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SABRAN Une œuvre de soie unique et un parfum pour le château de Montcaud

L'artiste Clara Hardy et le propriétaire du château de Montcaud, Jürg Witmer (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

C’est un lieu hors du temps, un château et son restaurant gastronomique entièrement rénovés à Sabran, à un jet de pierre de Bagnols, où le luxe se décline désormais sous deux formes nouvelles.

En effet, le château de Montcaud a présenté ce week-end une oeuvre unique, réalisée en soie, et un nouveau parfum confectionné par un maître parfumeur, lui aussi autour de la soie. « Quand j’ai racheté le château il y a deux ans et demi, il fallait capter l’essence de ce lieu bâti au XIXe siècle par un producteur de soie, explique le propriétaire du château, l’industriel suisse Jürg Witmer. Il était clair pour nous que le sujet de la soie devait être important. »

Important donc aussi pour conserver les racines de ce château, dans un département où la soie a joué par le passé une place très importante. C’est en partant de ce constat que le château a contacté Clara Hardy et Antoine Lie. La première travaille la soie d’une manière innovante et a fondé une entreprise, Séricyne, à Paris et Monoblet, dans les Cévennes gardoises. Le second est maître parfumeur et a travaillé avec les plus grandes maisons.

Chacun pour soie

« J’ai inventé il y a six ans une nouvelle technique de fabrication de la soie unique en France. Je travaille directement avec l’insecte », explique Clara Hardy. Concrètement, elle ne laisse pas le ver faire son cocon, mais elle le pose sur des moules. C’est ainsi qu’elle a réalisé l’oeuvre de soie de quatre mètres de long qui orne désormais la salle du restaurant gastronomique. Une oeuvre qui montre la soie brute, telle que produite par les vers. « C’est un tableau unique au monde », souligne Jürg Witmer.

Unique, le parfum réalisé par Antoine Lie l’est aussi. Baptisé « Soupçon de soie », il est une « interprétation », note le maître parfumeur. Car il a dû faire face à un défi : donner une odeur à une matière qui n’en a pas. « J’ai essayé d’évoquer l’effet olfactif de la soie sur la peau, un effet soyeux, intime, voluptueux et très sensuel », poursuit Antoine Lie, qui fait désormais dans les parfums de niche, avec des ingrédients rares et précieux.

C’est le cas de « Soupçon de soie », une création de petite diffusion vendue au château de Montcaud. Pour le confectionner, le maître parfumeur a choisi avec l’Atelier français des matières des ingrédients comme le benjoin, la tonka ou l’amande amère - mais pas de fleurs, ce qui donne au parfum un côté unisexe - et d’extraits naturels pour certains labellisés "Grands crus", comme la teinture d’ambre gris ou le patchouli d’Aceh. Et Jürg Witmer de se demander : « Créer avec des ingrédients rares, spéciaux, c’est ça le luxe, n’est-ce pas ? » La réponse est dans la question.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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