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NÎMES Les arènes chavirent pour M et son être infini

La Lettre Infinie est le sixième et dernier opus en date du chanteur Matthieu Chedid allias M.

Triptyque de M (Photo Anthony Maurin).

M. Une lettre. Une simple petite lettre qui résonne comme un alphabet entier le cœur ouvert. M, c'est ce drôle de chanteur coiffé bizarrement, ce musicien un peu perché, jamais franchement lui-même mais sincèrement jamais un autre. M, après plus de 22 ans de carrière, ne se pose pas, il fête sa double décennie en tournée après avoir sorti un album qui devait forcément le voir reprendre la route.

Les arènes bien garnies (Photo Anthony Maurin).

Cela faisait quelques menues années qu'il n'était pas venu à Nîmes où il avait pris ses habitudes. M revient et avec lui, son petit monde. Des reprises, des nouveautés, un show imparable alors que le type est seul en scène, bref, la personne qui paie sa place et qui n'a pas la banane à la sortie du spectacle est une exception rare !

Tiwayo et son duo de chœurs (Photo Anthony Maurin).
(Photo Anthony Maurin).

Mais avant M, une première partie montait sur les planches afin de chauffer le public. Tiwayo. Un léger coup de gospel, un goût de blues, un poil de rock et beaucoup de soul font du jeune chanteur et guitariste une tête à suivre. Un tantinet gitan sur les bords, une voix éraillée quand il le faut, Tiwayo ne rate pas son coup et tient bon une bonne trentaine de minutes comme il sait le faire entre les États-Unis et l'Europe.

Marcus Miller (Photo Anthony Maurin).
Marcus Miller (Photo Anthony Maurin).
Marcus Miller et sa basse (Photo Anthony Maurin).
Le cuivre pour adoucir le son métallique des quatre cordes (Photo Anthony Maurin).

Prévu au programme dès le départ, Marcus Miller était lui aussi de la partie. M l'apprécie énormément et c'est bien normal, un tel bassiste ne saurait passer inaperçu pour une ouïe aussi fine que celle du maestro Chedid. Marcus Miller était déjà venu à Nîmes, aux Jardins de la fontaine voilà environ dix ans. Un bon petit concert intimiste, loin de la fureur des arènes antiques. Hier dans l'amphithéâtre, Miller a parlé français, s'est agité en restant calme, a laissé jouer les cuivres pour dorer les sonorités et y a apposer sa verve manuelle. Des titres à rallonge, très bien exécutés, un public qui monte petit à petit en chauffe et qui s'apprête à recevoir la star du soir, M.

Le public est chaud pour accueillir M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).

Le voilà ! Les arènes, quasi pleines pour l'occasion, sont bien au rendez-vous et le musicien le sait. Il s'avouera chanceux d'être là, seul devant tous. On sent qu'il ne triche pas avec ce sentiment, qu'il respecte et que tout cela lui a manqué. Un peu sur scène, un peu dans la fosse, un peu en tribunes, M fait le show, joue le jeu de la proximité et envoie du pâté (il ne le lance vraiment pas ce n'est qu'une expression on se calme...). Le public en aura pour son compte. C'est la totalité de la carrière du chanteur qui est passée en revue, ponctuée de quelques titres du nouvel album. cette tournée est une fête, M en profite et ça se sent.

M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).
M (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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