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NÎMES : ARTHAU FAÇON LAGUILLER POUR LA PRÉSIDENTIELLE

Nathalie Arthau (au centre), Isabelle Bonnet, porte-parole régionale (à gauche) et Isabelle Leclerc, représentante Lutte Ouvrière dans le Gard (à droite)

Nathalie Arthaud, actuellement en pleine série de meetings à travers la France, a fait un passage à Nîmes hier après-midi, devant quelques militants et sympathisants, venus écouter l’intervention de celle qui succède à Arlette Laguiller pour ses premières élections présidentielles en tant que candidate Lutte Ouvrière.

Un slogan déjà bien affirmé sur les affiches installées pour l’occasion dans une salle de l’étage supérieur d’un bar du centre-ville : « Contre le chômage et la précarité : interdiction des licenciements ; partage du travail entre tous sans perte de salaires ».

Alors que la candidate à la présidentielle de 2012 nous affirme sa confiance avant l’obtention des précieux parrainages d’ici le mois de mars prochain, elle rappelle que la priorité de son programme demeure la lutte contre la précarité, « pérenniser les emplois plutôt que de licencier ». A cela, la candidate ajoute qu’il s’agit « d’un programme de lutte, et que ses objectifs ne peuvent qu’être imposés ».

Le visage change mais le discours demeure en grande partie, puisqu’il est question « d’intérêts de classes, de ceux qui exploitent d’un côté et des exploités de l’autre», le tout fondé sur les bases d’un communisme révolutionnaire. Le programme de Nathalie Arthaud correspond à « un programme de lutte et non pas un programme électoral », comme elle nous le rappelle. Il s’agirait davantage « d’un rapport de forces » qu’il faudrait « imposer au patronat », duquel on exigerait de « lâcher une partie de ses profits accumulés sur le dos des travailleurs ».

Mais y a-t-il une mobilisation suffisante autour de la candidature de la représentante de Lutte Ouvrière « pour faire un résultat » au cours de ces prochaines élections nationales ? La leader d’extrême gauche répond qu’elle ne cherche pas à atteindre des objectifs chiffrés, mais qu’elle cherche avant tout à convaincre. Et elle s’appuie sur l’exemple de ce que vivent les salariés du groupe de presse Paru Vendu (Hersant), proche du dépôt de bilan il y a encore une semaine, et qu’elle a rencontré au cours de ses déplacements, notamment du côté de Lyon. A l’image de son mouvement qui n’est pas programmé pour recueillir la majorité des suffrages, elle évoque ces salariés qui « restent mobilisés, qui ont la rage, et font preuve d’une mobilisation dure comme fer », nous dit-elle. Et plutôt que de rejeter les références du passé, quand on évoque l’héritage d’Arlette Laguiller, Nathalie Arthaud y voit volontiers « une aide » plutôt qu’un handicap pour la campagne électorale de 2012 : une manière d’identifier son mouvement. Elle est notamment convaincue que, s’il y a une classe qui peut transformer la société et qui représente l’avenir, c’est bien celle que constituent les travailleurs ».

On ne peut s’empêcher de mettre en évidence les limites de cette forme de lutte entre « patronat et classe ouvrière », à la lumière du drame vécu par les Richard Ducros dans le Gard. Une situation qui ne trouverait de réponse, d’après la candidate à la présidentielle, que dans un changement plus global. Et face à ce qui lui apparaît comme « une loi de la jungle », la guérison passerait par « l’expropriation des capitalistes de la direction de ces entreprises ».

Finalement, peu de changement dans le discours... Et une même marque de fabrique héritée de la méthode Laguiller : les nombreux meetings programmés. Arlette Laguiller se déplaçait déjà beaucoup », nous précise Nathalie Arthau : après Arles hier soir, Troyes, Montluçon, Figeac, Perpignan, Albi, Rodez et bien d’autres encore… Pour un retour dans la région, le 7 mars à Montpellier.

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