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SAMEDI TOROS Partez au campo découvrir la beauté sauvage de l’animal

La ganaderia La Paluna, à Saint-Gilles, vous accueille pour vous faire découvrir le campo bravo et la vie d'un élevage.

Vincent Fare, au plus près de ses bêtes et de leurs préoccupations, permet au grand public de s'insérer dans l'écrin naturel qu'offre son élevage. (Photo Archives Anthony Maurin).

Les toros ont une saisonnalité. Comme tout ce qui est bon sur Terre, le rituel de la temporalité est suivi par les aficionados quand ils se rendent aux arènes de mars à septembre. Allez, de février à octobre pour les plus téméraires. Vous l’aurez compris, pour les grandes ferias, c’est désormais fini.

Après Arles et Nîmes, les rendez-vous d’importance s’achèvent avec l’été. Mais il reste, avant la longue période de vache maigre qui arrive, quelques novilladas sans picador comme celle de Bouillargues et des festivals à visées plus ou moins caritatives, bref, l’aficion a encore de beaux jours (et de belles soirées) devant elle.

Pour les curieuses et les curieux, ceux qui veulent partir à l’aventure et découvrir le monde rural de la tauromachie, les ganaderias (élevages) sont souvent bien souvent heureuses d’accueillir du public afin de lui expliquer le quotidien de l’entreprise. Oui, une ganaderia est une entreprise ! Les éleveurs sont des agriculteurs, ils élèvent des toros mais complètent leurs revenus par d’autres aspects agricoles.

Quiétude et volupté pour La Paluna et les petits curieux adorateurs des bons moments...

En effet, si les toros sont de sortie au printemps et à l’été pour aller aux arènes, durant les deux autres saisons ils restent au campo, dans les prés, à se prélasser et à manger. C’est là, in situ, dans leur environnement sauvage qu’il faut les voir, les observer, les découvrir dans toute leur beauté sauvage. C’est à cet endroit précis qu’ils sont les plus beaux, c’est avec eux qu’on tombe dans la marmite et qu’on apprend à les aimer pour ce qu’ils sont.

Voir l'envers du décor

Mais c’est aussi une bonne occasion de découvrir le travail quotidien des hommes et des femmes, des familles entières qui vouent leur vie à l’animal totem Toro. Des explications, des curiosités, des surprises… Le campo réserve son lot de choses à vivre pour mieux comprendre le toro.

Plus personne ne bouge, ils sont tous là (Photo Archives Anthony Maurin).

De la naissance à son départ du pré, de la période des amours à la sélection des vaches de ventre, de la première sortie du champ à la dernière course avant de monter dans le camion qui part pour les arènes, le toro vit des années durant dans un espace grandiose, libre de toute contrainte et aimé par ceux qui s’en occupent.

Le toro meurt souvent à la fin, certes, mais le toro vit avant tout autre chose. Il vit en pleine nature, il vit au gré des éléments, il vit avec la course du soleil, il vit sous l’œil avisé de celui qui l’aime le plus, son mayoral. Le mayoral est responsable des bêtes d’une ganaderia. Il gère l’entretien courant, définit avec l’éleveur les caractéristiques que doivent avoir ses pupilles, il agit toujours en faveur du bien-être de l’animal. Oui, toujours.

L'amour humain et la beauté sauvage

Au campo, au sein d’un élevage, les curieux découvriront le beau manège qui s’est installé entre les diverses parties de la société. Les uns prennent la remorque remplie de nourriture (complément) même si les prés sont verts et s’en vont d’un parc à l’autre donner le repas quotidien quand d’autres restent au mas pour entretenir le matériel, gérer les affaires courantes, préparer la nourriture pour la belle tablée…

Des jeunes toros dans un espace sauvage, naturel et extensif (Photo La Paluna).

Si tous les éleveurs ont du caractère, certains sont pudiques et désirent vivre en solitaire cette aventure. D’autres, comme Vincent Fare à Saint-Gilles, ont pris pour habitude d’ouvrir la porte à qui veut découvrir le trésor.

Quoi de mieux que de se baser sur les commentaires de celles et ceux qui ont découvert l'envers du décor ? " Un lieu magnifique où règne passion et amour des toros et des chevaux "; " Magnifique endroit, avec de belles rencontres, Lara et Vincent sont formidables. La visite a été super tout le monde se régale et petits comme grands, on apprend des choses ! Nous languissons déjà de revenir ! " ; " Un moment d'évasion dans un lieu magique ! " ; " On aime ces éleveurs qui savent transmettre leur passion pour leur élevage "; " Un lieu de respect des animaux, un paradis pour les toros et les chevaux ! Un coin de nature où il fait bon de se retrouver en famille et entre amis.... " ; " Un lieu magnifique , des toros juste sublimes. Un très bon moment passé avec Vincent et Lara, de véritables amoureux de leur terre et de leurs animaux. Un accueil en toute gentillesse par des passionnés qui ont à cœur de faire découvrir leur élevage. Je conseil à tous une visite pour mieux comprendre."

Faire comprendre cet ancien monde

Mais ce sont les mots de Vincent, le ganadero, l'éleveur, qui font comprendre sa démarche, unique. " Les visites de la Paluna (NDLR c'est le nom de son élevage) ont commencé en 2014, année charnière de la Paluna qui a vu deux de ses novillos graciés, Chiquitín par Juan Leal et Pirata par Andy Younes. C'est ma compagne Lara qui a eu l'idée d'ouvrir notre élevage au public, elle vient de Picardie et a été la première à visiter la Paluna en 2013. Quand elle s'est installée chez moi elle m'a dit qu'il fallait absolument faire ces visites. "

La Paluna et ses pensionnaires se dévoilent (Photo Archives Anthony Maurin).

Il est évident que ce type de réception, bien qu'à petits prix, mettent un peu de beurre dans les épinards de la ganaderia car les frais fixes d'une telle structure sont énormes. C'est aussi en participant à ce genre de sortie que l'on se rend compte des dépenses que l'on n'imagine pas quand on est assis sur les gradins d'un arène.  Dans un esprit de pédagogie ludique, centrée sur le terroir et sur les choses naturelles, la balade vaut le coup. Le maestro Sébastien Castella en personne vient régulièrement à la Paluna pour tester des vaches ou des novillos !

La balade sur la remorque, un moment toujours délicieux en groupe comme en amoureux (Photo DR).

" Nous faisons le tour complet de notre ganaderia à l'aide d'une remorque tractée. Nous expliquons tout et présentons les animaux (NDLR campo des mères, des veaux, des mâles, des étalons). Les questions fusent et il n'est pas rare de voir la visite durer plus de 2h car nous sommes passionnés... Le but du jeu est de montrer que nous n'avons rien à cacher et que nos animaux vivent en liberté dans de grands espaces. Par exemple le veau vit et est élevé sauvagement par sa mère durant huit mois... Quel autre veau vit comme ça ? Beaucoup sont très surpris de notre manière d'élevage, mais on respecte simplement cet animal et on essaye de le faire vivre au mieux selon les saisons sur nos 40 hectares " ajoute Vincent Fare.

Comme toute belle chose peut se prolonger, lors de la promenade orchestrée par la famille Fare, l'élevage de minis chevaux américains est lui aussi passé en revue. Les groupes, comités d'entreprise, baptêmes, anniversaires, communions, mariages sont des activités annexes qui trouvent un sens dans un tel lieu.

Vincent et Lara vous attendent et vous feront découvrir leur monde et celui de leur élevage (Photo DR).

Même les curieux réticents se laissent apprivoiser par la douce démarche. Ils repartent souvent avec le sourire et l'impression d'avoir compris quelque chose qui leur échappait. Pari gagné pour le ganadero et pour la corrida. Si vous désirez vous inscrire, comptez 15 euros par personne pour deux heures de balade au milieu des toros afin de vivre un moment rare si ce n'est unique.

Une carte cadeau de la Paluna existe. À offrir pour Noël mais aussi tout au long de l'année, elle est au tarif de 15 euros et donne accès à une visite de la Paluna (valable un an, sur rendez-vous) ! La carte est personnalisée avec les prénoms du bénéficiaire et du généreux donateur !

Plus d'infos au 0628430550 / 0761319836 ou sur Facebook sur "Vincent Ganaderia Paluna Fare."

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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