Le 12 novembre dernier, peu après 11 heures, la tour de contrôle de l'aéroport de Bassillac-Périgueux (en Dordogne) recevait un appel de détresse émanant d'un avion de la Marine nationale.
À son bord, sept élèves et instructeurs de la base d'aéronautique navale de Nîmes-Garons.
En provenance de Bergerac et à destination de Poitiers, l'engin, un Nord 262, a en fait subi une avarie qui aurait pu provoquer un crash. L'un de ses deux turbopropulseurs est notamment tombé en panne, alors qu'un élève était aux commandes.
Rapidement alertées, les autorités aéronautiques envoient à sa rencontre des Mirage 2 000 de la permanence opérationnelle, qui surveillent le ciel français, afin d'escorter le Nord 262 jusqu'à Bassillac, l'aéroport le plus proche.
Il faudra toute la dextérité du pilote, très expérimenté, pour arriver à destination, puis atterrir sans dommages.
Depuis, l'avion est toujours stationné à Bassillac. Plusieurs enquêtes sont menées de front pour déterminer l'origine de la défaillance.
Comme le prévoit la procédure, la totalité de la flotte de Nord 262, soit dix appareils pour la Marine, est en effet clouée au sol, en attendant les conclusions de l'enquête.
Et il n'est pas certain que les avions reprennent du service, notamment puisqu'au 31 juillet 2009, la Marine nationale sera contrainte de retirer de sa flotte ces vénérables avions. En outre, en raison du potentiel désormais limité de la flottille 28 F, les Nord 262 n'assureront normalement plus, à partir du 1er janvier prochain, qu'une mission de formation ...
Source : sudouest.com (article complet ici)
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