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NÎMES Regarde-moi, regardez-les

Les élus et les représentants des associations (Photo Anthony Maurin).

Le street art a fait son apparition à Nîmes du côté du quartier Gambetta où de véritables fresques murales, éphémères, viennent égayer le secteur tout en délivrant des messages forts comme seul l'art peut faire. Avec l'exposition tout aussi éphémère Regarde-moi, c'est l'isolement des personnes âgées qui est mis en lumière avec des portraits saisissants.

Les photos sont déjà exposées. Une partie à la Maison Carrée (ça ne tient pas) mais surtout sur les grilles des majestueuses arènes. " C'est un grand plaisir, un honneur même d'être là. Je ressens une grande joie au fond de mon cœur car maintenant je compte ! J'aime encore participer à des choses mais si on ne vient pas me chercher... Je me suis abandonnée en me disant que j'étais bien chez moi, que j'étais tranquille. Mais petit à petit tout diminue sauf les problèmes. J'ai des visites et des propositions de sorties, je m'habille, on me maquille et je sors à nouveau. Je fais partie de la société " explique Marie, une participante qui fait partie des bénéficiaires es Petits frères des pauvres.

Le lancement de l'exposition s'est déroulée devant l'Hôtel de Ville (Photo Anthony Maurin).

Il faut dire que l'isolement des personnes âgées est un réel problème. Pour Philippe Boulet, directeur PR-SAP30, Coopération Monalisa dans le Gard, " Il y a eu beaucoup de demande autour de cette opération mais nous y travaillons depuis un an. N'oublions pas que dans notre société, on vit de plus en plus vieux. Le Gard compte 28 % de personnes ayant plus de 65 ans. Le vieillissement est une problématique heureuse sauf quand on est seul et 35 % de ces personnes âgées se sentent isolées dans notre département. Créé en 2014, Monalisa forme des bénévoles, organise des actions et dynamisent ces secteurs. Nous avons 180 bénévoles, 17 équipes citoyennes et nous soutenons 234 personnes isolées ".

À l'intérieur de l'Hôtel de Ville (Photo Anthony Maurin).

Adjoint de direction régionale des Petits Frères des Pauvres et pilote du projet, Emmanuel Guary, l'avoue, " Oui, il y a eu beaucoup d'enthousiasme autour de ce projet et le résultat est exceptionnel. La ville de Nîmes s'est ouverte à nous en donnant de l'ampleur et de la visibilité aux 200 portraits de nos aînés. En France, 900 000 personnes de plus de 65 ans n'ont plus de lien familial et amical... c'est l'équivalent d'une ville comme Marseille ! Cette exposition éphémère et collaborative permet d'entamer un dialogue, une relation nouvelle. En tout, 650 portrait sont issus de 32 villes et villages gardois et la moyenne d'âge des participants est de 81 ans. 20 communes ont participé, une cinquantaine de lycéens de Saint-Vincent de Paul et Duhoda ont accroché les portraits, bref, cette exposition éphémère est artistique mais c'est surtout un plaidoyer ! "

(Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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