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LE 7H50 de Pierrick Valdivia : « J’aimerais arriver en avril et dire au coach : je me sens prêt »

Après une année 2018 terrible avec une rupture des ligaments croisés en avril et une rechute début août l'obligeant à se faire opérer, le milieu de terrain du Nîmes Olympique est de retour.

Pierrick Valdivia (Photo Anthony Maurin).

Sous contrat avec les Crocos jusqu'en juin 2020, Pierrick Valdivia est déterminé à retrouver la Ligue 1 qu'il a connu à 35 reprises avec Lens lors de la saison 2014/2015. 

Objectif Gard : Comment avez-vous vécu cette saison en tant que spectateur ? Frustrante, on peut s'imaginer ? 

Pierrick Valdivia : Même pas, ce sont les aléas du foot malheureusement. Cette année, c'est tombé sur moi. Clément (Depres), le pauvre, c'est pareil. Après, le plus important c'est de tenir mentalement, de vite passer à autre chose et de prendre du recul par rapport au foot. Une grave blessure, si mentalement on n'est pas costaud, on ne revient pas. C'est ce qui a fait que je suis bien revenu. Je me suis mis dans la peau d'un spectateur et l'équipe m'a fait vibrer. Avoir 36 points depuis le mois de février, si on nous l'avait dit avant la saison, on aurait signé de suite. C'est ce qui m'a donné aussi un peu de force avec ce maintien. Et j'aurai la chance de goûter à nouveau à la Ligue 1.

Avez-vous eu peur de ne pas pouvoir revenir ?

Non, parce que je ne doute pas. J'ai eu bien pire que ça dans ma vie. Les croisés, on connaît c'est six, neuf mois. Une grave blessure c'est quand même très dur. En soi, la blessure fait mal, l'absence fait mal, le goût de revenir sur le terrain, l'adrénaline... On est aux oubliettes. On est dans un métier où on a une certaine notoriété. Il y en a qui ont du mal à accepter à ne plus être sur le devant de la scène. C'est pour ça que l'on voit parfois de très bons joueurs qui ne reviennent jamais à leur niveau. Quand ça a repété, j'ai voulu attendre avant l'opération. Moi, j'ai eu besoin de partir en vacances, de me ressourcer et de me retrouver avec ma femme, mes enfants. C'est ce qui a fait qu'aujourd'hui je suis bien revenu. Même s'il faut faire attention et ne pas brûler les étapes.

Actuellement, où en êtes-vous dans votre phase de reprise ? 

Aujourd'hui, je peux tout faire. J'ai eu le feu vert de mon chirurgien. Je peux reprendre les entraînements. J'aurais pu reprendre bien avant. J'ai bien cicatrisé mais je ne vais pas tenter le diable sachant que je ne suis pas en fin de contrat et que l'équipe s'est maintenue. J'ai une certaine expérience. Je connais très bien mon corps. Quand faut y aller, faut y aller mais quand mon corps me dit "fais attention" je sais quand il faut que je m'arrête. J'ai eu une discussion avec le coach. Je me laisse tout le mois de mars pour bien travailler, pour reprendre des sensations, du plaisir. Aujourd'hui, je ne prends pas de plaisir parce que je suis dans le rouge. Après on me reverra sur les terrains. Une fois que je vais digérer tout ce qui est physique, je vais pouvoir cumuler plusieurs entraînements. C'est là que je pourrai dire que je suis apte à postuler dans le groupe.

"Je veux retrouver le goût du plaisir de tacler"

Vous voir disputer quelques minutes en fin de saison, c'est possible ? 

Oui c'est réalisable. Après je ne veux pas me mettre d'objectif parce qu'aujourd'hui je laisse mon corps faire les choses. Tant que ça va, je continue. Je suis là. J'ai des petites douleurs à côté. C'est normal, je reprends tout. On verra après les sensations qui me diront si je suis prêt à reprendre dans le groupe. J'aimerais arriver au mois d'avril et dire au coach : "Je me sens prêt". Même lui me dire "je te sens prêt pour être dans le groupe". J'ai fait partie de la montée, donc finir la saison, c'est mon objectif.

D'autant plu, que vous allez être attendu la saison prochain, au poste de milieu de terrain... 

Oui et non. Il y aura des discussions avec le club, avec tout le monde. Peut-être qu'ils ne voudront plus de moi ? (rires). Il me reste un an à la fin de saison. Je vais me préparer. Comme j'ai dit au coach, je ne suis plus un gamin. Je ne suis pas un tricheur, ni un menteur mais un compétiteur. Je veux toujours revenir au maximum. Bien finir, revenir à mon top niveau pour recommencer la saison prochaine à fond.

En tout cas, vous êtes bien à Nîmes ? 

Je me sens bien, la direction le sait. Ma famille se sent bien. J'ai beaucoup voyagé. À un moment donné la famille passe aussi avant sa passion.

Depuis la saison 2014/2015 le parfum de la Ligue 1 doit vous manquer ?

Je veux retrouver le goût du plaisir de tacler, d'aider les potes. C'est mon tempérament. J'ai besoin de compétition et d'adrénaline. Aujourd'hui je n'en ai pas. À moi de me remettre dedans et bien travailler pour retrouver ce goût.

Propos recueillis par Corentin Corger

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