Faits Divers

GARD Procès aujourd’hui d’un gang qui exploitait les enfants

Le palais de justice de Nîmes. (Photo / Objectif Gard).

Elles exploitaient des mineurs âgés de 12 ans à 16 ans, plus particulièrement des jeunes filles. Des enfants et adolescents qui devaient voler tous les jours dans des villas. Huit personnes sont jugées à partir de mardi matin et pour deux jours devant le tribunal correctionnel de Nîmes. 

Les prévenus sont poursuivis - outre les vols en série -, pour "provocation directe à commettre habituellement des crimes ou des délits" de septembre 2017 et jusqu'au 12 mars 2018 dans les départements du Gard, du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et en Île de France. Ils doivent répondre également d'"association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit" puni de moins de 5 ans, commis du 1er août 2017 au 12 mars 2018.

Dans les faits, les enfants et les adolescents " devaient effectuer une dizaine de cambriolages tous les jours, sinon le soir ils étaient punis et ils ne pouvaient pas rentrer dans le camp où ils étaient logés, situé aux Angles ", affirmait au moment de l'interpellation, il y a un an, le commandant Laurent Rougès, patron de la compagnie de Vauvert.

Le périmètre d'action des petites mains s'étendait de Perpignan jusqu'à Cannes. Le début de ce dossier a commencé avec un flagrant délit de vol survenu le 21 septembre dernier à Vergèze. Les enquêteurs parviennent à établir que les deux cambrioleurs mineurs étaient basés au camp des gens du voyage des Angles, près d'Avignon.

D'écoutes en filatures, cinq gendarmes travaillent à temps plein sur cette affaire qui a pris une ampleur inattendue... Une connexion est établie avec des gens de la même communauté d'origine Serbe, qui vivent eux dans de confortables maisons en Seine-Saint-Denis et dans l'Oise.

Des chefs de réseau en région parisienne qui recevaient tous les 15 jours le produit des cambriolages réalisés dans le Sud de la France. Au total, il a été saisi 1 100 bijoux, soit 6,5 kilos d'or, 25 000 euros en numéraire, 40 montres de luxe pour un total de 150 000 euros. Ce travail d'enquête minutieux a duré 6 mois pour la brigade de recherche de Vauvert.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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