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ALÈS Prud’hommes et TGI font leur rentrée

Audience solennelle de rentrée du tribunal de grande instance d'Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Qui dit nouvelle année, dit audience solennelle de rentrée pour les juridictions que sont le conseil des Prud’hommes et le tribunal de grande instance d’Alès.

Bilan de l’année écoulée, préoccupations ou inquiétudes pour celle à venir : les audiences solennelles de rentrée, chaque mois de janvier, se suivent et se ressemblent. Ce mardi après-midi, au palais de justice d’Alès, c’est le conseil des prud’hommes qui a ouvert le bal. Le président sortant, Michel Mirabel (collège salarié), est revenu sur l’activité des douze derniers mois. Après quelques chiffres tels que les 319 affaires dont la juridiction prud’homale a été saisie au cours de l’année, ou encore leur durée moyenne de 9,5 mois, il s’est attardé sur les conséquences de la réforme de la justice. Évoquant – entre autres – l’amendement visant à permettre la fusion des greffes du tribunal judiciaire et des conseils de prud’hommes, Michel Mirabel a déploré des « réformes néfastes » annonciatrices de la « suppression pure et simple » des conseils de prud’hommes.

Audience solennelle de rentrée du conseil des Prud hommes. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Pour le collège employeur, le nouveau président Jean-François Corbière a souligné « la qualité » des résultats, « globalement meilleurs que les statistiques nationales. » Il a également rappelé, « à un moment où l’on entend dire tout et n’importe quoi sur les conseils de prud’hommes », qu’ils restent « la juridiction la mieux identifiée », avant d’insister, un peu plus tard, sur « l’impérieuse nécessité de se former sans cesse afin d’être en mesure d’apprécier les situations dans toute leur complexité. »

François Schneider : « La drogue circule à flot sur Alès »

Les conseillers prud’homaux ont laissé place aux magistrats, et les bancs vides aux élus et personnalités du territoire pour la rentrée du tribunal de grande instance. Dans un long réquisitoire, le procureur de la République d’Alès, François Schneider, estime que 2018 a été une « année de violence » pour le parquet. Il illustre son propos par les quatre morts criminelles, la « litanie de violences conjugales », et « les actes épouvantables sur fond de misère sociale » qui ont marqué l'année écoulée, avant de faire un focus sur le trafic de stupéfiants à Alès « où la drogue circule à flot ».

La présidente du tribunal, Myriam Bendaoud, a conclu les prises de parole. Côté chiffres, on retient que les comparutions immédiates ont fait un bond de 85% l’an dernier, passant de 40 en 2017 à 74 en 2018. Hélas, les moyens alloués à la juridiction n’ont pas connu un tel accroissement, ce que regrette la présidente du tribunal de grande instance : « c’est une réalité qui nous touche au quotidien depuis de nombreuses années. »

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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