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LE 7H50 d’Alain Clary, ancien maire de Nîmes : « La Gauche doit s’écouter et se parler »

L’ancien maire de Nîmes (1995-2001), Alain Clary (Photo : Coralie Mollaret)

En 1995 à Nîmes, le communiste a rassemblé la Gauche derrière lui pour remporter les municipales. À l’approche des élections de 2020, il appelle sa famille à se retrouver. 

Objectif Gard : Vous êtes toujours impliqué dans la vie politique nîmoise. Pourquoi ? Une retraite au soleil ne vous tente pas ?

Alain Clary (il sourit): J'ai eu la chance d’avoir beaucoup de satisfactions familiales, professionnelles (Alain Clary était enseignant, NDLR) et politiques. Je suis engagé depuis 1958, notamment pour la paix en Algérie et j’ai défendu un certain nombre de causes tiers-mondistes. Tout cela m’a comblé. Aujourd'hui j'ai 81 ans. L’un des moyens de converser une certaine jeunesse, c’est de faire un retour sur mon passé dans le but d’améliorer un certain nombre de comportements.

« Passer des manifestations aux urnes »

En parlant de comportements, on se rappelle du marasme des municipales de 2014. La Gauche d’aujourd’hui était-elle différente de celle de 1995 ?

Nous sommes à un moment nouveau où le paysage est totalement bouleversé mais où il y a encore des pôles de rassemblement. Il existe toujours des valeurs de Gauche. En 1995, nos diverses familles étaient également ébranlées et affaiblies. Sur le chemin de l’union, il y a des aléas. On a besoin que tous ceux qui manifestent ensemble s'unissent dans les urnes pour lutter contre les politiques de Droite et les abominations d’extrême-Droite. 

L’ancien maire de Nîmes (1995-2001), Alain Clary (Photo : Coralie Mollaret)

D'accord, mais comment faire l'union aujourd'hui ? 

C’est en donnant la parole aux uns et aux autres que l’on peut cheminer de la bonne manière. Discuter, s’écouter, ce n’est pas perdre du temps. Au contraire, on en gagnera parce que l’on arrivera à travailler ensemble. En 1995, nous avions donné un sang nouveau avec le troisième tiers. Une liste composée de communistes, socialistes et d'un troisième tiers, constitué de citoyens de Gauche non-encartés. Nous avions cette idée de citoyenneté permettant d’arriver à un amalgame entre ceux qui n'avaient aucune appartenance et ceux avec des engagements politiques.

Quel regard portez-vous sur Vincent Bouget, chef de file communiste pour les municipales de 2020 ?

Un regard admiratif. D’abord, il est professeur d’histoire-géographie comme moi. C’est une personnalité qui a une faculté de travail impressionnante. Il arrive à concilier sa vie professionnelle, familiale et politique. En même temps, c’est un homme qui est allé à la fontaine par son propre chemin (Vincent Bouget a tardivement adhéré au PCF à 28 ans, assez rare chez les communistes).

Le socialiste Jérôme Puech a également été désigné par son parti. Qu'en pensez-vous ?

C’est quelqu’un de sympathique. Quand il était à la mairie, il était tout jeune. Il a des engagements politiques encore à Gauche.

Serez-vous candidat sur la liste d’union de la Gauche ?

Pas question ! On n’a pas besoin d’antiquité ! Le meilleur symbole, c’est de faire confiance à ceux qui voient l’horizon.

Propos recueillis par CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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