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FAIT DU JOUR Raymond Geoffroy et la brandade : 140 ans d’amour

Fondée à Nîmes en 1879, plus exactement le 18 avril, la maison Raymond, s’attache à perpétuer fidèlement les traditions gourmandes de la région, dont la fameuse brandade.

Photo d’archives – Raymond Geoffroy au Salon de l’agroalimentaire de Paris en 1970. En bonne place, un logo intemporel et toujours moderne qui traverse lui aussi les époques !

De générations en générations, la vénérable maison Raymond élève la brandade au rang de religion. Glorifié par de prestigieux zélateurs parmi lesquels se bousculaient Alphonse Daudet, Gaston Doumergue ou encore Adolphe Tiers, le trésor culinaire nîmois a trouvé son temple chez les successeurs du père fondateur.

Et nulle part mieux que chez Raymond Geoffroy on vénère cette spécialité méditerranéenne qui trouve son origine dans la "Route du sel". En effet, à cette époque, avant de partir pour une longue saison de pêche dans l’océan glacial Arctique, les grands Terre-Neuvas de Saint-Malo s’approvisionnaient en sel pour mieux préparer et conserver la morue. Pour payer, les négociants pratiquaient le troc, méthode usuelle à cette époque.

C’est ainsi qu’à Aigues-Mortes (port de sel), des tonnes de morues se sont échangées contre des sacs de sel. Ces morues, séchées et salées, convenaient parfaitement au climat sec du sud de la France, ce qui donna un jour l’idée à une nîmoise, gourmande et créative, de broyer la chair de morue dans un mortier de pierre, de la délayer et de la mélanger à de l’huile d’olive parfumée des garrigues environnantes. La brandade de morue de Nîmes était née.

140 ans et toujours médaillée !

Connue et reconnue par les épicuriens, la brandade de morue Raymond Geoffroy fait toujours l’unanimité. C’est à l’occasion du concours Gard Gourmand 2019 que ses brandades de morues ont été doublement récompensées. La médaille d’argent a été attribuée à la « Brandade de Nîmes fraîche » quant à la médaille d’or, c’est sa recette traditionnelle de « Brandade de Nîmes » qui a remporté la palme dans la catégorie "Charcuteries et plats cuisinés" de Militant du goût.

Aujourd'hui, la maison Geoffroy continue de décliner la brandade ancestrale mais a su se diversifier en proposant de nouveaux produits dans l’air du temps axés sur les plats préparés et les bouchées pour l'apéritif. On retrouve désormais sur la carte des parmentiers à la brandade de morue, des tartinables à base de poissons ou de légumes, de la soupe de poissons, des tartes et tartelettes salées comme les célèbres tielles ou pissaladières, des accras de morue ainsi que des sauces comme la rouille ou l’aïoli.

Cent quarante ans, ça se fête !

Photo DR

Dernière innovation en date : l’anchoïade. Toujours ancré dans les traditions méridionales et axé vers la mer, Raymond Geoffroy propose sa version de l’anchoïade. Produit saisonnier tant apprécié par les familles locales comme les vacanciers, l’anchoïade est un met de qualité qui trône sur les tables du printemps à l’automne. Pour une meilleure conservation des arômes, l'entreprise gardoise a choisi de proposer cette recette au rayon frais. L’anchoïade se déguste sans modération sur des toasts ou en accompagnement de légumes mais elle peut aussi se cuisiner.

Pour célébrer dignement son 140e anniversaire et la brandade nîmoise, au sujet de laquelle Adolphe Tiers, un tantinet emphatique, n'avait pas hésité à déclarer « C’est le chef d’œuvre du genre humain », l'entreprise Geoffroy a décidé d'organiser une vaste chasse au trésor photographique dans les rues de Nîmes. Les règles du jeu sont simples : une fois par semaine sera publiée une photo d’un recoin de la ville de Nîmes sur les pages Facebook et Instagram. Chaque semaine, les participants qui trouveront l’endroit exact où a été prise la photo et qui partageront la publication gagneront un lot de produits. Le top départ de l'opération sera donné le 1er mai prochain, alors soyez attentifs !

Philippe GAVILLET de PENEY

#brandaderaymond #brandadedenimes. Sur les réseaux sociaux : Facebook : brandadedenimes. Sur 
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Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société...

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