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JEUDI SPORT Hermann Simon, le super-héros gardois

À 27 ans, ce Nîmois d'adoption vient de se qualifier pour les championnats du monde 2019 d'Ironman. Sup'Hermann nous raconte tout...

Hermann Simon montre fièrement sa médaille, synonyme de qualification pour Hawaï après des années d'efforts (photo DR)

À seulement 27 ans, Hermann Simon vient de se qualifier pour la plus prestigieuse des courses de triathlon : l'ironman d'Hawaï. Portrait de ce héros des temps modernes. 

Il y a des disciplines sportives qui fascinent par le don de soi et des limites sans cesse repoussées. L'ironman en est le premier exemple : 3,8 km de natation, 180 km de vélo et un marathon pour finir. Tout ça avalé en neuf heures d'efforts physiques indescriptibles. Parmi ces fous furieux, le Gardois Hermann Simon vient de se qualifier pour les championnats du monde d'Ironman qui auront lieu à Hawaï, le 12 octobre 2019. La course phare de la discipline.

Originaire de Normandie, une fois son diplôme de kiné en poche, Hermann veut changer d'air et débarque à Milhaud pour travailler, il y quatre ans. "J'avais envie d'essayer un nouveau sport", confie t-il. Celui qui réside à Nîmes opte pour le triathlon au club des Crocos d'Airain. Il commence par quelques courses, des semi-marathons, et après seulement un an et demi il se lance déjà le défi de faire un Ironman. "On m'a dit que j'étais fou de commencer par un Ironman". Sa fougue prend le dessus et il termine l'épreuve de Vichy en 9h57.

Un échec pour 1 min et 6 sec

Il faut une force physique et mentale impressionnantes pour tenir neuf heures d'effort (photo DR)

Le fait de le terminer va lui donner confiance et il se voit déjà tenter sa chance pour se qualifier à Hawaï : "j'avais ce rêve dans la tête". Toujours en 2016, il se rend à Fortaleza, au Brésil, et rate de peu la qualification en terminant sixième de sa catégorie. Car au niveau amateur, en fonction des catégories d'âge, seules quelques places sont qualificatives pour les championnats du monde.

L'athlète continue de progresser et s'aligne à l'Ironman de Florianopolis, toujours au Brésil, en 2017. "Ils en prennent cinq, je termine sixième", regrette t-il. Le Gardois échoue pour 1 min et 6 sec. Une loi du sport terrible après 9h22 d'effort. Cette année-là, il terminera aussi 12e à Nice. 2018 s'annonce plus difficile car Hermann se blesse en début d'année au tendon d’Achille. Il retrouve la compétition cet été en s'alignant dans des petits triathlons et des semi-Ironman comme à Bandol et Narbonne.

Avec un autre membre du club nîmois, Hermann décide de s'inscrire à la course de Mar del Plata, en Argentine, disputée le 2 décembre dernier. "J'avais moins de références qu'au Brésil mais du coup moins de pression. Et je pense que ç'a pas mal joué", explique le kiné. Suspense...

"J'ai fini quatre minutes devant Laurent Jalabert"

Hermann est aussi reparti avec sa photo souvenir au côté de Laurent Jalabert (photo DR)

Les quatre premiers se qualifient et Hermann finit... quatrième ! Pour le "Sup'Hermann" gardois le rêve se réalise. Il décroche le Graal : son ticket pour Hawaï ! "C'est extraordinaire, j'étais tellement fatigué à l'arrivée ! D'autant plus que la natation a été réduite à 1,5 km car deux jours avant un participant s'est noyé dans une mer démontée à 11 degrés." Des super-héros on vous dit ! Des trois disciplines qui composent l'Ironman, la natation est le point faible d'Hermann. Au général, il se classe 26e sur 850 chez les amateurs avec un temps de 8h56.

"Pour l'anecdote, j'ai fini quatre minutes devant Laurent Jalabert. Je l'ai doublé à quatre kilomètres de la fin", sourit-il. L'ancienne gloire du cyclisme français, âgé de 50 ans, a déjà disputé les championnats du monde à Hawaï. Notre gardois en a profité pour immortaliser la rencontre. Déjà qualifié, il a donc neuf mois pour se préparer à l'échéance du 12 octobre 2019. "Décembre je me repose et je m'y mets en janvier." Le triathlète a déjà planifié les courses qu'il va disputer pour s'entraîner et prévoit de s'infliger une dose de sport hebdomadaire entre 15 et 25 heures. "Je vais surtout enchaîner les longueurs", plaisante t-il.

La difficulté est d'être le plus affûté possible sans trop forcer et risquer de se blesser. Des performances notables quand on sait que la grosse densité des participants aux Ironman est âgée de 35 à 45 ans. "J'ai une courbe de progression intéressante. C'est devenu une forme d'addiction car les objectifs s'enchaînent. Mais je garde du temps pour mes amis et ma famille qui sont d'un soutien indéfectible", analyse ce célibataire de 27 ans. Mais au-delà de chercher l'amour, ce sportif cherche également des partenaires locaux pour l'aider dans son aventure. Si le coeur vous en dit...

Corentin Corger

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