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NÎMES Dazibhaïkus, l’art de la maison d’arrêt

À découvrir à Carré d'art jusqu'au 30 avril sur le "mur études".

Carré d'art (Photo Archives Anthony Maurin).

Cette exposition est la restitution d’un atelier mené par Patrice Loubon et Jean-Louis Bec à la maison d’arrêt de Nîmes, en partenariat avec le services pénitentiaires d'insertion et de probation Gard/ Lozère et la DRAC Occitanie. Avec  Dimitri, Jean-Claude, Romaric, Azat, Mickaël, Houssni, Lilian, Mayron, Chwoix ZN et Ahmed, avancez peu à peu dans l'art au sein d'une maison d'arrêt.

Au même titre que l’accès à la santé, la formation, l’enseignement, la culture est un droit fondamental pour les personnes détenues (article D440 du code de procédure pénal). La démarche demandée aux participants de l’atelier Dazibhaïkus était double : d’une part, faire acte d’engagement et de réflexion dans l’écriture de courts textes, d’autre part, effectuer le collage de ces mêmes textes dans l’espace public.

Que donner à lire à l’autre ? Comment vont réagir les passants à la lecture de ces mots ? Quelles traces l’œuvre collée laissera-t-elle ? Pour les participants, les sorties ont été l’occasion de pratiquer le collage à des endroits sélectionnés auparavant mais aussi, par alternance, de manipuler l’appareil photographique afin de saisir les différentes phases de l’action.

Souvenir du travail artistique et rendu honnête de la maison d'arrêt à Carré d'art.

Cet échange entre un extérieur - la rue en plein jour - et un intérieur obscur - derrière les murs de la Maison d’arrêt - est une oscillation entre l’intime et le public. Une confrontation silencieuse des esprits d’êtres  humains incarcérés, animés par le goût de dire leur relation à la ville et cet autre, le passant, le même  finalement.

La culture comme vecteur d'insertion

La programmation culturelle développée par le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) Gard/ Lozère s’inscrit dans le cadre d’objectifs définis par l’administration pénitentiaire, en tenant compte des spécificités locales et des publics pris en charge. La culture est un élément favorisant l’insertion ou la réinsertion d’une personne.

Depuis plusieurs années, le SPIP Gard/Lozère favorise le développement de l’action culturelle à l’égard du public incarcéré de la maison d’arrêt de Nîmes. Cela se traduit par une programmation culturelle annuelle de qualité (ateliers de pratique artistique, diffusion de spectacles, permissions de sorties collectives...), un éventail élargi des disciplines représentées (cinéma, musique, photographie, écriture, lecture, street art, théâtre...), en co-construction avec les structures et les programmations du territoire : bibliothèques de Nîmes, Paloma, théâtre de Nîmes, NegPos, Da Storm, La Ruche...).

Ces collaborations avec les acteurs culturels et les artistes permettent d’établir un lien entre le " dedans " et le " dehors ", témoignant de l’importance d’un dialogue entre la prison et la société où la culture a une place majeure.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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