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VERGÈZE Marche blanche pour Farès, le village est en émoi

À quelques minutes du départ les familles vergézoises affluent à la Mairie (Photo Anthony Maurin).

" On a bien fait les choses il devrait y avoir du monde... " annonce une maman proche de la famille à la buraliste du village quelques minutes avant l'événement. Et la commerçante de demander, " Et ton petit, il vient ? ". La réponse sera négative, trop d'émotion et de larmes pour ce bout de chou depuis que l'accident a eu lieu.

Un accident de la circulation qui a ôté la vie au jeune vergézois Farès, sept ans, mercredi soir alors que sa famille se baladait sur les trottoirs de la ville. C'est un retraité d'une soixantaine d'années qui est à l'origine du drame et qui a percuté trois des quatre personnes présentes sur ce trottoir. La plus jeune de la fratrie s'en est sortie indemne, la maman âgée de 37 ans et sa fille de 6 ans ont été blessées et évacuées vers le CHU mais leurs jours ne sont aujourd’hui plus en danger.

Le papa de Farès, en noir à la droite du maire René Balana avec l'écharpe tricolore (Photo Anthony Maurin).

Pour cette marche blanche, les Vergézois ont répondu présent. Certains sont venus vêtus de blanc, d'autres avec des fleurs blanches, les plus petits avec des dessins mais tous ont les yeux embués. Des ballons blancs avec des cœurs et/ou le prénom de la victime rappellent son jeune âge et la torpeur d'une telle situation. Même les amandiers en fleurs sont là pour témoigner...

Départ de la marche blanche, le papa de Farès et René Balana en tête du long cortège (Photo Anthony Maurin).

Le maire, René Balana, arrive. De nombreuses familles sont déjà là, en soutien, en silence. Pas d'effusion, des bises mimées, même les plus jeunes enfants semblent comprendre la gravité de l'instant. " Nous attendons le papa qui est en route " annonce le maire à 10h. Quelques instants plus tard, le papa arrive.

De nombreux villageois sont venus soutenir la famille endeuillée (Photo Anthony Maurin).

Dans ces moments graves, les villages retrouvent leur esprit de solidarité et les mots et attention doivent faire chaud au cœur meurtri. Même si cela ne changera rien, cela améliore tout. Le maire va voir le papa, lui adresse quelques mots écharpe tricolore sur l'épaule avant que le cortège ne parte vers les lieux de l'accident.

Le papa de Farès se recueille sur les lieux du drame (Photo Anthony Maurin).

Le défilé y arrive quelques minutes après être parti de la Mairie. Le silence est toujours de mise, on a vu quelques riverains sortir sur le pas de leur porte pour soutenir l'insoutenable. Sur place, des bouquets sont déjà là. Le papa est le premier à s'agenouiller devant les lieux où sa vie de famille a basculé à tout jamais.

Les familles tentent d'expliquer la situation aux plus petits (Photo Anthony Maurin).

" Ceux qui ont des bouquets ou des témoignages sur papier, venez les déposer " annonce le maire. Les larmes coulent, les parents tentent d'expliquer à leurs enfants, les enfants tentent de comprendre, les familles se soutiennent entre elles. " J'ai reçu la visite de deux Vergézoises pour organiser cette marche blanche. Je me suis assuré de la mise en sécurité du site car c'est une voie passante mais nous devons ce soutien moral à la famille car nous sommes tous touchés par cette mort subite d'un enfant de la commune " poursuit René Balana.

(Photo Anthony Maurin).

Et le premier édile de reprendre, " Le papa parlait à Farès dix minutes avant l'accident... Depuis ce jour, tout le village est en émoi, tous les petits copains de Farès sont là, les représentants de l'école aussi. À la rentrée des vacances de Noël nous déplorions le décès du directeur de l'école, c'est aujourd'hui celui de Farès. Ça fait beaucoup d'émotions pour les enfants et pour le village. La mort d'un enfant est dramatique, merci à vous tous d'être venus, maintenant il faut qu'on s'organise pour aider la famille " conclut le maire.

Un ballon explose à la fin du discours. " C'est un signe de Farès " lance timidement le papa.

(Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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