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NÎMES Des collégiens à Paris avec Jean Dujardin

Le 21 mai prochain sera une date spéciale pour 34 élèves de "Saint-Sta".

Quelques uns des collégiens qui partent mardi à Paris pour savoir si leur court-métrage sera primé au Grand Rex avec Jean Dujardin (Photo Anthony Maurin).

Surprenante, incroyable, impressionnante, excitante, magique, folle, enrichissante, géniale, fantastique, extraordinaire, émouvante, bien, excellente, nouvelle, stressante... Telles sont les définitions en un mot de l'expérience que sont en train de vivre des collégiens et leurs professeurs de l'Institution Saint Stanislas.

Oui, Nîmes a peut-être les futures stars du cinéma français entre ses murs. Ayant participé au 12ème concours national "Je filme le métier qui me plaît " dans le cadre de leur scolarité dans l'établissement privé nîmois, 34 élèves iront à Paris pour voir s'ils décrochent un prix.

L'histoire est belle, l'investissement est fort. À l'heure où l'on pense une jeunesse molle et sans avenir, certains démontrent que le panache et l'envie demeurent des qualités que les minots n'oublient pas. Le 21 mai prochain, Alexandra Gineste et Océane Bruey les accompagnerons au Grand Rex.

Une saine émulation

"Sur dix films officiellement présentés, neuf sont retenus ! Les élèves ont immédiatement été réceptifs, dynamiques et motivés. En tout, nous avons dû choisir entre 42 films et d'autres arrivent encore malgré la fin du concours. Les contraintes étaient spéciales, il fallait remplir des dossiers, avoir du matériel, réaliser un film de trois minutes de l'écriture jusqu'au montage...", affirme Océane Bruey, professeur d'audiovisuel. Tout ça plus une idée et visiblement du talent pour bon nombre d'entre eux ! 240 élèves et huit classes se sont prêtés au jeu.

Au côté des 34 heureux petits nîmois, Jean Dujardin, qui a quelques accointances avec notre département, sera le président du jury. Un honneur pour les jeunes fans qui le connaissent pour Un gars, une fille avec Alexandra Lamy ou encore grâce aux Petits mouchoirs de Guillaume Canet. Pour cette journée spéciale, le réalisateur Konstantínos Costa-Gavras serait lui aussi de la partie !

La graine est semée

Anna-Lou, Héléna, Cloé et Cloé, Lydie, Ambre, Lydie, Marie-Lou, Paul, Pablo, Naël, Ewan, Nayel et Virgile sont parmi les futurs parisiens d'un jour. Pour les 5ème D : "on filmait déjà par plaisir, on s'est dit pourquoi ne pas participer au concours ? On ne pensait pas être sélectionnés, c'est flatteur. Nous avons choisi le métier de pompier car c'est un métier à risques et que l'un de nos pères est pompier." Pour les élèves de 5ème A : "ce fut une belle expérience, on a appris des choses et nous avons filmé un santonnier. Le santon est souvent industriel alors nous avons choisi un santonnier artisanal pour valoriser son savoir-faire."

Les 4ème C sont quant à eux tout aussi inspirés. "On ne s'attendait pas à ça ! Maintenant qu'on va à Paris, ce serait bien d'avoir un prix, une autre bonne surprise... Nous sommes fiers et nous espérons. Notre film parle du travail d'un sculpteur nîmois, c'est un métier peu connu et très intéressant." Pour les 4ème C toujours : "Nous avons choisi le métier de viticulteur car un de nos pères l'exerce. On voit qu'il faut du matériel, que c'est plus dur et que ça prend plus de temps que ce que l'on pensait. On a tout filmé, on a tout monté et on est très content. "

Une fois n'est pas coutume, les élèves sont ravis et les profs aussi. Alexandra Gineste, qui enseigne le théâtre et qui a par conséquent donné des ficelles pour les tournages, l'avoue volontiers : "ils ont pris leurs responsabilités et pour leur âge ils ont tous eu le souci de bien faire. Ils n'avaient pas honte et ont gardé leur personnalité. Ils avaient de la volonté et se sont nourris d'une certaine méthode de travail et d'un vocabulaire particulier. Ils étaient à l'aise et sont à présent des petites graines du cinéma ! "

L'école de la débrouille

"On a de la chance de travailler avec Alexandra Gineste. Ce fut une belle expérience pour tout le monde, nous avons adapté les cours, travaillé en demi-groupe... Rien n'est facile quand on prend du temps un peu partout pour faire les choses ! Il faut de la patience, parfois télécharger des logiciels, se débrouiller tout simplement ", conclut Océane Bruey. Le 24 juin au cinéma CGR de Nîmes, pour une projection privée grandeur nature, les courts-métrages seront diffusés sur grand écran en présence des classes de 5èmes et de 4èmes.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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