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BAGNOLS Ça se précise pour les travaux de la Pyramide

Ce samedi matin, lors du conseil municipal de Bagnols (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

C’est un des symboles de Bagnols, et ce sera un des plus gros chantiers des années à venir pour la ville.

La Pyramide du centre culturel Léo-Lagrange, bâtie il y a plus d’un demi-siècle, sera en travaux à partir du mois de janvier prochain pour 18 à 24 mois durant lesquels certains spectacles seront délocalisés à la salle coopérative la Moba, par le biais d’une convention votée également ce samedi. Des travaux de rénovation lourde, qui étaient à l’ordre du jour du conseil municipal de samedi à la faveur d’une demande de subvention au Conseil départemental.

Des travaux qui vont coûter, d’après le plan prévisionnel de financement, 4,09 millions d’euros pour tout refaire et porter la jauge de la salle à 550 places, contre environ 400 actuellement. Sur ce plan de financement, la mairie compte sur des aides de la Région, pour près d’1,5 million d’euros, du Département pour 500 000 euros, de la Politique de la ville pour 600 000 euros, de l’Agglo du Gard rhodanien via les fonds de concours pour 186 000 euros et un autofinancement à hauteur d’1,37 million d’euros.

Les conseillers municipaux d'opposition Claude Roux, Claudine Prat, Serge Rouquairol et Christian Roux (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Nous sommes à un tournant de la vie socioculturelle de Bagnols, estimera le conseiller municipal d’opposition Serge Rouquairol. C’est une véritable histoire d’amour qui lie les Bagnolais à leur Pyramide. » Une Pyramide construite avec tout le quartier des Escanaux il y a une cinquantaine d’années, et qui était initialement une salle de sport, transformée ensuite en salle de spectacle. Une salle dont l’emblématique toit fuit depuis des années, tellement qu’en cas de forte pluie les spectacles doivent être annulés et les sièges, fatigués, bâchés. Dégradée, la Pyramide est « plus qu’une passoire thermique », estime le maire Jean-Yves Chapelet, en évoquant les spectacles du week-end qu’il a dû annuler car le système de climatisation (ou plutôt de rafraîchissement) de la salle, est « bricolé. » Bref, un équipement central, la principale salle culturelle du territoire, qu’on peut qualifier sans trop s’avancer de vétuste.

Un bâtiment dont l’architecture rend très difficile, pour ne pas dire impossible, la rénovation en l’état. Il a donc été choisi de procéder à une rénovation lourde. Alors « oui, c’est un tournant », reprendra le maire. Le bâtiment va donc changer : « je ne sais pas encore s’il sera rond ou carré, mais il faut que cette identité de la Pyramide reste », avancera Jean-Yves Chapelet en évoquant la mission d’architecte missionnée par la mairie. Une mission qui a une feuille de route : « dessiner une vraie salle de spectacle, dans un équipement modulaire », explique le maire. Le tout sur le lieu actuel, en plein coeur des Escanaux, « ce qui a un sens, c’est une volonté politique », commente l’élu, qui veut également que la Pyramide nouvelle version forme un ensemble avec la salle multiculturelle voisine, afin notamment de pouvoir accueillir des séminaires.

Répondant à une question de l’opposant Christian Roux, le maire affirmera que les questions épineuses du parking et de la circulation autour de la salle seraient prises en compte dans le projet. Un projet que le maire présentera à la présidente de la Région Carole Delga le 18 juillet prochain, et que la mairie veut raisonnable. « C’est le chiffrage qui fera le projet et non l’inverse, affirmera Jean-Yves Chapelet. On ne veut pas s’envoler sur un projet pharaonique. » Pour une pyramide, ce serait cocasse.

La délibération sera votée à l’unanimité.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Et aussi :

Le retour : il revient de loin, mais il est revenu. Le conseiller municipal Ali Ouatizerga, victime d’un grave accident de ski cet hiver qui a failli le laisser paralysé, a fait son retour ce samedi lors du conseil municipal. L’élu, dont la rééducation n’est pas finie mais en bonne voie, a été chaleureusement salué par le conseil municipal et le maire, qui lui a lancé : « nous sommes excessivement heureux que tu reprennes ta place parmi nous, et on t’admire pour ta volonté. »

Politique de la ville et Bisounours : un débat a de nouveau éclaté sur le Contrat de ville, lorsque Christian Roux a lancé que « à la lecture du rapport, j’ai l’impression d’être dans le monde des Bisounours. » L’opposant évoquera des faits divers, comme le caillassage des policiers, est estimera « qu’on a raté quelque chose. » Le maire lui répondra que Bagnols n’était « pas en retard par rapport aux autres villes du département, elle est même en avance » sur la rénovation urbaine, et que « on peut rater des choses, mais on essaye. » Sur les faits divers, le premier édile rappellera qu’une importante opération de police s’était déroulée cette semaine.

Le règlement local de publicité avance : les objectifs et orientations du règlement local de publicité ont été présentés ce samedi. Lorsque le règlement entrera en vigueur, d’ici le début de l’année prochaine, dans le centre ancien aucune publicité ne sera tolérée en dehors du mobilier urbain. D’autres mesures sont au programme, comme l’interdiction des enseignes sur les toitures. Ces règles s’appliqueront aux dispositifs existants et aux futurs. Elles ont été votées à l’unanimité.

Etiquette

Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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