Le secrétaire fédéral du PS de l'Hérault, Robert Navarro, l'a réaffirmé en début de semaine : la tête de liste pour la région sera bien le président sortant du conseil régional, pourtant exclu du PS en 2007 à la suite de dérapages verbaux.
"On ne change pas de tête de liste", a justifié M. Navarro, surtout à quelques mois d'un scrutin pour lequel l'UMP a déjà investi le sénateur-maire de Béziers Raymond Couderc.
Les militants socialistes ont clairement exprimé début octobre leur soutien à Georges Frêche en choisissant à une large majorité (environ 70%) Didier Codorniou, un de ses fidèles, pour constituer une liste emmenée par le président sortant.
Mais Georges Frêche a des relations difficiles avec des poids lourds du PS au niveau local, comme
André Vezinhet, président du conseil général de l'Hérault, et avec Hélène Mandroux, maire de Montpellier.
Cette dernière entend succéder à Georges Frêche à la présidence de l'agglomération, alors qu'il s'est choisi un dauphin.
La candidature de M. Frêche n'a pas non plus reçu l'approbation des instances nationales du PS, la première secrétaire Martine Aubry ayant déjà fait part de ses réserves.
De leur côté, les Verts refusent catégoriquement toute nouvelle présidence de Georges Frêche, et le PCF a exclu tout soutien.
Le Verts Jean-Louis Roumégas ne veut pas non plus entendre parler de M. Frêche ni de son mode de gouvernance. Porte-parole national de son parti et conseiller municipal à Montpellier, il doit conduire la liste des Verts dans la région.
Sous couvert de l'anonymat, d'autres responsables expriment leur "envie de trouver une solution alternative" à la liste Frêche.
En attendant, les Verts désigneront officiellement Jean-Louis Roumégas le 7 novembre, et les communistes tiendront leur conférence régionale une semaine plus tard.
Affaires à suivre ...
Source : Afp/Google (article complet ICI)
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Georges Frêche héraut du gaucho-lepenisme
L'Etat israélien est une chose,les Juifs de France(et d'ailleurs) en sont une autre.Le soutien à l'Etat d'Israël et la haine vis-à-vis des Juifs comme des Arabes ne sont nullement incompatibles.On peut même démontrer sans peine que ces deux attitudes constituent,en quelque sorte,pour nombre d’antisémites,les deux faces d'une même intolérance.Pour se convaincre de la signification de la dernière sortie de M.Frêche il convient de se reporter à la lettre d'"explication" que ce dernier a adressée à M.Fabius.Cette lettre est nettement plus intéressante.Selon M.Frêche la preuve irréfutable de son rejet de l'antisémitisme résiderait dans son "soutien à l'Etat d'Israël".Là réside le problème.Les antisémites purs et durs,y compris au Front National,ont,de ce point de vue,la même analyse et la même ligne de défense:"nous n'avons rien contre les Juifs mais nous les préférons....en Israël".Le même raisonnement,violemment intolérant,peut être appliqué à tout autre peuple jugé non-français ou non francisé.Il y a quelques siècles le même raisonnement était appliqué à différents cultes religieux frappés d’interdit dans le royaume de France mais probablement licites aux yeux des ligueurs de la Sainte Ligue….à l’étranger.
M.Frêche a accepté tous les reniements,tous les retournements idéologiques pour parvenir au pouvoir et le conserver.Ses compétences en matière d'urbanisme et d'aménagement territorial ne sont pas en cause ici.Il est question de gouvernance et d'éthique politique.Les Harkis,les Libanais,les pieds noirs..(..etc),tel ou tel groupe humain sont réduits à de simples soutiens de sa majesté ou une gêne,le cas échéant, dans sa carrière politique,dans la réalisation d'ambitions de plus en plus démesurées.Il y a belle lurette que ce Monsieur,comme un certain nombre de politicards-à commencer par Le Pen-ont renoncé aux valeurs de la République sur l'autel de leurs ambitions personnelles,au prix de la transformation d'une ligne politique claire en un simple électoralisme mâtiné d'un populisme franchement dangereux.M.Frêche est bien devenu une figure importante du gaucho-lepenisme,c’est-à-dire un courant idéologique se situant sur une ligne identitaire exacerbée-fréquemment nourrie d’appels à la guerre civile à peine voilés- et assortie d’un programme social assez étoffé.Le pacte républicain est rompu.Et dans une république démocratique il revient aux électeurs, c’est-à-dire aux citoyens de trancher.Rappelons à ce propos que le mot « citoyen »n’est pas une injure,encore moins une insulte.