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BAGNOLS Des parents d’élèves viennent soutenir les enseignants en grève

Quelques parents d'élèves (certains n'ont pas souhaité figurer sur la photo) on montré leur soutien aux enseignants grévistes ce matin à Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Ils prennent eux aussi part à la journée nationale de grève contre la loi de l’« École de la confiance » : quelques parents d’élèves ont manifesté ce mardi matin devant le local de l’Inspection académique de l’Éducation nationale de Bagnols.

Accompagnés de représentants des syndicats FO et CGT, qui font partie des nombreux syndicats qui sont à l’initiative de cette journée de mobilisation, ils sont venus « montrer (leur) désaccord et soutenir les enseignants en grève contre la loi Blanquer (du nom du ministre de l’Éducation nationale, ndlr) », explique Valentine, de l’Association des parents d’élèves, par ailleurs élue dans un conseil d’école bagnolais.

Et si les parents manifestaient devant l’école Jean-Jaurès, qui jouxte l’Inspection, leur refus de la loi Blanquer va au-delà du premier degré : « il y a aussi les lycées, avec Parcoursup, la réforme des lycées professionnels, et globalement un désengagement total de l’État vis-à-vis de l’Éducation nationale, ça ne s’arrête pas à une loi. »

Il n’en reste pas moins que ladite loi est dans le collimateur des grévistes, et donc des parents qui les soutiennent. Sur les Agents territoriaux spécialisés dans les écoles maternelles (ATSEM), « ils vont avoir un rôle plus éducatif, pour remplacer parfois les enseignants, sans avoir de formation », lance Valentine, qui s’indigne aussi du financement obligatoire des écoles maternelles privées par les municipalités : « c’est autant de moyens en moins pour l’école publique. »

La secrétaire départementale adjointe du Syndicat national unifié des directeurs, instituteurs et professeurs des écoles de l’enseignement public Force ouvrière (SNUDI-FO) et enseignante Barbara Caldas Araujo pointe quant à elle le cas des enfants en situation de handicap. « Dans cette loi, il y a une mutualisation des AVS (auxiliaires de vie scolaire, ndlr), pour l’instant c’est un élève un AVS, là on mettrait plusieurs élèves pour un AVS », affirme la syndicaliste, en précisant que ces AVS « sont payés au lance-pierres, 600 euros par mois, avec des contrats très précaires. »

Autre point de blocage du point de vue de SNUDI-FO, la question des contractuels. « Actuellement, pour enseigner il faut un Bac+5 et un concours, là, à partir de la Licence 2 n’importe qui pourra tenir une classe », note Barbara Caldas Araujo. Une situation tout sauf nouvelle dans le secondaire, mais qui doit être étendue au primaire. Le primaire, où les classes de CP et CE1 du Réseau d’éducation prioritaire et prioritaire renforcé (REP et REP +) sont désormais dédoublées, « avec zéro création de poste dans le département, donc on réquisitionne des enseignants du dispositif ‘plus de maîtres que de classes’ et on augmente les effectifs dans les autres classes », regrette la syndicaliste.

Une manifestation rassemblant enseignants et parents d’élèves doit se tenir à 10h30 devant les arènes de Nîmes, pour obtenir notamment l’abandon de Parcoursup, de la loi Blanquer ou encore des réformes des lycées et du bac.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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