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ALÈS : L’ABOUTISSEMENT DES NÉGOCIATIONS POUR LES POMPIERS GRÉVISTES ?

Photo © objectifgard.com / MA

Les pompiers grévistes d’Alès ont décidé lors d’une assemblée générale lundi 23 janvier, de poursuivre le mouvement. Pourtant d’après Laurent Doudoux, en ce qui concerne leurs revendications, principalement fixées sur leur prise de repas et la participation du Sdis à ceux-ci, la figure de proue du mouvement (président du syndicat des autonomes du gard – FASPP 30), « les choses sont en bonne voie ». Les pompiers devraient être reçus cette semaine par l’administration, après la reprise des négociations, puis la réception, par écrit de contre-propositions de la part Sdis.

« L’idée, c’est que maintenant, nous nous mettions autour de la table pour fixer les choses », nous indique Laurent Doudoux. Un calendrier de travail doit être présenté aux pompiers cévenols à propos de l’amélioration des installations (réfection de chambres et création d’une cuisine). Quant aux tickets restaurant, le syndicaliste précise : « on va peut-être rester avec nos tickets à 5 euros » [2,5 euros de participation du Sdis, sans augmentation], mais par contre, une autre alternative serait envisagée : « la possibilité d’avoir un repas chaud et complet, sur place, par le biais d’un traiteur local, pour un coût de 5 à 6 euros ». Et enfin, la direction aurait pris l’engagement d’accorder l’affectation prévue de trois sapeurs-pompiers supplémentaires cette année, à la caserne d’Alès, en plus d’un quatrième, pour le remplacement d’un pompier promu à un grade supérieur.

Si la grève se poursuit donc, c’est principalement suite à la convocation au tribunal correctionnel d’Alès de deux sapeurs-pompiers alésiens qui se sont rendus coupables de détériorations de matériels (et qui se sont eux-mêmes dénoncés d’ailleurs au commissariat). « Sur 100 personnes présentent à l’AG, 85 ont voté pour la poursuite de la grève, par solidarité pour les deux collègues (6 ont voté contre, 9 se sont abstenus) ». En cause, au-delà de la sanction judiciaire éventuelle : la sanction administrative prononcée par le Sdis, qui a suspendu les deux pompiers en cause d’après le représentant des grévistes. Il s’agirait d’une « mise en conservation », en attendant une potentielle sanction disciplinaire qui pourrait aller jusqu’à 24 mois de suspension, une « dégradation » et une mutation, « une première en France », regrette Laurent Doudoux, pour de tels actes. Ce dernier a par ailleurs rappelé que l’audience aurait lieu au tribunal d’Alès, le 9 mars 2012, où il attend « une grosse mobilisation » des collègues pompiers du département.

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