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LE 7H50 de Julien Plantier : « L’enceinte sportive n’est pas un frein pour le développement du club »

Julien Plantier, adjoint au sport de la Ville de Nîmes. (Photo : Anthony Maurin)

Ce mercredi, le sport nîmois est à l'honneur. En handball, l'USAM va tenter d'aller s'imposer à Montpellier, ce qui n'est pas arrivé depuis une éternité. Historique aussi pour les footballeurs du Nîmes Olympique qui peuvent se qualifier pour la première fois pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Une ville avec l'accent sportif que nous avons décrypté avec Julien Plantier, adjoint aux sports de la Ville de Nîmes. Il est l'invité du 7h50. 

Objectif Gard : On arrive à la mi-saison pour l'USAM et le Nîmes Olympique, les objectifs annoncés sont pour l'instant en bonne voie. Quelle est votre analyse de ces premières parties de championnats ?

Julien Plantier : À mi-parcours, on est très optimiste. Le Nîmes Olympique est considéré comme la surprise, avec cette gnaque nîmoise donc c'est super. Du côté de l'USAM, ça part bien. Tout le monde est unanime pour dire que l'on a une équipe difficile à jouer. Nous ne réjouissons pas trop vite, car la saison est longue. Ce qui se passe en décembre n'a parfois rien à voir avec la suite de la saison. Parfois, certaines équipes vivent mal cette trêve hivernale. Dans les deux cas, nous sommes très satisfaits et  concentrés sur la suite, avec beaucoup d'ambition. Une partie du travail est fait.

Avec ces équipes sur le devant de la scène, le stade des Costières et le Parnasse ne paraissent-ils pas obsolètes ?

Il y a des questions à se poser. On est sur de l'équipement de la même génération (début 1990). On sait qu'il y a une réflexion entamée sur les Costières avec la reconstruction d'un nouveau stade. La question est de savoir si une collectivité territoriale est en capacité de gérer une enceinte sportive professionnelle. Ce qui est sûr c'est que l'on a fait le travail nécessaire pour que l'on ait deux équipements malgré tout aux normes et qui puissent nous permettre d'avoir un spectacle digne de l'élite française au niveau du hand et du football. Tout le monde était unanime pour dire que le travaux réalisés par la Ville étaient remarquables par rapport au temps dont on disposait. Après il est clair que ce sont des équipements qui ont un certain âge et qui ne sont pas dernier cri. Mais on est quand même sur des résultats sportifs qui sont très encourageants. L'enceinte sportive n'est pas un frein pour le développement du club.

Mais de nouveaux équipements pourraient-ils voir le jour ? 

Il faut qu'il y ait une bonne utilisation des deniers publics. Il ne faudra pas faire n'importe quoi. Des projets sont aussi établis par Nîmes métropole pour la création d'une Arena sportive sur Magna Porta. Si c'est le cas, ça remettrait en question un certain nombre d'événements sportifs sur la Ville. Si cette enceinte sportive est réalisée, on peut dire adieu à des championnats type tir à l'arc et échecs, parce que derrière il n'y a pas le complexe hôtelier et les transports en commun qui s'y prêtent. C'est un pré-requis indispensable pour les organisateurs de manifestations internationales. On réfléchit à demain. Au niveau du stade des Costières, il y a ce projet porté par Rani Assaf. Projet actuellement à l'étude qui est en train de se préparer de manière assez aboutie. Actuellement, il y a une estimation menée par les domaines de l'État sur la parcelle concernée. Il n'y a encore rien d'officiel.

"On est une sorte d'exception"

La Municipalité n'a t-elle pas atteint sa limite pour soutenir financièrement ces deux clubs ?

Tout le monde a sa limite. Les clubs aimeraient que l'on fasse plus. Si on regarde par rapport à d'autres structures, pour le handball on est sur une aide de 1 million d'euros. C'est une aide très conséquente et importante de la Ville. Ça leur fait un tiers du budget. Au niveau du club Nîmes Olympique, on peut regarder la section pro mais il y a aussi l'association. Au cumulé, on avoisine les 800 000 euros d'aides. Les collectivités sont dans le dur mais moi en tant qu'adjoint au sport je suis fier. On le martèle chaque jour que la municipalité est le premier partenaire du sport nîmois. Notre objectif est de le rester. Après, il est clair qu'il faut trouver des nouveaux leviers économiques et des partenariats. C'est un tout un modèle économique qu'il faut créer, ce qui est très compliqué à trouver en France. On a la "chance" d'avoir des clubs avec des budgets faibles et des présidents capables de se mobiliser pour qu'il n'y ait pas un lien direct entre le budget et les résultats sportifs. On est une sorte d'exception dans ce modèle-là.

Ces résultats sportifs ont-ils un impact sur le rayonnement de Nîmes ?

Oui, on le ressent d'un point de vue économique parce que c'est un public beaucoup plus important qui se déplace sur les manifestations sportives et qui consomme aussi sur le territoire nîmois. C'est aussi un élément de notoriété. On voit bien que sur les médias, les réseaux sociaux lorsqu'on parle de Nîmes c'est très souvent pour parler de sport. D'un point de vue médiatique, c'est important car on est souvent retransmis à la télé. On parle de nous, des reportages sont réalisés sur le territoire. Il y a très peu de domaines où on sent cette adhésion forte de la population.

Propos recueillis par Corentin Corger

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