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LUNDI SANTÉ Médecine chinoise : l’exemple de l’hôpital d’Alès

Au centre, le docteur Tatulli présente les salles de consultation en médecine chinoise à des représentants de différents hôpitaux. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Depuis septembre 2017, un service de médecine chinoise est ouvert à l’hôpital d’Alès. Une table ronde sur l’intégration de ces méthodes traditionnelles en milieu hospitalier était organisée vendredi dernier.

En France, seuls les hôpitaux de la Pitié Salpêtrière à Paris, de Metz et d’Alès ont intégré, depuis peu, la médecine chinoise dans leurs pratiques. Dans la capitale des Cévennes, l’idée est née dans les têtes de deux médecins urgentistes, les docteurs Barrillon – aujourd’hui décédé – et Tatulli, qui se sont tous deux formés à la médecine chinoise. Un an et demi après l’ouverture de ce nouveau service, le succès est au rendez-vous. « Nous comptabilisons 580 consultations en 2018 et nous devrions atteindre les 1000 en 2019 », précise le docteur Tatulli. Le délai pour obtenir un rendez-vous est de quatre mois.

Traiter les impasses thérapeutiques

Une consultation au sein de cette unité n’a rien à voir avec un passage rapide chez son médecin généraliste. Deux professionnels – un médecin occidental et un praticien en médecine chinoise – reçoivent le patient pendant une heure. Le but n’est pas de repartir avec une ordonnance de médicaments, mais plutôt avec des conseils alimentaires, d’hygiène de vie ou encore des techniques de respirations à reproduire chez soi. Des soins sont également prodigués sur place : acupuncture, massages thérapeutiques ou encore qi gong.

Ces méthodes permettent de traiter des maux que la médecine occidentale ne parvient pas à soulager. « Il nous arrive de faire face à des impasses thérapeutiques comme des troubles du sommeil, des maladies auto-immunes, des douleurs, explique le docteur Tatulli. Par exemple, nous avons beaucoup de personnes qui viennent nous voir car elles souffrent de douleurs abdominales et elles ont déjà effectué de multiples examens qui n’ont rien donné. Dans ces cas-là, la médecine traditionnelle chinoise peut aider. » Si la majorité des patients vient de l’extérieur, les docteursTatulli et Rault, qui gèrent le service de médecine chinoise, souhaiteraient développer une équipe mobile qui irait directement à la rencontre des personnes hospitalisées.

Un exemple qui suscite l’intérêt

Vendredi 15 février, l’unité fonctionnelle de médecine chinoise ouvrait ses portes à des représentants d’hôpitaux de différentes régions qui projettent d’imiter l’initiative alésienne. Après une visite des salles de consultation, une table ronde était organisée sur le thème de l’intégration de ces pratiques traditionnelles en milieu hospitalier. « L’objectif est de s’aider mutuellement à faire des propositions complémentaires de soins aux patients », indique le M. Tatulli. Un débat qui a été suivi, le lendemain, de conférences et ateliers permettant d’aborder, entre autres, la médecine chinoise hospitalière en Chine, puis en France à travers les exemples de Metz et d’Alès.

Élodie Boschet

Prise de rendez-vous au 04 66 78 30 31.

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Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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