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GARD Viols d’une fillette à la prison de Nîmes : enquête, témoignages et maman écrouée ce jeudi

La mère de famille qui allait voir son compagnon détenu à la prison de Nîmes pour pédophilie et qui emmenait sa fille aux parloirs a été mise en examen et écrouée ce jeudi 18 avril pour "complicité de viols sur mineure".

L'Hôtel de police de Nîmes. Photo objectif gard

Un homme de 49 ans, purgeant actuellement une longue peine de prison pour six viols et agressions sexuelles et condamné à 20 ans de réclusion, est entendu depuis mardi matin en garde à vue par les policiers de la Sûreté départementale de Nîmes, comme nous le révélions dès mardi.

Les enquêteurs gardois sont en charge d'une procédure de viols sur une fillette, des actes qui seraient survenus à la maison d'arrêt de Nîmes, lors de parloirs familiaux. Dans le cadre de cette nouvelle procédure criminelle, l'homme est soupçonné d'avoir abusé de la fille de sa compagne avant qu'il ne soit incarcéré, c'est à dire en 2013, alors que la fillette était âgée de 9 à 10 ans et, par la suite, après sa condamnation devant les assises du Gard en 2013... Il aurait continué d'abuser de la petite victime pendant les parloirs à la prison de Nîmes. À ce stade de l'enquête, le mis en cause réfuterait totalement les accusations portées contre lui.

Sa compagne, la maman de la petit victime, était présente lors des parloirs. Elle a été selon nos renseignements mise en examen, ce jeudi après-midi, pour "complicité de viols". Le juge d'instruction, comme le parquet, ont réclamé et obtenu du juge des libertés et de la détention, l'incarcération de la mère de famille, âgée de 46 ans, qui était jusque là inconnue de la justice.

Le mis en cause, lui, purge actuellement sa peine à la centrale de Muret, en Haute-Garonne. Un homme au profil inquiétant et dont les experts évoquaient lors du procès en appel devant les assises du Vaucluse en 2015," la dangerosité criminelle concernant la réitération des infractions sur des mineurs". Un homme qui a donc pu rencontrer une fillette en prison. Une enfant qui était de l'âge de celles qu'il avait abusées par le passé !

« Un homme doté d'un radar pour repérer la vulnérabilité », avait expliqué à l’audience de la cour d’assises de Vaucluse en 2015, un avocat partie civile. « Il cible des familles en souffrance en repérant au préalable des fillettes et des jeunes préadolescentes », se souvient en enquêteur de l’époque. Après son arrestation, durant toute l’enquête et lors des deux procès d’assises, il a toujours farouchement nié des abus sexuels sur les petites victimes.

Ancien pompier volontaire et éducateur sportif

« Il est figé dans un déni inébranlable. Il a une personnalité tellement fermée qu'il est parvenu au fil des ans et des agressions à cloisonner totalement sa vie », indique un avocat qui représentait une petite victime lors des deux procès de cours d’assises. « Je ne suis absolument pas surpris de le retrouver dans une affaire de viol sur une mineure. Lors des audiences, il était froid, calculateur, manipulateur, avec toujours un même mode opératoire et le même profil de victimes », poursuit le même juriste, qui assistait des fillettes de 7 à 13 ans.

« Il a toujours nié la moindre infraction à caractère sexuel concernant les victimes pour lesquelles il a été condamné devant les assises. Il avait une attirance pour les jeunes, mais il affirmait qu’il n’avait jamais dépassé le cadre légal », se souvient son premier avocat.

« Je voudrais faire à ma fille pour Noël, le cadeau de son père », avait-il supplié en pleurs aux jurés de la cour d’assises de Vaucluse qui le jugeait en appel en 2015 pour les viols et agressions sexuelles sur des mineures de moins de 15 ans. Il avait écopé d’une peine aggravée par rapport au jugement initial de la cour d’assises du Gard en 2013, puisqu’il avait écopé de 20 ans de réclusion, une sanction assortie d’une peine de sûreté des deux tiers.

« Les faits qu’on lui reproche aujourd’hui, dans le contexte de parloirs à la prison sont tellement hallucinants que j’ai du mal à y croire, note pour sa part maître Rémy Nougier, qui fut un de ses conseils devant la cour d’assises. À l’époque il a toujours contesté les faits reprochés ».

« Des actes qui survenaient dans le cadre de son activité de secouriste car il était pompier volontaire, dans le cadre de son activité sportive d’éducateur car il était professeur de boxe dans un village près de Nîmes et aussi dans le cadre privé puisqu’il a été condamné pour des faits concernant des fillettes qui étaient dans son entourage personnel », poursuit une autre source.

Le mis en cause pourrait être mis en examen dans les prochaines heures concernant les viols présumés de son ex-belle-fille.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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