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FAIT DU JOUR Les couteaux de Léo ou l’art de la forge à l’ancienne

Léo Igon. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Il est seulement âgé de 26 ans, mais a quasiment dix ans d’expérience derrière lui ! Léo Igon exerce le métier de forgeron dans son atelier de Génolhac où il réalise des couteaux uniques, entièrement forgés à la main, comme on le faisait dans le temps.

Depuis son plus jeune âge, Léo Igon est attiré par l’époque médiévale et les métiers de l’artisanat. En 2010, après un CAP et un Bac Pro chaudronnerie, il s’intéresse à la métallurgie, se documente sur le métier de forgeron et s’entraîne pendant des heures, répétant inlassablement les mêmes gestes. Il créé sa société et commercialise ses premiers couteaux depuis mai 2018. « Dans mon atelier, je n’ai pas de machine. Tout le travail de mise en forme est fait à la main, comme ça se faisait avant », explique Léo.

L'un des nombreux couteaux de Léo. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Le jeune homme se procure l’acier de la lame en Auvergne et les matériaux pour le manche à Langogne, en Lozère. En moyenne, il lui faut environ 7h pour réaliser un couteau droit (non pliable). « Je propose toutes sortes de couteaux avec des longueurs et des formes différentes. Je m’adapte aux demandes des clients. C’est du sur-mesure », assure le forgeron. Il n’y a effectivement pas deux couteaux identiques dans l’atelier de Léo. Si les lames sont toujours les mêmes - et quelque soit la valeur du couteau -, c’est le manche qui diffère : « je travaille plusieurs matériaux comme le bois, notamment le buis, l’olivier ou le chêne. Mais je fais aussi de la corne. J’ai même fait de l’os de chameau ! » Mais le manche le plus original qu’il a confectionné était à base de… bouse de vache ! « C’est durci et rassurez-vous il n’y a aucune odeur », rigole-t-il.

Ce qui n’a pas non plus d’odeur, c’est l’argent. Et sur ce sujet, Léo est flexible et propose des couteaux à tous les prix : il faut compter 90€ pour une pièce brut, et entre 150€ et 200€ pour des couteaux plus élaborés ou personnalisés. Tout dépend évidemment des matériaux utilisés. Collectionneurs, chasseurs et tous les amoureux des belles choses, de ce savoir-faire, de ces pièces uniques, devront patienter entre deux semaines et un mois avant de recevoir l’objet. Signe de reconnaissance, les couteaux de Léo Igon sont vendus chez un armurier des Champs-Elysées, à Paris, ainsi que dans une boutique bordelaise. Mais on peut bien évidemment en trouver dans son atelier de Génolhac : le Gard n’allait tout de même pas jouer les seconds couteaux.

Tony Duret

Pour commander un couteau personnalisé à Léo Igon ou avoir plus d’informations, contactez le sur le mail suivant : leoigonforgeron@hotmail.fr ou via son site Internet sur ce lien.

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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