aveux du mari qui seront considérés comme inexistants.

Le corps de Catherine Fournier ne sera retrouvé que 44 jours après sa disparition, précisément le 1er avril 1999 dans une forêt de la commune de Saint Michel d'Euzet, située à une quinzaine de kilomètres de son domicile. Un corps atrocement mutilé, décapité, dépecé.

Dans ce dossier près de 2 000 personnes ont été entendues sans que jamais la disparition et la mort de la jeune mariée ne soient résolues.

Etiquette

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité