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NÎMES OLYMPIQUE Ça donne quoi les derbies à Nîmes ?

Au total, à Jean-Bouin ou aux Costières, Nîmes a accueilli 11 fois Montpellier, pour cinq victoires.

Le tifo des Gladiators lors du dernier Nîmes-Montpellier en 2009 (MaxPPP)

La particularité de ce derby du Languedoc, c'est sa rareté. Depuis 1974 et la fondation du club actuel de Montpellier, 22 affrontements se sont déroulés. Dimanche ce sera seulement le 12e qui sera joué à Nîmes. Retour sur ces différents matches. 

Les premiers clubs qui représentent Montpellier et Nîmes ne sont pas connus sous les noms actuels. Le SOM (Sport Olympiques Montpelliérains) et le SCN ( Sporting Club Nîmois) s'affrontent déjà en Première division lors de la saison 1933/1934. Les deux formations sont d'ailleurs toutes les deux reléguées, la saison suivante. Le premier club nîmois décline et disparaît pour laisser place dès 1937 au Nîmes Olympique.

Le SOM, lui, poursuit sa route jusqu'en 1970 et change de nom pour se nommer Montpellier Littoral Sport Club. Jusqu'en 1974, date de la fusion avec l'Association Sportive de la Paillade qui donne naissance au club actuel, qui s’appelle le Montpellier Hérault Sport Club depuis 1989. Voilà pour le point historique. C'est donc naturellement que l'historique des confrontations débute à cette période. Le premier de cette ère a lieu en Coupe de France. À l'époque la compétition se déroule en match aller-retour. Après une facile victoire 3-0 des Crocos, alors pensionnaires de Division 1 face à des Héraultais qui évoluent au troisième échelon, les hommes de Firoud encaissent rapidement deux buts au retour. Un but de Daniel Sanlanville et un doublé de Gilbert Marguerite permettent aux Nîmois de se qualifier pour les 8es de finale.

Pas de vainqueurs en Division 2

La grande butte du stade Jean-Bouin (photo DR)

En 1982, les trajectoires des deux clubs commencent à s'inverser. Montpellier continue de gravir les échelons et reviennent d'une première expérience dans l'élite. Nîmes enchaîne une deuxième saison en Division 2. Pour la première fois que les deux formations se retrouvent dans le même championnat, les joueurs de Pierre Barlaguet s'imposent 2-0 avec un but de Cubaynes. Après avoir fait l'ascenseur, les deux équipes bataillent pendant trois saisons consécutives pour retourner en Division 1. Le spectacle est terne puisque les trois affiches offrent seulement des matches nuls : 1-1 lors des saisons 1984/1985 (but du Danois Nygaard) et 1986/1987, 0-0 en 1985/1986  devant 10 000 spectateurs au stade Jean-Bouin. À la fin, ce sont les Montpelliérains qui retrouvent la première division, les Gardois finissent sixièmes.

Un doublé de Vercruysse

Après quelques années à rester englués à l'échelon inférieur, les Crocos retournent en D1 lors de la saison 1991/1992. En termes de résultats, le rival a pris le dessus mais pour le premier derby aux Costières, l'équipe entraînée par René Girard gagne 2-1 grâce à un doublé de Philippe Vercruysse. Un succès acquis devant 19 965 spectateurs, sixième affluence de l'histoire de l'antre nîmoise. La saison suivante, c'est un piètre nul 0-0 qui attend le public, au terme de laquelle le Nîmes Olympique quittera la Division 1 et devra attendre 25 ans avant d'y revenir.

L'exploit de 1996

Le club gardois chute jusqu'en National, alors que le MHSC empile les saisons dans l'élite. Les chances de se rencontrer s'amenuisent. En difficulté dans son groupe B, Nîmes va souffler grâce à la Coupe de France et vit une épopée qui mène le club jusqu'en finale au Parc des Princes. Pour que l'histoire soit encore plus belle, après avoir éliminés Strasbourg et Saint-Étienne, les Rouge accueillent leur voisin en demi-finale. Pour les joueurs de Michel Mézy, coach de Montpellier, qui joue les premières places en D1, ce match ne semble qu'une formalité.

L'illustre président "Loulou" Nicollin chambre déjà et annonce rentrer en cheval à la Paillade en cas de défaite. Devant 21 366 spectateurs, les supporters nîmois enragés voient l'improbable se produire. Dès la 9e minute, Abder Ramdane fait chavirer le peuple rouge. La génération des Ecker, Jeunechamp, Belbey réalise le plus gros exploit des Nîmois et grave ce derby dans l'histoire. La saison suivante Montpellier revient aux Costières, pour un 8e de finale de la Coupe de la Ligue. La ferveur est moindre et les Crocos s'inclinent 1-0.

Mandrichi, le sauveur

 
Après 13 saisons consécutives au premier niveau, les Héraultais rechutent en deuxième division où les Nîmois végètent depuis cinq saisons. Les deux formations s'affrontent lors de la saison 2000/2001. Rui Pataca et Maoulida, qui a porté les deux maillots, offrent une nette victoire 2-0 aux Pailladins qui remontent immédiatement. Nîmes descendra en National, en fin de saison.

Le dernier affrontement date de la saison 2008/2009, qui entérine la dernière apparition du MHSC en Ligue 2. Ce 10 avril 2009, pour la 31e journée, le promu Nîmois alors lanterne rouge joue sa survie. Comptant six points de retard sur le 17e, la victoire est obligatoire. Montpellier, 4e, cherche à rattraper son retard sur Lens. Menés 1-0 à la pause, les Crocos de Jean-Michel Cavalli renversent la situation. À la 53e minute, Jonathan Ayité égalise avant de laisser sa place à la légende Robert Malm. À dix minutes du terme, le Togolais lance Jean-Jacques Mandrichi au but qui trompe Carrasso. Au final, Nîmes se sauvera in extremis et Montpellier retournera en Ligue 1.

Dimanche, place au 12e derby disputé à Nîmes, pour peut-être une sixième victoire nîmoise à domicile contre quatre nuls et deux défaites.

Corentin Corger

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