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ALÈS Marc Peyroche : « Même si j’ai été blessé, je tends la main à Éric Bouchité »

Marc Peyroche. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Quelques jours après l'investiture d'Éric Bouchité pour représenter La République en marche (LREM) aux prochaines Municipales à Alès, Marc Peyroche, qui a lui aussi tenté de décrocher l'étiquette, donne ses premières impressions avec le franc-parler qu'on lui connaît.

Objectif Gard : C'est finalement Éric Bouchité qui a été choisi par la commission nationale d'investiture de LREM. Pas trop déçu ?

Marc Peyroche : Il y a toujours un petit moment de déception, mais je ne l'ai pas été tant que ça dans la mesure où devenir maire n'a jamais été ma priorité. J'étais plutôt là pour empêcher certains de le devenir (relire ici) et également pour faire des propositions. Ce qui a été plus dur, en revanche, ce sont les attaques injustifiées de mon concurrent, Éric Bouchité.

Quand il déclare qu'il ne veut pas de personnes autour de lui qui ont des comptes à régler ?

Exactement ! Je rappelle que si dans les principes édictés par LREM, j'ai certes l'obligation de m'aligner sur la décision prise par la commission nationale d'investiture, celui qui a été désigné doit rassembler dans son camp. Et je trouve que ses propos ne vont pas dans le sens du rassemblement. Des gens ont été choqués par ses déclarations. Malgré tout, même si j'ai été blessé, je tends la main à Éric Bouchité.

Le lui avez-vous dit ?

Je l'ai félicité quand il a été désigné et il ne m'a toujours pas répondu. J'attends qu'il m'appelle, sinon je prendrai les décisions qu'il faut.

Avez-vous été gêné par le fait qu'Éric Bouchité fasse partie de la commission départementale d'investiture ?

Sincèrement, oui. J'ai l'impression qu'on recommence avec la politique à l'ancienne. Faut être un peu sérieux ! S'il avait eu une volonté d'éthique, il aurait dû suspendre sa participation, c'était simple. C'est ce que j'aurais fait.

Pensez-vous que vous aviez les mêmes chances au départ ?

C'est sûr que moi je n'ai pas un frère qui est préfet et qui conseille le Premier ministre. On ne joue pas dans la même catégorie. Quand je suis allé au Campus des territoires (l'université d'été de LREM, Ndlr), Éric Bouchité n'y était pas. Mais peut-être qu'il avait déjà des informations sur sa nomination...

Comment voyez-vous l'avenir avec Éric Bouchité ?

Tous les deux, on pourrait jouer la complémentarité. Moi, j'ai le réseau alésien. 36% de la population à Alès est en Politique de la ville. Qui parmi ces 36% connaît Éric Bouchité ? Et puis j'ai un Facebook, 1 200 followers et que des Alésiens. Donc je me répète, je lui tends la main une dernière fois. Mais ma patience a des limites.

Tony Duret

Lire aussi : Éric Bouchité : "Nous ferons ce qu'il faut pour gagner"

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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1 commentaire sur “ALÈS Marc Peyroche : « Même si j’ai été blessé, je tends la main à Éric Bouchité »”

  1. c’est d’un comique …
    il a 1200 followers sur facebook ? sacré reference , moins que ma voisine qui partage ses recettes cuisine !
    quand a son reseau de 36 % des alesiens , ben non ce n’est pas  » son  » reseau : son successeur aura le meme !
    ce qui est a tout le monde au final est a personne

    bouchité , un conseil : ne pas s’encombrer d’un impatient !
    dans une course de fond , partir trop tot n’est pas un garanti » d’arriver sur le podium .
    « que diable allez vous faire dans cette galère  » c’est pas ukrainien mais cela s’applique !

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