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NÎMES Les « cerveaux » de la radiologie réunis autour de l’intelligence artificielle

Tous les professionnels de santé étaient représentés lors des Journées francophones de la radiologie (Photo Corentin Corger)

Ce mardi, le Novotel Atria de Nîmes accueillait les Journées francophones de printemps de la radiologie. Un événement délocalisé à Nîmes qui avait pour thème central l'intelligence artificielle et ses applications possibles en imagerie. 

Cette journée de printemps des Journées francophones de radiologie organisée à Nîmes par la Société française de radiologie (SFR) avait pour but d'organiser la position de la profession concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'imagerie. Toute la journée, des professionnels de spécialités différentes issues des 32 CHU de France se sont réunis autour de tables rondes et de conférences.

L'intelligence artificielle (IA), qui consiste à faire réaliser des tâches à des machines que l'homme accomplit en utilisant son intelligence, est de plus en plus présente dans notre quotidien. Cette évolution, basée sur la mise en place d'algorithmes qui vont programmer des outils numériques pour exécuter différentes missions, a donc aussi sa place dans le monde de l'imagerie. "C'est la radiologie du XXIe siècle", s'exclame le docteur Michel Bazin, vice-président du Conseil de surveillance du CHU de Nîmes.

Mais de quelle manière pourrait-elle aider le radiologue ? Par exemple, l'IA pourrait proposer une lecture de l'image et ainsi sécuriser l'interprétation de l'humain avec un deuxième avis. "La définition de l'intelligence artificielle est un peu flou et autorise des fantasmes. Cet outil va nous amener vers de nouveaux métiers", assure le professeur Jean-François Meder, président de la Société française de radiologie. À court terme, des nouvelles applications auront un véritable impact sur la prise en charge du patient.

Les conférences se sont enchaînées toute la journée (Photo Corentin Corger)

Outre l'amélioration des qualités des diagnostics, l’abaissement des doses d’irradiation et l’augmentation de la précocité des dépistages des cancers font partie des premières avancées. L'IA aura même un impact sur le parcours de soin du patient et le suivi de ces examens seront disponibles au niveau national. Une nouvelle technologie qui aura sans doute un rôle déterminant dans le service des urgences où la radiologie interventionnelle a pris une place importante.

Près de 40 % des consultations aux urgences donnent lieu à un acte d’imagerie. L'IA sera un outil pour organiser et maîtriser les flux d'arrivée, prendre des décisions et améliorer la qualité. L’objectif est de déterminer très vite l’examen normal et donc d’y consacrer le moins de temps possible avec une détection presque automatique. Face à l'augmentation des patients des urgences et le rythme infernal imposé aux personnels soignants, l'IA peut être un moyen de régler cette problématique majeure de notre société.

Même si dans le commun des mortels, la machine ne remplacera jamais l'homme, il faut s'attendre à une évolution de grande ampleur. Après cette journée riche en débats, un document unique a été rédigé et servira de feuille de route auprès du ministère de la Santé. Il sera présenté dans six mois lors des Journées francophones de la radiologie.

Corentin Corger

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