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NÎMES Municipales : TPNA joue l’ouverture et le collectif

L'association nîmoise poursuit son travail et ouvre ses idées à qui veut les prendre.

(Photo Anthony Maurin).

Tous Pour Notre Avenir ne devrait pas être candidate à la succession de Jean-Paul Fournier à la tête de la ville de Nîmes. Pour autant, l'association menée par Jean-Paul Boré entend bien peser sur le prochain scrutin local et proposer des solutions aux problèmes sur lesquels elle travaille depuis des années maintenant.

Une sorte d'expertise dont certains candidats seraient bien inspirés de s'appuyer. Ni engagée et ralliée à personne, TPNA veux travailler avec toutes celles et ceux qui portent les valeurs de l'humanisme afin de bâtir un projet cohérent pour toute l'agglomération nîmoise. Pour se faire une idée sur le projet de la structure et sur les personnes qui y ont contribué, il fallait être ce mardi soir à l'ancien temple de la Gazelle.

Le but de la manœuvre était-il d’identifier des compétences pour ensuite désigner une liste la plus large possible ainsi que sa ou son chef de file si les choses vont jusque là ? C’est ce qui s’appelle mettre les bœufs avant la charrue.... « Le ciment de l’union ou du rassemblement c’est le projet. Et il se trouve que nous sommes nombreux à en évoquer les mêmes contours pour une nouvelle gouvernance avec, au cœur de tout, la nécessaire transition écologique. Alors, qu’est-ce qu’on attend pour travailler ensemble ? », interrogeait Jean-Paul Boré, l'instigateur de la démarche qui veut sortir des schémas classiques de la politique locale.

Viviane pour la nouvelle gouvernance, Max pour la colonne dorsale du projet environnemental, André pour la mobilité, Bernard pour l’art et la culture, Romain des Jardins solidaires et Jean-Paul (Boré le porte-parole), un peu de tout !

Les six membres de TPNA qui ont pris la parole (Photo Anthony Maurin).

Sous l'oeil inquisiteur de pas moins de quatre caméras et de 80 témoins privilégiés, dont Éric Firoud (Radicaux de gauche), Souheil Abdo (LREM) et Jérôme Puech (Parti socialiste) - par manque de place dans la salle, Laurent Mespoulet (LREM) est resté à l'extérieur ! -, le porte-parole a explicité la démarche collective.

« Nous souhaitions présenter le travail de TPNA de ces dernières années, les grandes lignes du projet mis à contribution pour la ville et l’agglo mais nous ne rentrons pas les détails. 600 rencontres, neuf ans de travail comme le prouve notre manifeste, débutait Jean-Paul Boré. Nous avons des adhérents de plusieurs partis. Lors des Européennes, trois de nos membres étaient sur des listes différentes avec comme valeur commune l’humanisme. »

Devant une salle bien garnie, l’équipe de l’association évoque les principaux sujets qui lui tiennent à cœur d’ici les municipales 2020. « Nous voulons créer une équipe sur Nîmes et son agglo avec ce qui pourrait devenir le projet de tous. Le dénominateur commun sera très grand. Chemin faisant, nous désignerons une liste avec sa ou son leader », poursuivait le héraut associatif.

Un programme qui est travaillé depuis des années, des idées qui fleurissent, des bonnes volontés qui débarquent pour filer un coup de main. « Ce projet doit bâtir la cité pour les futures générations et gagner la participation de la jeunesse », assure Jean-Paul Boré. Ce sont toutes les activités humaines de la cité qui seront examinées et remises en perspectives par l’équipe de TPNA.

Des chiffres et des idées

Sans lien avec ce qui précède, TPNA propose la création d’un Office de la tranquillité, disponible H24 et répondant à tous les tracas du quotidien. Et de souligner un endettement de la ville à 1 337 euros par habitant alors qu’il est de 952 au niveau national, les 22% de chômage pour 162 km² et de relever les 37% des foyers nîmois qui sont imposés sur le revenu. Développement économique et solidarité doivent fonctionner ensemble selon l’idéal TPNesque.

Les quartiers Est et Ouest ne sont pas oubliés. TPNA veut les mettre au cœur d’une agglo en développement. Avec le fameux contournement ouest de Nîmes, TPNA est plutôt favorable au péage qui, malgré son coût, permettrait aux Nîmois de gagner un temps précieux. Selon l’association, c’est à l’ouest de la cité que se fera le développement de la ville, en direction de Montpellier. Une question à un horizon de 30 ans minimum.

"En 2014, nous ne voulions pas être candidat mais nous y sommes allés par défaut. Pour 2020, nous avons dit l'an passé que nous voulions travailler avec tout le monde mais si personne ne veut travailler avec nous, nous n'allons pas jeter notre travail au Vistre !", prévient Jean-Paul Boré. À bon entendeur...

Une partie des dossiers

Nouvelle gouvernance : pas de cumul des mandats, le respect du programme soumis aux électeurs, une évaluation participative, la transparence de l’action municipale, la présence des élus, l’engagement de probité, la lutte contre les discriminations et un travail avec les comités de quartier.

Environnement : intégrer les trois fondamentaux (économie, social et écologie) du développement durable. Un environnement urbain vivable équitable et durable.

Mobilité et transport : Courbessac (gare de triage et aérodrome) et à l’aéroport de Garons, un port "sec" pourrait voir le jour. Le port de Fos-sur-Mer est saturé. La plateforme logistique de e-commerce, vecteur de développement en forte croissance, sera créée avec une desserte multimodale du centre-ville.

Art et culture : création à Nîmes de plusieurs grands événements qui attireront des gens plusieurs jours durant. Constat est fait qu'il n’y a pas de lieu d’exposition pour les arts plastiques, pas de vrai lieu de théâtre et que le rendez-vous avec Paloma a été raté. Mettre en place un regard écologique pour sensibiliser la population nîmoise pour qu’elle devienne une capitale écologique. Promouvoir le patrimoine mais aussi travailler sur l’art contemporain. Nîmes doit se doter de grands projets comme un festival international de land art et un centre qui sera donné à la création et la promotion de la langue d’Oc. Le parc Pichon devra être écologique mais aussi artistique. « Je rêve qu’on puisse mettre ça en commun avec MagniaNîmes de Jérôme Puech qui a travaillé sur ces questions », invite J-P Boré.

Jardin de loisirs : répondre au besoin de nature des citadins. Un terrain, de l'autre côté du périphérique entre le parc Georges-Besse et la Route d'Arles, se prêterait à ce lieu emblématique.

Une prochaine réunion, qui portera sur l’environnement, aura lieu au local le 30 septembre prochain au local de l'association (voir lien ci-dessus en début de papier).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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