Politique

EUROPÉENNES Marie-Pierre Vieu (PCF), à Bagnols, défend « la refondation radicale de l’Union européenne »

Les candidats PCF Marie-Pierre Vieu et Denis Lanoy, et le secrétaire de la section PCF du Gard rhodanien Michel Tortey, vendredi soir à Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La députée européenne du Parti communiste français, quatrième sur la liste emmenée par Ian Brossat, était à Bagnols vendredi avec le candidat Nîmois Denis Lanoy. L’occasion de défendre les mesures et le positionnement européen du PCF, notamment lors d’une réunion publique qui a rassemblé plus de 70 personnes.

Le PCF compte bien se sortir de l’embouteillage de listes de Gauche candidates à ces élections européennes. Présent cette fois-ci avec son étiquette contrairement aux deux dernières élections présidentielles, le Parti communiste compte incarner une alternative au duel annoncé entre La République en marche et le Rassemblement national. Marie-Pierre Vieu ne dit pas autre chose : « lors du scrutin il faudra choisir entre trois options, continuer la politique néo-libérale de casse sociale et écologique par En marche, une seconde option qui fait écho à la première, le repli nationaliste sur des thèmes régressifs et racistes, c’est l’extrême-droite, et une troisième option, la nôtre, une refondation radicale de l’Union européenne, une remise à plat des traités, un moratoire sur les politiques libérales, en finir avec le libre-échange et le dumping social et ouvrir la voie de la coopération. »

Les bases sont posées. On y retrouve également « le refus des politiques d’austérité menées aujourd’hui dans l’UE et qui font qu’on a 87 millions de pauvres, avec de plus en plus de pauvres, de précarité », poursuit la candidate, ou encore le thème des migrants : « il n’y a pas une crise des migrants, mais une crise de l’accueil. »

Reste que la Gauche part une nouvelle fois en ordre dispersé pour cette élection. « C’est toujours dommage », commente Marie-Pierre Vieu. Pour elle, « on a besoin de redonner du sens aux combats de la Gauche, il faudra bien construire un après Macron et un après Juncker. » Et comme il ne faut pas insulter l’avenir, Marie-Pierre Vieu affirme, en parlant de la France insoumise, de Génération•s ou d’Europe écologie-les Verts, que « c’est avec ces forces qu’on bâtira une Gauche majoritaire. » Pour autant, le fameux « plan B » des Insoumis, qui peut conduire jusqu’à une sortie de l’UE, et « la transformation de l’UE à traités constants » défendue par Génération•s constituent des « vraies lignes de différenciation. » « C’est contre le libéralisme qu’on se bat, pas contre l’UE, on ne sort pas du capitalisme en sortant de l’UE », résume Marie-Pierre Vieu. Quant aux écologistes, « nous prônons une écologie sociale, pas une écologie de la taxe ou de la punition des citoyens », ajoute Denis Lanoy.

Côté programme, le PCF défend notamment « la clause de non-régression, l’idée que l’harmonisation européenne ne peut se faire que sur du mieux-disant social, environnemental ou démocratique, avec un droit de veto dans le cas contraire », présente la candidate. Cette clause pourrait être appliquée, selon elle, « sur une harmonisation qui baisse le SMIC, comme le propose Nathalie Loiseau (tête de liste Renaissance, LREM et Modem, ndlr). » On y retrouve également « la création d’un fonds européen qui permette une amélioration écologique de l’habitat, ce qui aurait des incidences sur l’effet de serre, la création d’emploi, le pouvoir d’achat et la qualité de vie », abonde Denis Lanoy, avant de préciser que le PCF est « pour l’interdiction immédiate du glyphosate. »

Reste au PCF à transformer l’essai, ce qui signifie dans le contexte actuel passer la barre des 5 %, nécessaire pour obtenir des élus dans ce scrutin proportionnel à un seul tour. « Chaque voix compte double, vu que l’abstention risque d’être grande », affirme la candidate, qui affirme percevoir « quelques signes qui donnent à penser qu’on est dans une dynamique. » Insistant sur le caractère ouvrier de la liste PCF, Marie-Pierre Vieu espère que les électeurs, notamment « ceux qui se battent, ceux qui sont en colère », vont profiter de cette élection « pour adresser un carton rouge à Emmanuel Macron. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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