Faits Divers

GARD Assassinats de Marguerittes : deux hommes mis en examen ce jeudi

Les forces de police et de gendarmerie sur place à Marguerittes Photo : Objectif Gard

"C'est une exécution préparée et organisée. La préméditation est évidente", souligne le procureur de la république de Nîmes, Éric Maurel, qui annonce la mise en examen de deux hommes dans les assassinats de Marguerittes.

Un troisième homme est placé sous le statut de témoin assisté. Ces trois personnes ont été arrêtés mardi par les gendarmes du groupement du Gard et de la Section de recherches de Nîmes en charge des investigations. Le GIGN a également participé aux arrestations sur les communes de Nîmes, Marguerittes et Montpezat. Au départ cinq personnes avaient été placées en garde à vue.

Deux hommes qui n'étaient pas connus de la justice, ont été abattus au milieu d'un chemin de terre menant à une propriété agricole sur la commune de Marguerittes, près du lycée agricole de Rodilhan, le 16 juin dernier. Un endroit discret même s'il est proche de la route nationale qui relie Nîmes à Beaucaire. On est certain aujourd'hui que l'exécution a eu lieu sur place. "En trois mois d'investigations les gendarmes ont effectué un travail colossal qui permet d'aboutir sur les personnes mises en examen, sur l'auteur et les complices mais pas sur les motivations", poursuit le procureur Maurel.

Celui qui fait figure de tireur présumé est âgé d'une quarantaine d'années. Il est déjà connu de la justice pour "détention d'arme" et devait passer prochainement devant le tribunal correctionnel pour cette infraction. Ce jeudi après-midi, il a été mis en examen pour "assassinat" et "association de malfaiteurs, en vue de commettre des infractions sur la législation des stupéfiants". Il a été écroué et réfute totalement les accusations. "Il conteste toute participation de près ou de loin au double assassinat", affirment ses conseils, Maîtres Hugo Ferri et Cyril Caron.

Des motifs pluriels ?

Son complice présumé, âgé d'une trentaine d'années est lui mis en examen pour "complicité d'assassinat" et pour la même infraction que l'auteur principal concernant les stupéfiants. Il s'est expliqué devant les enquêteurs, mais sa version semble fantaisiste. "Il pourrait écrire des romans policiers", estime une source judiciaire. Il a également été écroué.

Depuis les assassinats, une cellule d'enquête nationale a été mis en place avec cinq enquêteurs en permanence sur le dossier et un analyste en matière criminelle..

Reste à connaître les motivations réelles d'une telle exécution, totalement "disproportionnée", souligne le colonel Bertrand Michel, patron de la SR de Nîmes. L'enquête se poursuit d'autant que l'information judiciaire vise aussi l'organisation de mariages frauduleux. Une enquête qui pourrait connaître d'autres évolutions...

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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