ActualitésSociété

ALÈS Les Gilets jaunes font du bruit en centre-ville

Marche des Gilets jaunes ce samedi après-midi dans les rues d'Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Plusieurs centaines de Gilets jaunes se sont retrouvés, comme chaque samedi après-midi, sur la place de l’Hôtel de ville d’Alès pour entamer leur traditionnelle marche pacifiste.

« Nous continuerons à marcher tous les samedis jusqu’à obtenir satisfaction », assure Henri. Plus de deux mois après le début du mouvement, la détermination des Gilets jaunes est toujours bien présente dans la capitale des Cévennes. Et elle est d’autant plus renforcée à l'heure où ils entendent dire que la mobilisation alésienne prendrait des allures anarcho-libertaires. « Nous ne sommes pas dupes des tentatives d’intimidation par les représentants de l’État. Vouloir nous diviser accroît notre motivation », lance une manifestante. « On nous accuse de basculer dans la noirceur alors que nous restons pacifistes », renchérit une autre, tandis qu'un retraité dénonce cette « tendance à vouloir nous monter les uns contre les autres. »

Pour l'un de ses camarades, il n'y a pas de doute : « la violence vient de l’État et de la justice. Il y a la justice des riches et celle des pauvres. » En parlant de justice, les Gilets jaunes organisent conjointement avec la CGT, mercredi 13 février à 10h30, un rassemblement devant le futur centre commercial Portes Sud, « en cours de construction dans une zone inondable. » L'occasion de dénoncer les travers de ce projet et de s'opposer à la prolifération des hypermarchés « qui dévitalisent le centre-ville. »

 

Etiquette

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

Vous aimeriez aussi

2 réactions sur “ALÈS Les Gilets jaunes font du bruit en centre-ville”

  1. Alors combien « d’anars » d’après le Sous-Préfet parmi ces manifestants…? qui semble dire que ce sont eux qui manipulent les manifestants. Comme si ces mêmes manifestants n’étaient pas assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire… Il est inutile pour les représentants de l’Etat de souffler sur les braises. Les gilets jaunes sont plus des têtes blanches que des têtes brûlées. Ils ne veulent nullement en découdre avec les forces de l’ordre. Depuis 2 mois qu’ils sont dans la rue, ils veulent simplement vivre et vivre des richesses énormes qu’ils ont contribué à créer et que le Président des riches fait ruisseler sur ceux qui en ont déjà beaucoup trop.

  2. Certains commerçants mettent sur le compte des GILETS JAUNES le déclin de leur activité. En réalité le déclin du commerce du centre ville, ici comme ailleurs a trois causes :
    – la faiblesse du pouvoir d’achat des classes populaires , faiblesse accentuée par la politique pro riches de MACRON;
    – la prolifération des grandes surfaces commerciales en périphérie
    -la montée en puissance du commerce en ligne.
    Les élus peuvent agir sur 2 des 3 facteurs :
    – Le pouvoir d’achat en soutenant les mouvements citoyens syndicaux ou pas , pour faire pression sur l’executif pour qu’il oriente différemment sa politique sociale et fiscale .
    – sur l’implantation de grandes surfaces et là il faut bien dire que Roustan contribue par sa politique pro promoteurs a torpillé le commerce du centre ville.
    Alors que la périphérie regorge de grandes surfaces, il continue à distribuer des permis de construire y compris en zone inondable (PPRI aléa fort) à son ami Dhombre. Pour achever les boutiques du centre ville difficile de faire mieux ou pire. Après avoir accordé trois ou quatre permis supplémentaires , il dit je fais un MORATOIRE. L’art de se foutre des commerçants qui par parenthèses NE DISENT RIEN et se LAISSENT AVOIR par Roustan, Rivenq et Cie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

A lire également

Close
Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité