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MERCREDI CULTURE Courts-métrages cherchent bons tournages

Des étudiants d'UNîmes créent un premier festival de courts-métrages sur le thème de l'adolescence.

Au pied des arènes, le duo féminin sengage pour le cinéma à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Elles s'appellent Sarah et Sarah-Cheyenne. La première vient de signer son contrat dans une belle entreprise locale d'audiovisuel, K-Prodz ; la seconde est comédienne, tourne régulièrement pour France télévision dans Tandem où elle joue le rôle d'Alice mais aussi prochainement pour TF1 dans la future série " Pour Sarah ". Elles viennent de lancer, pour la première fois à Nîmes, un festival de courts-métrages destinés aux étudiants mais pas que...

"Nous sommes étudiantes en Master Fiction à la faculté de Nîmes. Nous avons choisi le thème de l'adolescence car il n'est pas si enfantin que cela ! Tout le monde parle de son adolescence, des jeunes aux personnes âgées. Nous voulons réunir un maximum de monde sur le sujet et les courts-métrages seront calibrés de manière simple, ils doivent faire entre trois et dix minutes et doivent avoir moins de deux ans", note le duo féminin.

Trois catégories, pour commencer, mais les filles s'adapteront si besoin. Comme ce festival est une première, il ne faut pas trop contraindre les futurs participant(e)s. Une catégorie réservée aux lycéens nîmois, une deuxième pour les post-bac et une troisième, nouvelle, pour les +18 ans, étudiants ou pas. Seule la thématique est imposée.

"On a déjà quelques courts-métrages et on est super contente car la qualité est au rendez-vous ! Pas besoin d'avoir des milliers d'euros de matériel pour faire un bon film ! On veut des films qui racontent quelque chose, qui parlent du sujet, qui nous touchent. Un film, c'est avant tout une mise en images de ce qui touche. Tout est autorisé, mais on ne prendra pas les documentaires, nous voulons des récits, des fictions. Par exemple, pour nous, nous aurions fait participer notre famille, nos copains...", poursuivent Sarah et Sarah-Cheyenne.

Sarah et Sarah-Cheyenne (Photo Anthony Maurin).

De l'émotion, des séquences de vérités, des instants de vie, les possibilités sont multiples et variées mais seuls les meilleurs et les plus intéressants seront naturellement choisis. En parlant de sélection, les bénévoles de l'association prendront part au jury. En tout, ce sont 16 copains et bénévoles du Master Fiction qui choisiront leurs chouchous. Jean-Sylvain Minssen, le patron du cinéma Le Sémaphore, conseille les filles et accueillera quelques projections car, pour chaque catégories, deux prix seront attribués. Vous pouvez faire partie du jury jeune (si vous vous inscrivez avant le 15 mars).

Faire émerger une autre image de Nîmes

Pour le tandem, sans mauvais jeu de mot car Sarah-Cheyenne joue dans la série éponyme de TF1, " l'an prochain, en juin 2020, nous allons créer un festival encore plus important avec une envergure nationale et qui s'étalera sur une semaine entière avec plus de catégories. Nous voulons montrer qu'il y a des choses à faire à Nîmes et qu'ici est en train d'émerger une nouvelle génération de talents. Nîmes fait partie du paysage cinématographique depuis Bernadette Lafont et François Truffaut. l'Occitanie est une terre de tournages, mais à Nîmes il n'y a pas que les romains et les ferias ! On est à fond sur le projet, on a la foi pour ces deux festivals car nous sommes passionnées. Nous tenons à rassembler, à fédérer et à réunir autour d'une même passion. On veut ce qu'ils vivent, ont vécu ou ressentent, c'est tout. On veut valoriser le microcosme nîmois, offrir une nouvelle carte postale de la ville."

Le ticket d'entrée pour cette première édition raccourcie est libre et gratuit. Seul le talent parlera ! André Bazin disait que "Platon dit que l'amour est une espèce de folie qui nous permet de voir les idées à travers le désir que provoquent en nous leurs ombres : au moyen des corps nous cherchons à nous unir à l'esprit. Le cinéaste aussi est pris d'une sorte de folie quand il se met à capter des éléments du monde. Mais cette fureur froide lui permet de rendre appréhensive le frémissement de la présence réelle." Les filles ont repris cette citation alors faisons-là vivre...

Rendez-vous est d'ores et déjà pris pour les 11, 12 et 13 avril prochains.

Anthony Maurin

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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1 commentaire sur “MERCREDI CULTURE Courts-métrages cherchent bons tournages”

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