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L’IMAGE DU JOUR Feu de palettes devant l’Hôtel du Département : les agents des Routes en colère

Environ 130 agents sont en grève et ont investi l'Hôtel du Département (Photo Corentin Corger)

En grève, à partir de ce mardi 25 juin, les agents de la mobilité et de la logistique protestent contre le manque de moyens. Près de 130 d'entre eux se sont rendus chez leur employeur, le Département, pour obtenir un rendez-vous. Une délégation a été reçue en fin de matinée par le président, Denis Bouad. 

Pour leur premier jour de grève, les agents du service des Routes départementales ont voulu frapper fort. Ce matin, ils étaient environ 130, convoyés par une quarantaine de véhicules, devant l'Hôtel du Département à Nîmes, pour manifester. Des agents venus de tout le Gard qui ont fait le siège du hall d'accueil et qui ont allumé un feu de palettes devant l'entrée. "C'est à ce moment-là qu'une délégation a été reçue", précise ironiquement un représentant syndical de la CGT du conseil départemental du Gard. Des représentants reçus par le président, Denis Bouad, aux alentours de 11h45.

Depuis 2008, la compétence de l'entretien de la voirie est passée de l'État (direction départementale de l'Équipement) au Département. "Les politiques s'enchaînent et on nous enlève des moyens matériels et humains. Les centres continuent de fermer. Des bruits de couloir parlent même d'une privatisation à venir", s'inquiète Laurent, venu du Vigan pour montrer sa colère. Une activité qui représente environ 400 emplois dans le Gard, avec une grève majoritairement suivie ce mardi. "Si les missions ne sont plus assurées, c'est le contribuable qui trinque au final", rappelle Laurent. Ce dernier souhaite simplement "pérenniser sa profession".

Le feu de palettes allumé par les agents des Routes devant l'Hôtel du Département (Photo Corentin Corger)

Les agents espèrent qu'une solution sera rapidement trouvée et savent comment mettre la pression sur le Département. En effet, le préavis de grève a été déposé jusqu'au 25 juillet. Date qui coïncide au lendemain du passage du Tour de France dans le Gard. Sollicités en amont sur cet événement majeur et capital, les agents pourraient refuser de rafistoler les routes et de préparer le barrièrage nécessaires à l'accueil du peloton. De quoi mettre en péril l'organisation des étapes ? On présume qu'avant d'imaginer ce scénario catastrophe, un compromis sera trouvé.

Corentin Corger

Retrouvez un extrait vidéo de la manifestation :

 

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