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NÎMES Laisser libre-court à l’adolescence pour un festival au panache

Le festival se tiendra à UNîmes, sur le site de Vauban, ainsi qu'au cœur des salles obscures du cinéma le Sémpahore dirigé par Jean-Sylvain Minssen.

Sarah-Cheyenne Santoni et Sarah Croquelois présentent leur festival Nîmes En Court (Photo Anthony Maurin).

La préparation du festival de courts-métrages Nîmes en court est bouclée et ce-dernier s'apprête maintenant à dévoiler les films sélectionnés mais pas seulement. À la baguette de cette création 2019, l'association NEC de Sarah-Cheyenne et Sarah, deux jeunes nîmoises passionnées par l'audiovisuel, comédienne pour la première et salariée d'une boîte de production locale (K-Prodz) pour la seconde.

" Avec nous nous avons huit bénévoles, étudiants en Master fiction à UNîmes. Nous avons voulu donner la parole à l'adolescence pour cette première édition. Ça nous tenait vraiment à cœur car c'est un thème qui nous plaît aussi bien visuellement qu'humainement. Aujourd'hui, les jeunes font de plus en plus de choses, ils parlent au présent et se posent toujours autant de questions. En compétition, il y a 16 films qui portent des propos différents, comme l'adolescence peut l'être pour chacun d'entre nous " explique Sarah-Cheyenne.

En tout, 15 prix seront décernés mais 25 films feront la valeur des trois jours de ce nouveau festival. En compétition, les films sont donc des courts-métrages qui durent entre trois et 12 minutes. Le festival ouvrira le jeudi 11 avril à 12h30 par une Master Class du maestro Quentin Uriel de K-Prodz qui a réalisé l'excellente websérie Nemausus. " Les gens verront comment à Nîmes on arrive à créer quelque chose qui marche bien ! " note Sarah.

Une belle programmation (Photo Anthony Maurin).

Dans la foulée et à 16h, projection au Sémaphore des coups de cœur du festival. La séance est à 5,2 euros, carte Campus acceptée pour six films d'une vingtaine de minutes projetés. Parmi eux, un court-métrage sélectionné dans la catégorie aux César et plusieurs séquences fortes à ne pas manquer et un film primé par Canal+. Le public présent aura la lourde tâche de voter. À 19h, place à la première soirée, au Bar Joe. L'entrée est fixée à trois euros, (pré-vente disponible) et l'organisation de la soirée sera à la manière d'H Vibes.

Le lendemain à 10h, seront projetés, en compétition officielle, les films pros et post-bac, les deux catégories du festival. " Je n'aime pas trop la compétition mais c'est un festival, ça peut motiver les jeunes et ça met du piment. De toute façon, ces films sont pour nous déjà les gagnants car je suis émue que ces personnes fassent confiance et fasse confiance au festival naissant " avoue Sarah-Cheyenne. Au début de l'aventure, le festival devait être réservé aux lycéens de Nîmes. Puis aux lycéens, puis aux étudiants, puis aux étudiants d'Occitanie mais finalement, le festival s'est ouvert, à l'image d'un ado qui s'ouvre au monde qu'il découvre.

Les films ne sont pas tous égaux, évidemment. Certains n'ont aucun budget, d'autres ont investi. Il y a même un film qui vient de Tunis ! Sarah Bernart, du lycée Daudet est la seule lycéenne en compétition et son bébé sera à découvrir dans la catégorie post-bac.

Au micro et prêt à passer sur les ondes radiophoniques, le duo est rôdé pour amorcer la suite... Allez, disons que c'est le premier festival d'une longue série (Photo Anthony Maurin).

Toujours le vendredi mais à 12h30, place à l'atelier " Jeu face caméra " auquel chacun peut participer sur inscription et en apportant un texte préparé. À 16h, meet up littéraire au Spot avant une belle projection au même endroit du film Destination Népal (entrée libre). Le samedi, ultime jour de festival, grosse journée. Dès 10h, rencontres avec des écoles du cinéma. UNîmes, Saint-Stanislas (dont trois films sont sélectionnés), Paul Valéry (Montpellier) et Mauguio. À 16h aura lieu la remise des prix au Sémaphore et sur invitation. Comme il reste quelques places, foncez et demandez ici. Charlène Favier diffusera un de ses courts-métrages avant la soirée finale qui aura lieu à l'étage du Café Olive. " Cette soirée c'est la notre mais c'est aussi la votre ! Merci à tous ceux qui nous ont aidés " brossent en cœur les deux étudiantes.

" On a choisi de s'entourer de professionnels du milieu mais qui sont très différents les uns des autres. La rencontre que les gens pourront établir avec eux sera bien pour les jeunes mais aussi pour les parents afin qu'ils soient rassurés. On peut faire des études en cinéma et avoir du travail à la sortie ! " rappelle Sarah-Cheyenne. En effet, Henzo Lefevre, Marion Stamegna, Quentin Uriel, Marysol Fertard, Jean-Baptiste Durand, Karine Fra seront de la partie mais seront surtout le Grand Jury qui décernera le Grand Prix du festival. " Ils travaillent tous dans la Région. L'Occitanie devient un Hollywood pour les tournages et les productions, c'était important de les avoir avec nous car ils ont des choses à dire " poursuit Sarah.

Vous voulez d'autres professionnels ? Le festival est parrainé par Ophélie Bau et Gary Guénaire. Ils ne connaissent pas Nîmes mais sont ravis de faire partie de l'aventure. La première a fait le cours Florent avec Sarah-Cheyenne et a été sélectionné dans la catégorie meilleur espoir féminin des César !

Sarah et Sarah-Cheyenne (Photo Anthony Maurin).

Arriver à vivre de sa passion n'est pas chose aisée mais c'est possible si on s'accroche et si on est soutenu par son entourage. Ce genre de festival permet de faire rêver les jeunes, de leur offrir de nouvelles voix et d'autres perspectives pus joyeuses que celles qu'ils entendent au quotidien. " Nous voulons que les gens se rencontrent, discutent et fassent des projets " avouent les organisatrices. " Nous avons des petits corps mais une grande volonté ! C'est fou d'avoir 26 partenaires pour un festival qui n'existait pas. Il a fallu aller les chercher mais tous ont répondu présent. C'est très émouvant " concluent les filles.

Le vainqueur du festival aura droit à son petit entretien dans Objectif Gard alors restez connecté !

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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