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NÎMES Rendez-vous est pris en Terre d’Aficion

Du 3 au 7 avril prochains, pédagogie, jeux et toros seront au menu de la 5e édition de Rendez-vous en Terre d'Aficion.

Le jeune apprenti torero Nino Julian, Gilles Vangelisti, Frédéric Pastor et Daniel-Jean Valade (Photo Anthony Maurin).

Du 3 au 7 avril prochains, la transmission du savoir taurin et la découverte de ce monde hermétique et ultra codé qu'est la corrida seront au menu des festivités nîmoises. Un week-end spécial qui est déjà entré dans le paysage culturel de la cité des Antonin.

Il y aura la Feria de la Crau mais aussi la Primafresca... Rien de bien grave puisqu'il en faut pour tous les goûts car le Rendez-vous en Terre d'Aficion s'adresse à un public protéiforme. Pour l'éclairer, une pointure, un maître tailleur qui réalise les plus beaux et les plus demandés habits de lumières, Antonio Fermin.

" Pour la cinquième année consécutive de nombreux clubs taurins sont présents. Le parrain de cette édition est Antonio Lopez Fuentes de la sastreria Fermin Il était important de lui rendre hommage car il est très proche de Nîmes, entame Frédéric Pastor, l'adjoint à la tauromachie et aux festivités. L'an passé il a offert un costume de lumières, cette année il fera la même chose. Autre personne qui était déjà là l'an passé, le jeune Nino Julian de Nîmes. Il a gagné la matinée 2018. Il sera présent pour défiler au paseo de la novillada sans picador du dimanche après-midi. "

Différentes approches

L'inauguration de ce long week-end aux accents taurins se fera le jeudi soir à Carré d'art (18h) en présence de Fermin qui remettra le prix du concours de dessin pour enfant qui aura quant à lui débuté la veille au Musée des cultures taurines (14h-17h). L'apéritif sera offert par les très fidèles de l'Union des clubs taurins Paul Ricard. Quelques passages de la nouvelle d'Étienne Cuenant (Latifa), qui a remporté le Prix Hemingway en 2014 et qui parle de l'importance du costume de lumières, seront lus par l'association des Avocats du diable.

Rendez-vous en Terre d'Aficion pour une transmission du savoir tout en douceur et pour un apprentissage tout en force (Photo Anthony Maurin).

Le samedi ? Vu qu'on parle lecture, d'autres extraits seront lus en piste par l'excellent Philippe Béranger mais cette histoire de nouvelle prendra toute son importance le vendredi après-midi au Musée des cultures taurines où les enfants pourront découvrir l'auteur qui a travaillé avec les élèves du lycée Hemingway autour de la créativité, de l'art et de l'imaginaire de cette tenue pas comme les autres. Au passage, le Prix Hemingway en est à sa 15e édition et bat tous les records avec 267 nouvelles dont 144 écrites en espagnol et représentants 17 pays différents.

Revenons au vif du sujet. Le samedi donc, au Musée des cultures taurines, le prestigieux parrain organisera une session broderie en fin de matinée afin que le public comprenne la complexité de la chose et la beauté du geste à adopter. Des ateliers pédagogiques auront lieu comme chaque année dans les arènes et le public pourra voter pour désigner le vainqueur amateur du concours Feri'Art dont les bâches seront exposées sur les grilles des arènes. À 16h30, les jeux gardians exposeront une partie du folklore local à la jeunesse curieuse de nouveaux défis.

L'importance de la transmission

Le dimanche, une classe pratique en matinée et une novillada sans picador mais en habit de lumières por la tarde. " Ce sont deux rendez-vous très importants pour la ville, le délégataire Simon Casas et la tauromachie nationale. Il y a une certaine résonance dans ces animations. C'est le fondement de notre territoire. C'est l'amour et la passion de notre culture. Nous devons défendre et promouvoir la tauromachie au moment où elle est attaquée. L'idée est de transmettre, mais comment le faire sans unité ? ", quetionne Gilles Vangelisti, représentant de Simon Casas Production.

Jeunes, délégataire, élus, clubs taurins... : Tout le monde se lance à la reconquête de l'aficion (Photo Anthony Maurin).

Deux nouveautés dans les arènes. La venue, lors des ateliers du samedi après-midi, d'un casque de réalité virtuelle avec un jeu de torero. Ainsi, la technologie permettra aux courageux de s'essayer à la tauromachie dans trop de risques et aux pitchounets de prendre la mesure d'un toro virtuel pendant deux à trois minutes.

Les jeux gardians seront en quelque sorte une vaste abrivado qui aura lieu non pas autour mais dans les arènes, sur la piste pour être plus précis. Elle sera réservée aux petits de 10 à 14 ans et organisée conjointement avec la Confrérie des gardians, plus vieille association de France (1512). Eh oui quand on vous dit que ça fait longtemps !

" Il ne faut jamais oublier que si Nîmes a un Musée des cultures taurines, c’est grâce à Jean-Paul Fournier qui l'a initié en 2002 mais vous, les clubs taurins, vous êtes les vecteurs des cultures taurines, soulignait pour sa part Daniel-Jean Valade, adjoint à la culture de la municipalité nîmoise. Je me suis déjà essayé à la broderie des costumes de lumières et je suis devenu fou tant il faut être précautionneux et précis. Je suis ravi de voir que le concours de dessin a été remporté par une jeune fille de 8 ans qui y a mis du cœur et beaucoup de couleurs. Nous en sommes fiers, il y a de l'avenir ! "

Un rendez-vous familial (Photo Anthony Maurin).

Concernant les toros, la journée dominicale sera dense avec en matinée un premier rendez-vous en terre d'aficion. Une classe pratique qui réunira les élèves du Centre français de tauromachie (trois becerros) et quelques pensionnaires de l'Association française des aficionados practicos (un becerro). Le bétail, comme pour l'après-midi, sera un panachage des produits de Roland Durand (Mas Thibert) et des Fano (Miramas). Du sang Domecq.

Les enfants prennent naturellement capes et carreton et toréent dans les arènes de leurs cité (Photo Archives Anthony Maurin).

Pour l'après-midi, place à la novillada sans picador. Un cartel de luxe avec Miguel Polope (École taurine de Valencia), triomphateur de l'édition 2018. À ses côtés, Solalito, un jeune Nîmois qui devrait très prochainement passer en novillada formelle tant il est à l'aise devant un becerro. Une trajectoire intéressante, un jeune à soutenir vivement.

" Petite pépite nîmoise, décidément il y en a beaucoup actuellement " pour Gilles Vangelisti, Nino Julian. Vedette en devenir selon le représentant du Simon Casas, il a une forte personnalité qu'il développera un peu plus cette année. " Je n'aime pas beaucoup parler mais je me suis régalé l'an passé alors j'ai encore envie de triompher cette année et de m'affirmer même si je suis le plus jeune ", songe quant à lui le principal intéressé. Olé !

Rappelons que l'entrée est toujours libre et gratuite. Le billet est à retirer à l'Office de tourisme en amont de la manifestation ou sur place aux arènes le jour J.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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