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GARD Le chômage des jeunes plus que jamais d’actualité

À la parole, Philippe Blachère, directeur territorial de Pôle emploi Gard (Photo Anthony Maurin).

Prévenir et lutter contre le chômage de longue durée et les exclusions, faciliter l’accès ou le retour à l’emploi des jeunes de 16 à 25 ans présentant des difficultés socio-professionnelles en quartiers prioritaires "Politique de la ville" : telles sont les missions de la convention que viennent de signer Pôle emploi et plusieurs associations gardoises.

" Je dis merci aux associations présentes. Il n'y a rien de nouveau mais le but de cette convention est de couvrir le territoire, expose Philippe Blachère, directeur territorial de Pôle emploi Gard. Petit à petit, toutes les zones s'élargissent. Il est important d'avoir des partenaires. Les demandeurs viennent avec d'autres problèmes que leur manque d'emploi. Le public visé est essentiellement jeune, en difficulté et à l'entrée de la vie active. On a besoin de tout le monde car il nous faut organiser un réel partenariat. Chacun a ses objectifs, ses contraintes et son agenda. La convention fixe les choses pour mieux nous organiser. Nous créons des liens, des partages et des diagnostics. On organise la solidarité en dédiant du temps à l'autre. "

Des chiffres qui font peur

Les 18-25 ans dans le Gard, c'est 7 000 demandeurs d'emploi soit environ 13,5 % du total. Nîmes a plusieurs quartiers placés en "Politique de la ville". Des quartiers prioritaires sur lesquels sont mis tous les efforts. Par exemple, 17 % des Nîmois y vivent ! " On se doit d'être le plus possible aux côtés de ces publics. C'est logique d'asseoir ce partenariat. On fait dans la dentelle, pas dans le volume. On fait dans la qualité, on s'adapte aux enjeux. "

Les signataires de la convention (Photo Anthony Maurin).

Un travail de fourmi, basé sur la confiance et le relationnel. Difficilement mesurable, il n'est pas toujours reconnu mais est pourtant essentiel à la bonne marche de la vie dans une société apaisée. Tout peut se perdre en quelques minutes mais tout se gagne en quelques mois... Pire, tout cela ne se transmet pas.

Pour Muriel Allègre, d’Avenir Jeunesse et Michel, le trésorier, " la prévention Jeunesse est une compétence du Département mais nous devons aller vers les jeunes âgés de 12 à 25 ans qui sont en rupture avec leur environnement pour les amener vers l'insertion. Dans ce partenariat, il y a de la pertinence car nous arrivons à trouver des réponses à leurs attentes. Nous travaillons aussi sur la représentation de l'institution Pôle emploi en personnalisant les choses. "

De son côté, Michel, qui travaille pour la structure Samuel Vincent, estime que " cette convention est une passerelle entre le droit commun et les jeunes mais il y a tout à construire. L'idée est partie de Vauvert. Nous nous sommes rendus compte que ces deux univers étaient différents et qu'il fallait changer tout ça. Comment soutenir un jeune en l'intégrant ? Nous sommes basés à Beaucaire, Saint-Gilles, Marguerittes et Vauvert. On arrive à optimiser l'accueil éducatif. On retrouve du lien, on anticipe les mutations. " Cette année, la structure a accompagné 30 jeunes.

Les filles, plus invisibles que les invisibles

Jean-Louis, de Riposte, une association basée à Bagnols-sur-Cèze, l'annonce : " Nous travaillions déjà avec Pôle emploi mais la convention donne un cadre à cette relation. Nous sommes avec un public en rupture, abandonné et nous ne pouvons pas l'abandonner une nouvelle fois. Nous ne voyons que des singularités. Les enjeux sont forts sur notre territoire. On ne peut plus travailler seul dans son coin. "

Jean Marie Angelini, président d’ADPS, et Patrick, un collaborateur, évoquent les mêmes projets :" On doit aller chercher ceux qui ne viennent pas nous voir. Ils sont éloignés de tout et avant de parler d'employabilité, on doit s'occuper de tout le reste en amont ! Il y a encore du chemin à faire, notamment sur les quartiers prioritaires de la ville. Cette convention accélère les choses pour de nombreux jeunes. "

Quid des filles et jeunes femmes de 16 - 25 ans ? Si entre 12 et 16 ans, la parité est là, c'est après que les filles deviennent plus invisibles que les invisibles.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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