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Spécial Fêtes : l’année vue… par Jean Louis Poujol

Le pasteur Jean-Louis Poujol se fait rare, mais il est notre invité du coeur en ce jour de Noël. De l'amour, de l'amitié, du respect et une parole rassurante en ces temps troublés.

Quel est l’évènement qui vous a marqué en 2018?

C’est la Coupe du Monde de football. Je ne suis pas un footeux, mais je dois reconnaître qu’un tel évènement permet de créer du lien et je fais abstraction du côté financier dans le foot. Les gens se parlaient, il y avait autour de ça une communion incroyable, une fusion même. Cela permet de se rencontrer, d’échanger. Dans le moindre recoin du pays, dans le plus petit village, tout le monde commentait la coupe du Monde, avant, pendant et après.

J’ai un autre évènement qui est plus personnel, mais qui est toujours sportif, c’est la joie et le sourire de mon petit-fils lorsque je l’ai emmené voir le match Nîmes-Paris au stade des Costières. J’ai eu des places au dernier moment, c’était une vraie surprise et son sourire m’a rendu heureux.

La personnalité de l’année 2018?

Je vais parler de quelqu’un que peu de gens connaissent mais qui a mérite un grand respect : c’est le maire de mon village Mus. Le nouveau maire, a remplacé la sénatrice Vivette Lopez qui a démissionné à cause du non cumul des mandats. C’est un homme plein de gratitude, d’écoute, il met de l’huile dans les rouages. C’est difficile d’être maire d’un petit village, on fait tout à la fois, c’est parfois un sacerdoce, mais cet homme au milieu des autres villageois accomplit une mission que je salue et je ne sais même pas à quel parti politique il appartient. C'est mon hommage à des " petits" élus, qui sont essentiels dans la vie de la cité.

L’évènement ou la personnalité qui devrait faire 2019?

Je crois que tout le monde se demande ce que va devenir le mouvement des gilets jaunes. Quelque chose est né, je crois que cette aventure humaine va perdurer, car elle a permis des rapprochements. Des personnes seules avec leurs difficultés se sont retrouvées sur des barrages comme autrefois l'on discutait sur la place du village. J’ai discuté avec eux et cette assemblée des sans voix va peut-être développer un concept, une nouvelle façon de gouverner avec moins de politique et de syndicat et plus de citoyens. J’espère que la suite se fera sans aucune violence, que les manifestations seront pacifiques, car il n'y a rien de pire que la violence.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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