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GARD Le surendettement : une longue histoire gardoise

Philippe Saigne-Vialleix, directeur de la Banque de France dans le Gard, Didier Lauga, préfet du Gard, et Frédéric Guin, directeur des finances publiques du département (Photo Anthony Maurin).

Le Gard est un département pauvre, où le chômage règne mais où il fait bon vivre. Bien vivre, de nombreux Gardois n'y arrivent plus et se retrouvent en piètre situation économique, poussés à monter un dossier de surendettement auprès de la Banque de France.

" Une fois par an, cette commission est présidée par le préfet et elle réunit tous les commissaires et sous-commissaires. Aujourd'hui, nous parlons du rapport 2018. Nous constatons une légère décrue pour le nombre de dossiers de surendettement dans le Gard ", débute Philippe Saigne-Vialleix, directeur de la Banque de France du Gard.

Ici plus qu'ailleurs ? Pas toujours !

Avec un taux de chômage de 12,4 % alors qu'il est de 10,6 % en Occitanie, un taux de personnes qui perçoivent le RSA de 7,9 % (6 % en Occitanie), des revenus salariaux annuels moyens à 16 111 euros contre 19 094 en Région... Oui, la pauvreté sévit encore dans le Gard plus qu'ailleurs avec plus de 20 % des habitants qui sont touchés par ce phénomène. Mais tous ces chiffres n'expliquent pas le peu de dossier gardois.

" Cela vient-il d'une méconnaissance du dispositif ? Les gens ne connaissent pas forcément leurs droits mais je ne vois pas pourquoi ils seraient moins informés dans le Gard qu'ailleurs en France ! C'est surprenant mais je n'ai pas d'explication... ", note Didier Lauga, le préfet du Gard. Pour autant en 2018, 1 610 familles ont fait appel à la Banque de France pour les aider à résoudre leurs difficultés financières. Mais en 2011, elles étaient 2 405 ! " C'est étonnant compte-tenu de la situation... ", remarque le représentant de l'État.

Banque de France, préfecture et direction des Finances publiques unies pour les Gardois (Photo Anthony Maurin).

Parmi les déposants d'un dossier de surendettement on retrouve 56 % de personnes qui vivent seules, 17 % qui ont moins de 35 ans et 15 % qui ont plus de 65 ans. 71 % sont locataires, 41 % sont au chômage ou sans profession, 30 % sont salariés et 38 % ont des ressources inférieures à 1 136 euros mensuels. Surtout, 51 % des demandeurs n'ont pas de capacité de remboursement de leurs dettes. Attention, l'effacement des dettes ne concerne pas les dettes pénales !

Apprendre à gérer son budget, connaître ses droits, le règlement de son compte bancaire pour éviter de faire n'importe quoi sont les choses basiques à savoir mais peu de Gardois sont aussi bien informés. La Banque de France forme les travailleurs sociaux, des bénévoles, des avocats, des Cadets de la République... Elle a même sorti un jeu censé vous permettre de mieux gérer votre budget. En tout en 2018, la Banque de France a reçu 5 595 personnes à ses guichets.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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