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NÎMES La stéréotaxie se développe au CHU Carémeau

Pour la prise en charge du cancer, le Centre Hospitalier Universitaire de Nîmes développe la stéréotaxie dans le service de Radiothérapie-oncologie.

L'Institut de cancérologie inauguré hier matin. (Photo Archives Baptiste Manzinali / Objectif Gard)

À l’aune d’une fédération hospitalo-universitaire établie en 2014 entre l’Institut du cancer de Montpellier (ICM) et le CHU de Nîmes (CHUN), un premier patient atteint de cancer a pu bénéficier d’un traitement par stéréotaxie le 3 avril dernier au CHUN (site de l’Institut de cancérologie du Gard - ICG).

Il existe deux types de stéréotaxie : la stéréotaxie intracrânienne pour les tumeurs et métastases cérébrales et la stéréotaxie extra crânienne pour les ganglions pelviens, les lésions des os, des poumons et du foie. La radiothérapie stéréotaxique est une technique de radiothérapie qui emploie de nombreux faisceaux convergents de petites dimensions (diamètre ou côté du champ inférieur à trois centimètres) afin d’irradier de façon très sélective un volume cible de petite taille (de l’ordre du centimètre cube), avec une précision millimétrique, de telle sorte que les tissus sains environnants sont préservés.

Dans le cadre de la stéréotaxie, ce sont de petits volumes qui sont touchés mais avec de fortes doses ionisantes tumoricides, c’est-à-dire permettant la destruction d’un maximum de lésions cancéreuses en moins de 10 séances. Par ailleurs, la stéréotaxie permet de suivre les mouvements liés à la respiration du patient, permettant donc d’apporter un degré de précision jamais atteint jusqu’alors. Pour parvenir à cette prise en charge, il a été nécessaire d’adapter les scanners en quatre dimensions pour qu’ils suivent les mouvements de la respiration.

40 % des patients traités par cette technique

D’un point de vue technologique, la fédération s’est attelée au déménagement de l’ancien service de radiothérapie de Carémeau vers le nouvel Institut de cancérologie du Gard en 2015, avec le soutien des équipes du Dr Françoise Bons, chef du service de radiothérapie-oncologie du CHUN. Deux nouveaux accélérateurs de particules (Truebeam) ont alors été installés dans le nouveau service, permettant le déploiement de la radiothérapie par modulation d’intensité. À ce jour, 40 % des patients sont traités avec cette technique.

" Lorsque nous avons créé cette fédération, en 2014, avec le soutien de l’Agence régionale de santé et les Directions générales des deux établissements, nous avions un objectif : celui d’améliorer le parcours des patients en cancérologie, en donnant au plus grand nombre l’accès à une innovation continue. Il s’agit de créer un parcours de centres de proximité et de recours, en fonction des indications pour l’ensemble des activités de radiothérapie. Avec cette organisation, on peut proposer à tout patient de l’Hérault ou du Gard toutes les possibilités thérapeutiques " annonce le Pr Azria, Président du Réseau régional Onco Occitanie.

L'Institut de Cancérologie du Gard était inauguré hier matin. DR

Au-delà de sa mission de soin, la fédération s’est également investie dans un ambitieux programme européen de radiosensibilité individuelle, baptisé REQUITE, qui consiste en un test de radiosensibilité par simple prise de sang, permettant d’identifier facilement les patients à risque de complications dans un parcours de radiothérapie. Dans cette étude, le centre Montpellier-Nîmes a inclus 800 malades, étant, ce faisant, le centre le plus actif au niveau du nombre d’inclusions.

Plus besoin d'aller à Montpellier ou à Marseille

" Jusqu’à maintenant, un patient nécessitant un traitement de radiothérapie par stéréotaxie devait nécessairement se rendre à Montpellier ou à Marseille. Avec cette extension de notre offre de soins, le CHUN améliore le panel thérapeutique proposé aux habitants du territoire de santé Cévennes-Gard-Camargue " explique Nicolas Best, Directeur général du CHUN. " En termes d’activité de recherche, il est à noter que les bases de données de stéréotaxie montées au CHUN vont alimenter la base de données existante en vue de publications communes " assure quant à lui le Pr Marc Ychou, Directeur général de l’ICM.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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