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GARD Christian Jacob en campagne et à Nîmes

En campagne l’agriculteur de la politique ? Oui, en campagne pour la présidence du parti Les Républicains. Les élections auront lieu les 12 et 19 octobre prochains.

(Photo Anthony Maurin).

Train légèrement retardé, Jeudis de Nîmes enchevêtrés, concert et chaleurs estivales assurées pour son retour dans un département qu’il affectionne particulièrement. Christian Jacob est en campagne mais prend le temps des choses.

Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, et Max Roustan, son homologue d'Alès, sont présents. Les deux Gaulois qui résistent, comme ils aiment s’appeler, ne sont pas seuls. On a convoqué le ban et l'arrière-ban des élus locaux Les Républicains : Rivenq, Proust, Lopez, Boyer, Burgoa, Gourdel, Plantier, Tibérino, Roulle, Angelras, Boissière et Chaze sont eux aussi de la réception militante. « On a de tels petits moyens qu’on n’a même pas de salle et qu’on fait ça dans la rue », évoque discrètement une adhérente. « Il a l’air très humain et c’est une star à l’Assemblée nationale ! », s’enorgueillit sa voisine en évoquant la visite du soir.

(Photo Anthony Maurin).

Car Les Républicains ne sont plus ce qu’ils étaient. Les élections perdues et les échecs de pensée font mal, ils usent la passion. Une centaine de personnes, quelques serrages de mains, de nombreux selfies et des discussions en aparté : c’est le job d’un homme en campagne.

Préparer l'alternance

Pour le patron gardois du parti, Christophe Rivenq, « cette invitation fut rapide après les divers événements qui ont lieu au sein de notre famille politique. Nous avons de beaux jours devant nous. Nous sommes toujours là malgré les mauvais résultats et nous avons des élus compétents pour préparer l’alternance. Nous pouvons aussi compter sur notre grande force militante. »

(Photo Anthony Maurin).

Et l’élu alésien de reprendre : « Nous exigeons que nos dirigeants tiennent plus que jamais compte des militants et des élus de terrain. Nous faisons trop souvent la part belle aux parlementaires et je te le dis à toi, le président de notre groupe à l’Assemblée ! » Pas de cadeau. Christophe Rivenq croit encore en l’avenir et espère que Christian Jacob n’oubliera pas le Gard s’il devient président du parti en octobre prochain.

Du local au national, du national au local

Pour Franck Proust, directement touché par la défaite aux dernières échéances électorales, « ce pot avant les vacances doit nous servir. Nous devons, vous devez, vous reposer avant les municipales qui sont dans huit mois. Nous aurons besoin de votre énergie car c’est un vrai challenge et c’est une de nos priorités. »

L’ancien député européen n’a pas caché son vote et il soutient Christian Jacob qu’il connaît parfaitement pour avoir longtemps travaillé avec lui au rapprochement des élus européens et nationaux. Diplomatie, dialogue, unité, rassemblement : telles seraient les valeurs du candidat Jacob.

(Photo Anthony Maurin).

L’ami de longue date de Bernard Angelras (élu à Nîmes et viticulteur) aime la cité des Antonin. Il la connaît pour ses ferias, sa culture viticole et son amour de l’olivier qu’il cultive lui-même. « Je suis ravi d’être ici ! J’y viens régulièrement depuis 30 ans », entame le visiteur. « Actuellement, nous vivons un moment compliqué en national mais, ici, je vois le travail accompli lors des trois mandats et je dis chapeau ! »

(Photo Anthony Maurin).

Du national au local. Du local au national, une onde logique mais oubliée des hauts responsables. « On a perdu deux élections présidentielles sans même aller au second tour de la seconde. Nous avons perdu les Législatives, les Européennes, connu des affaires… J’ai décidé d’être candidat après le départ de Laurent Wauquiez à qui je rends hommage. Il a assaini les comptes. On peut les regarder maintenant. Le renouvellement politique sans contestation est assuré. Il a pris ses responsabilités pour un échec qui n’était pas le sien. Il s’est retiré avec grandeur et dignité. »

(Photo Anthony Maurin).

La reconstruction doit être actée dans le calme et la sérénité. Deux éléments qui manquent cruellement au parti ces dernières années. En plus de ces trous, le temps fait défaut et la bâtisse ne pourra tenir droit longtemps sans fondations. Le temps de la réconciliation est venu.

« Je n’oublierai pas celles et ceux qui sont restés alors que tout était difficile. Nous avons la majorité au Sénat, le plus grand groupe d’opposition (plus grand que les autres groupes réunis, NDLR) à l'Assemblée nationale, le meilleur maillage territorial et la meilleure force militante. Nous devons nous appuyer sur ces quatre piliers. Je ne suis pas énarque. Mon diplôme, c’est le syndicalisme agricole. J’ai été ministre de Chirac, maire et je sais que le cumul des mandats les empêche d’être député comme je le suis actuellement. Nous devons avoir une parité entre  élus de terrain et parlementaires au sein de nos instances nationales. »

Un parti à réinventer

Les jeunes se sont détournés du parti et moins de 5% d’entre eux votent Les Républicains. Une statistique peu appréciée mais qui ne peut qu’évoluer vers le haut. Enfin... Peut-être si la fracture n'est pas ouverte. La ligne voulue par le candidat l'est. Résolument ouverte à l’écoute elle sera. Comme c’est le cas sur l’épineux sujet des lois bioéthiques et de la cellule familiale. « Nous assumerons nos convictions mais nous devons regarder tout cela avec objectivité. Ainsi nous retrouverons de l’attractivité. »

(Photo Anthony Maurin).

Un dernier message sur les quatre indicateurs importants pour un examen rapide de l'état de la France et une dernière ligne droite à avaler avant les élections d’octobre. « La dépense publique est en hausse, la dette aussi. La baisse des impôts ne correspond à rien et la balance commerciale des entreprises est encore négative », conclut Christian Jacob. Si Les Républicains n’ont pas le pouvoir de décision, ils ont au moins le temps de réfléchir au repositionnement du parti sur l’échiquier politique. Un damier bicolore pour un monde qui ne l’est pas...

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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