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NÎMES EN FERIA Thomas Dufau, le plus Nîmois des toreros !

Corrida d'El Torero pour Tomas Joubert (salut et silence), Thomas Dufau (oreille et salut) et Andy Younès (salut et silence).

En jean, le capote de paseo de Thomas Dufau (Photo Anthony Maurin).

Première corrida de feria, première averse, première oreille, première vuelta al ruedo à titre posthume... Une ouverture plutôt satisfaisante pour cette corrida d'El Torero qui voyait défiler Thomas Joubert, Thomas Dufau et Andy Younès.

Patrick de Carolis et Jean-Paul Fournier en profitent pour prendre du bon temps et rire un tantinet (Photo Anthony Maurin).

En parlant de défilé, le Montois Thomas Dufau est certainement le torero le plus nîmois ! Après sa venue inattendue et exceptionnelle à la capea de la presse ce vendredi matin (où il s'est régalé en compagnie du footballeur Renaud Ripart), le maestro arborait un capote de paseo très local.

Confectionné par Nathalie Chaubet de la cavalerie de Philippe Heyral, la toile de Nîmes, le jean, était clairement mis en valeur. Dans les tribunes, au côté du maire de Nîmes Jean-Paul Fournier, Patrick de Carolis, le futur maire d'Arles ? Ailleurs dans les gradins, Luis Fernandez, sans micro ni ballon rond.

Thomas Joubert (Photo Anthony Maurin).

Mais revenons en piste. C'est l'Arlésien Thomas Joubert qui ouvrait les festivités après une énorme averse à quelques secondes du paseo. Le diestro attaque fort, rentre de plein fouet dans sa faena après une lidia peu efficace lors des deux premiers tiers. Muleta en main, c'est autre chose. Le temple est là, mais il casse le rythme qu'attend l'aficion en ce début de course. La faena perd en intérêt après cinq bonnes minutes et les petits observateurs n'auront pas détesté les gestes fins et raffinés du torero.

Thomas Joubert (Photo Anthony Maurin).

Avec son second, les choses sont un peu plus compliquées.... L'alchimie qui était visible lors de sa première entame ne se retrouve pas. Il faut dire que le toro a poussé au cheval et qu'il s'est éteint peu de temps après. Dommage.

Thomas Dufau (Photo Anthony Maurin).

Dommage. C'est un mot que ne pourra pas dire Thomas Dufau. Deuxième en piste, il profite et ne laisse pas passer son excellent toro, un certain Pargo. Dans tous les terrains, avec beaucoup d'air et de calme, Thomas Dufau s'avance et embarque les cornes avec lui. Il trouve très rapidement le sitio pour ne pas le quitter. Il se colle au beau rythme de la course de son toro et lui permet de briller autant que lui. Un torero qui a du cœur, qui transmet des émotions et qui connaît les toros.

Thomas Dufau (Photo Anthony Maurin).

Il brillera moins lors de sa seconde sortie en piste même si l'envie restera de la partie. Tout commence plutôt honorablement mais tout retombe à plat en peu de temps. Le toro est parti en déliquescence, le maestro n'a pas pu le ranimer. En tout cas, Thomas Dufau aura fait preuve de force, de vaillance, d'intelligence, de créativité et d'envie.

Andy Younès (Photo Anthony Maurin).

Juan Leal devait toréer cette corrida mais il s'est blessé. N'étant pas remis pour honorer son contrat, il a été remplacé par un autre Arlésien, Andy Younès, qui a ses habitudes dans les arènes de la cité des Antonin. Apprécié par l'aficion locale, le jeune a son public mais cela ne l'empêche pas de manquer de rythme et de régularité dans son toreo. Pourtant, le toro est excellent, ne montre ni vice caché ni armes démesurées. Ça arrive, c'est comme ça.

Andy Younès (Photo Anthony Maurin).

Deuxième combat et deuxième sensation quasi identique. Andy est là, fait voir de belles choses mais ne va pas au fond des choses. Il ne va pas plus loin dans sa démarche. Moins en vue au capote qu'à l'accoutumée (comme Thomas Joubert d'ailleurs), il ne parviendra pas à emballer les tendidos à la muleta, même avec ses passes dans le dos et toute sa fougue. En fin de faena, il se blesse (cheville gauche?) mais poursuit et tue son adversaire.

Thomas Dufau brinde son toro à Renaud Ripart qui ne le lâche pas des yeux ! (Photo Anthony Maurin)

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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