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NÎMES TPNA cherche union pour urgence écologique

Jean-Paul Boré ne souhaite pas pour l'instant être tête de liste (Photo Corentin Corger)

Jean-Paul Boré et les membres actifs du mouvement TPNA (Tous pour notre avenir) ont établi un programme basé sur l'urgence écologique. Ils cherchent désormais à s'unir avec un parti pour les élections municipales de Nîmes en 2020.

"Nous sommes candidats aux élections municipales...", démarre en blaguant Jean-Paul Boré, pour prendre le contre-pied de l'actualité et se moquer de la course effrénée aux investitures. Le porte-parole de l'association TPNA martèle son attachement d'abord à un projet plutôt qu'à une personnalité politique. "Ce n'est pas à l'ordre du jour d'être tête de liste. Il faut remettre les bœufs avant la charrue", métaphorise habilement l'ancien membre du Parti communiste.

Mais viendra le moment où il faudra trouver une charrue. "Tous les partis doivent œuvrer au-delà des clivages politiques. L'urgence climatique peut être prise en compte par tout le monde", sauf le Rassemblement National, annote le groupe de réflexion. Jean-Paul Boré affirme avoir échangé avec des représentants de Gauche, Jean Denat, Jérôme Puech ou encore les centristes David Tebib et Olivier Jalaguier. Mais si aucun parti ne veut s'allier avec TPNA pour porter ce message environnemental, Jean-Paul Boré pourrait-il à nouveau se représenter ?

"En 2014, ce n'était pas prévu et nous nous étions déclarés candidats en janvier", rappelle t-il. Là où sa liste avait manqué le deuxième tour pour seulement 200 voix. Pour à nouveau voir leurs idées représentées, les adhérents relancent donc leur appel pour trouver une main tendue et ne cachent pas leurs ambitions d'être élus. Des idées pour la commune mais aussi l'Agglo qui, d'après eux, doivent être dirigés par la même personne : "La situation est ubuesque entre la Ville et Nîmes métropole. Ce qui représente un handicap colossal pour Nîmes, qui a des problèmes d'efficacité du fait de cette mésentente." 

Quelques pistes de réflexion

Lors de cette réunion, TPNA a dévoilé les grandes lignes de son programme, qui devrait être finalisé début septembre. Pour faire de Nîmes une éco-cité, le groupe préconise la mise en place de comité d'experts, la création d'un agenda 21 local et des projets d'écoquartier. Sur le plan économique, l'association propose de remettre en route la gare de marchandises de Courbessac afin d'attirer de nouvelles entreprises.

Parmi les cinq représentants présents, chacun a pu exprimer des pistes de réflexion sur la partie le concernant. Comme le renforcement du circuit court et la volonté d'instaurer des plates-formes agricoles pour valoriser les productions locales. Enfin, TPNA a de nombreuses idées au sujet des transports : étendre le TCSP jusqu'à la Vaunage et Marguerittes, le supprimer dans l'Écusson au profit de navettes électriques, augmenter le cadencement de certaines lignes de bus et créer des parking relais dans plusieurs villes. Beaucoup d'idées, reste à savoir maintenant qui va les porter aux Municipales de 2020.

Corentin Corger

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