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ALÈS Un très proche de Max Roustan demande l’investiture En Marche pour les Municipales

Le maire d'Alès Max Roustan (Photo d'archives : Elodie Boschet / Objectif Gard)

Si à Nîmes les élections municipales de 2020 sont déjà sur toutes les lèvres, à Alès, il n'y avait jusqu'à présent aucune agitation. Mais la donne risque de changer...

Une nouvelle candidature de Max Roustan est un secret de polichinelle et les concurrents ne se pressent pas au portillon de l'hôtel de ville. Mais un événement risque de mettre le feu aux poudres à l'intérieur même du clan, des proches, voire même des très proches de l'inamovible patron de la cité cévenole. Car s'il est bien connu qu'en politique la trahison arrive par les siens, le coup de poignard que vient de recevoir Max Roustan pourrait être difficile à digérer à dix mois des municipales.

Selon nos informations, Marc Peyroche, un ancien adjoint à la politique de la ville lors du précédent mandat (2001-2008), a récemment demandé aux dirigeants régionaux de La République en marche de l'investir pour les prochaines municipales à Alès. Après son mandat d'adjoint, Marc Peyroche est depuis 2008 employé par Max Roustan en personne comme directeur de la Politique de la ville à l'Agglomération.

"Je veux bien travailler avec Roustan, mais pas avec Rivenq !"

Pas sûr que le président de l'Agglo qu'est Max Roustan apprécie. D'autant que la confiance entre les deux hommes était jusqu'à présent de mise, comme le confirme une source bien informée. Personne dans le clan du maire ne savait que le directeur de la Politique de la ville était adhérent du parti d'Emmanuel Macron et encore moins qu'il venait de demander l'investiture aux municipales d'Alès.

Dans une lettre envoyée le 15 mai dernier aux dirigeants de La République en marche, Marc Peyroche écrit : "Je viens par la présente lettre vous confirmer en tant qu'adhérent de La République en marche, ma volonté de faire acte de candidature pour les investitures des élections municipales de la ville d'Alès". Une lettre que nous nous sommes procurée et à laquelle est joint un brillant CV... au service du maire de la ville.

Contacté mardi soir, Marc Peyroche ne prend pas de gants et confirme nos informations : "J'ai beaucoup d'affection pour Max Roustan, mais aujourd'hui d'autres ou plutôt un autre homme à trop d'influence à ses côtés, c'est Christophe Rivenq et je ne peux pas l'accepter", explique l'intéressé.

Il poursuit : "J'ai voté Macron aux deux tours de la Présidentielle car je ne voulais pas de Fillon. J'ai voté pour le député Gaillard aux Législatives suivantes et j'ai adhéré à En marche en janvier de cette année avec la crise des Gilets jaunes. Alors oui, pour répondre à votre question, j'ai demandé l'investiture En marche pour les Municipales à Alès et je suis même prêt à travailler avec Max Roustan, mais pas avec Christophe Rivenq." Il n'est pas certain que l'ambiance continue d'être apaisée à Alès ou le supérieur hiérarchique du nouveau militant En marche n'est autre que Christophe Rivenq.

Boris de la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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