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GARD Il tue son ex-compagne en présence de leur fils âgé de 2 ans

La cour d'assises du Gard juge à partir de jeudi matin un homme pour "assassinat". Il a abattu son ex-compagne alors que leur enfant était dans la voiture.

Photo d'illustration

Un ancien policier, aujourd'hui âgé de 38 ans, sera devant les jurés gardois à partir de jeudi matin. Il doit répondre de l'assassinat de la mère de son fils. Une exécution réalisée avec son arme de service. Il est passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

Le 27 février 2016, il est un peu plus de midi, lorsque Jean-Régis Julien, 35 ans à l'époque, se présente au commissariat d'Alès. Il est accompagné de son fils de deux ans et il déclare à ses collègues qu'il vient de tuer la mère de son enfant avec qui il est en instance de séparation.

Le policier qui était en repos ce jour-là a croisé sa compagne sur la rocade d'Alès, ce samedi fatidique. Il ne supportait pas la séparation et il était certain que son ancienne compagne avait un nouveau petit ami. Avant de passer à l'acte l'homme aurait menacé et harcelé la mère de son fils pendant de longues semaines, selon l'enquête. Il a appelé la jeune victime à 1 700 reprises, deux mois avant les faits !

Le policier a croisé son ex-compagne sur la rocade le 27 février 2016, un automobiliste qui se trouvait derrière la Golf de la victime a expliqué aux enquêteurs avoir vu un véhicule doubler toute la file puis bloquer celui de la jeune femme à hauteur du supermarché Leclerc. L'homme est descendu de son véhicule, puis a tiré immédiatement sur la vitre de la conductrice sans qu'aucun mot n'ait été prononcé. La jeune femme est morte de trois balles dans la tête. L'enfant du couple était dans la voiture du tireur.

Parc contre dans la voiture de la mère de famille, les enquêteurs découvrent un récépissé de dépôt de plainte visant Jean-Régis Julien qui est en date du 19 février, soit huit jours avant le meurtre, pour des appels téléphoniques malveillants. La jeune femme avait également souscrit, un mois avant d'être abattue, un contrat de prévoyance "protection familiale".

L'accusé nie depuis le début des investigations toute préméditation de son geste, arguant que, le jour des faits, il a croisé par hasard avant de passer à l'acte subitement "sous le coup de la colère". Mais pour le juge d'instruction, la préméditation, qui devrait être au centre des débats, est caractérisée par plusieurs éléments. Le verdict est attendu vendredi soir.

 

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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