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NÎMES Vers un démantèlement des écoles d’application ?

Sept écoles nîmoises avaient le statut convoité d'école d'application. Trois d'entre elles ne l'auront plus.

En bas, le caracot pour enfants, premier tissage du jean à Nîmes. En haut, la réplique by Levis. Face à eux, Daniel-Jean Valade (Photo Archives Anthony Maurin).

Connu sous sa caquette d'adjoint à la culture, Daniel-Jean Valade est aussi directeur honoraire d'école d'application. Avec les annonces de perte de statuts de certaines écoles d'application nîmoises, l'édile nîmois réagit.

" Nîmes s'enorgueillit légitimement d'être la patrie de François Guizot, homme d'État d'envergure. Sa loi de 1883, créant une école par commune et une École Normale par département, a ouvert la voie aux lois fondamentales de Jules Ferry qui lui rendra d'ailleurs hommage lors des débats parlementaires, un demi-siècle plus tard. "

En effet, ces écoles ont certainement permis aux élèves-maîtres/maîtresses d'apprendre leur métier dans des classes conduites par des enseignants chevronnés, cela pour le plus grand bénéfice de milliers d'enfants dont ces nouveaux maîtres allaient avoir la responsabilité.

Pour Daniel Jean Valade, c'est un démantèlement pur et dur des écoles d'application qui est en train de se jouer. À son analyse, la formation des enseignants devraient en pâtir à l'avenir. " À Nîmes, jusqu'à sept écoles d'application ont permis jusqu'à ce jour à des centaines de futurs éducateurs de se former sous le regard efficace et bienveillant de maîtres d'application qui, avant de le devenir, avaient fait leurs preuves et réussi un examen aux épreuves exigeantes. Ces écoles, en lien avec les Écoles Normales, devenues Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) puis ESPE ou Faculté d'éducation de Nîmes, viennent d'être supprimées, par un arrêt récent, pour certaines d'entre elles (Tour Magne, Françoise-Dolto et Marie-Soboul, NDLR), les autres étant en sursis. Cela démantèle un réseau où l'innovation pédagogique, dans le respect des savoirs, des méthodes actives, de la mutualisation des avancées en la matière, prouvait l'engagement ", conclut Daniel-Jean Valade.

Contacté, le Dasen (Directeur Académique des Services de l'Education Nationale du Gard) Laurent Noé rappelle que ces écoles d'application "sont un héritable de l'ancien modèle de formation des professeurs des écoles. Le modèle a évolué et le département du Gard était l'un des derniers où la réorganisation n'avait pas eu lieu."

La question de l'implantation des maîtres formateurs est donc au coeur du sujet. En effet, la carte d'implantation est actuellement déséquilibrée dans le Gard. Les stagiaires étant présents sur tout le département alors que les formateurs dont les missions sont à la fois d'assurer la formation et le suivi des stagiaires dans les classes, sont particulièrement implantés à Nîmes.

"Aujourd'hui les fermetures d'écoles d'applications sont aussi liées à des questions de manque d'effectif. Là où nous avons moins de trois formateurs. Enfin, j'ai validé la suppression de trois postes de maîtres formateurs sur 29 postes alors que nous avions 200 stagiaires il y a 2 ans et seulement une soixantaine aujourd'hui" rajoute le Dasen.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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