ActualitésPolitique

GARD Qu’est-ce que le Département a réellement dépensé en 2018 ?

En majorité relative, le président socialiste du conseil départemental doit obtenir l'abstention des élus de Droite pour valider un budget (Photo : Département)

Le 5 juin, les conseillers départementaux examinent le compte administratif 2018. Le bon moyen de savoir si les élus ont eu le compas dans l'œil... 

C'est une petite tradition dans la vie des collectivités françaises (Communes, Communautés de communes, Départements, Régions). Chaque année, les élus sont appelés à voter leur compte administratif. Avec un budget avoisinant le milliard d’euros et une majorité relative, l’exercice est loin d’être anodin au département du Gard pour la majorité de Gauche.

« Le compte administratif traduit les recettes et dépenses réelles qui ont été engagées. En décembre, lorsque nous votons le budget primitif, ce ne sont que des prévisions, décrypte le vice-président socialiste aux Finances, Martin Delord. C’est aussi un moyen de savoir si les élus ont bien prévu leurs dépenses. »

49 M€ d’excédent budgétaire

D'après la majorité, la réponse est oui. Le socialiste en veut pour preuve « l’excédent  de 49 millions d’euros. Si on avait eu un gros déficit, c'est que nous aurions mal travaillé. Ce n’est pas le cas ! » Cet excédent représente « de l’argent que nous n’avons pas dépensé. Souvent nous prévoyons un peu plus pour avoir une marge de manœuvre », poursuit l’élu viganais.

Des crédits sonnants et trébuchants qui résultent de la politique d’économies lancée en 2015 par Denis Bouad. Même si le président socialiste n’aime pas forcément le crier sur tous les toits. « C’est sûr, si on a un excédent, c’est que l’on a serré les boulons de partout. Pas uniquement sur le personnel mais sur les déplacements, les dépenses de carburant… », abonde M. Delord.

78% des investissements réalisés

Côté investissements, le bilan est un peu moins bon. Souvenez-vous, lors du vote du budget primitif 2018, la Droite a conditionné son abstention - seule manière de valider l'exercice - en revalorisant le montant des investissements, pour atteindre les 137 millions d’euros, soit une hausse de 23 millions en comparaison avec 2017.

« On a réellement dépensé 122 millions, soit 78% des dépenses prévues. C’est pas mal. On a fait les travaux d’entretiens sur les collèges, les routes », soutient l’édile. La Gauche n’a-t-elle pas cédé un peu trop facilement aux velléités de la Droite, en sachant pertinemment qu’elle ne remplirait pas l’objectif ?

Séance publique le 5 juin

Côté emprunt, le Département a contacté 55 millions de crédits en 2018. Cela faisait deux ans que la collectivité n’avait pas emprunté. Particulièrement attentif au sujet de la dette, Martin Delors n’est plus inquiet : « On a emprunté 55 millions mais on en a remboursé 34,5 millions ! Notre perspective de désendettement est passée à 6,1 ans contre 14 ans en 2014. »

Ces résultats seront présentés aux élus lors de la séance publique du 5 juin prochain. Une séance qui permettra d’affecter l’excédent 2018 sur 2019, en rallongeant de 4,9 millions les crédits pour financer le RSA ; 5,9 millions d’euros sur les personnes âgées ou encore 2,3 millions pour les mineurs non-accompagnés... Derrière les chiffres du Département se cache surtout des réalités sociales. 

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

Lire aussi : DÉPARTEMENT Les cinq clefs du budget 2018

Etiquette

Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

Vous aimeriez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Close

Adblock a été detecté.

Merci de nous aider en désactivant votre blockage de publicité