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COUAC Le projet de carrière à Saint-Laurent-la-Vernède peut-il avoir un avenir ?

Lundi 5 novembre, le collectif mené par Alain Bruguier manifestait sur le site du projet de carrière. Photo DR/

Ce projet de carrière d’extraction de calcaire à Saint-Laurent-la-Vernède est dans les cartons de la société Guintoli depuis plus de deux ans. Un projet d'une étendue de 27 hectares qui requiert une attention toute particulière d'un collectif mené par Alain Bruguier, président de l'Association de Défense des Vallées de la Tave et de la Veyre.

Lundi 5 novembre, le collectif mené par Alain Bruguier manifestait sur le site du projet de carrière. Photo DR/

Au lendemain de la clôture de l'enquête publique concernant le défrichement des 27 hectares de bois communaux (le 5 novembre), le collectif continue de mobiliser les habitants de Saint-Laurent-la-Vernède, mais pas que : "Les communes comme Caillargues, Saint-André-d'Olérargues ou encore Pougnadoresse sont aussi concernées par ce dossier, affirme Alain Bruguier. Nous avons d'ailleurs organisé des réunions publiques dans ces trois villages qui ont donné lieu à des délibérations municipales contre ce projet." La Bastide-d'Engras, Fontarèches,Verfeuil et Saint-Marcel-de-Careiret, auront, elles aussi, droit à leur réunion publique dans les prochains jours.

Mais pourquoi tant d'acharnement ?

Plusieurs éléments sont remis en cause. D'abord, ce projet porte sur une production d'extraction de calcaire envisagée en moyenne à 550 000 tonnes par an sur une période de 30 ans. "Une activité qui va contraindre les 23 carrières présentes sur le SCOT Uzès-Pont du Gard (production totale de 600 000 tonnes par an) a fermé leurs portes. Les répercussions sur l'emploi vont être catastrophiques" s'inquiète le président. De plus, cette production intensive va, bien entendu, nécessiter un trafic routier approchant les 2 200 camions par mois. "Cela représente 250 camions supplémentaires par jour, qui auraient à s’insérer dans la circulation actuelle. Ce qui donnerait 250 : 8 heures = 30 camions par heure, soit 1 camion toutes les 2 minutes. Il conviendrait de parler alors de flux tendus." Ce qui devrait engendrer des nuisances sonores. Ce à quoi s'ajoute la très certaine apparition de nuages de poussières, la pollution des sols. Il faudra aussi compter sur une consommation d'eau élevée pour le fonctionnement de la carrière à ciel ouvert "alors que le secteur fait partie du versant de la Cèze placé en vigilance renforcée par arrêté préfectoral." Et l'impact sur le paysage, y a-t-on pensé ? Bref, le collectif ne manque pas d'arguments. Quitte à embarrasser le maire de Saint-Laurent-la-Vernède, Joseph Guardiola, en criant sur tous les toits :  "les personnes qui ont acheté une habitation sur la commune juste après avril 2010, date à laquelle le conseil municipal délibérait en faveur de ce projet de carrière de calcaire, peuvent reprendre contact avec leurs vendeurs et demander à ce que le prix soit revu à la baisse."

Prochaine étape

Le 5 décembre prochain, le Commissaire-enquêteur remettra son rapport concernant le défrichement du site. Le Préfet du Gard, Hugues Bousiges, aura alors deux mois pour statuer. En marge de cette première enquête-publique, le lundi 5 novembre s'en est ouverte une deuxième sur la demande d'exploitation qui sera clôturée le 5 décembre. Une troisième suivra pour la demande de modification du PLU (Plan local d'urbanisme).

S.Ma

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12 commentaires

  1. Le projet prévoit un trafic supplémentaire de 73 camions par jour et non pas 250 comme le souligne, si justement, Mr Bruguier.

    Je tiens à préciser que l’association est menée par M.Bruguier, tête de liste, battu, lors des municipales 1995 et 2001, et par M.Toubas, tête de liste, également battu, lors des municipales 2008.
    De là à penser que leurs intérêts sont plus électoralistes qu’écologistes il n’y a qu’un pas.
    Depuis leurs échecs successifs aux municipales, les deux larrons s’évertuent à faire capoter tous les projets de la municipalité.
    Ils feraient mieux de les laisser travailler à trouver de nouvelles ressources afin de faire vivre notre village.

    1. Vous faites un procès d’intention à ces deux personnes qui se soucient surtout de l’avenir de la commune!!!
      Quand on étudie le dossier de la carrière, on voit que son impact sur la commune, les communes environnantes, les nappes phréatiques, le réseau routier, ne seront pas sans conséquence sur l’avenir des populations concernées. Il est difficile de préjuger des conséquences sur 30 ans et il est bien normal que tout le monde s’en inquiète…

    2. Aucuns arguments techniques
      Aucuns arguments économiques
      Pardon!! si,il y a en un il est surement pécunié mais pas pour tous ni au détriment du reste.
      Dans votre message il n’y a que basseses,insultes,dénigrements.
      Bonjour le niveau du débat.On ne pouvait toutefois attendre mieux de votre part.
      Je rappelle un petit point qui a ENCORE une importance c’est que nous sommes en DEMOCRATIE. A MEDITER.

      Une petite citation de Michel Audiard:Si la connerie se mesurait,Monsieur Julien Pujolas en serait le maitre étalon.

  2. On se calme!
    Et pourquoi pas un référendum….pas si difficile que ça ( et pas très cher, les urnes ne sont pas usées) à organiser….Il est certain que les habitants extérieurs à St Laurent ne seraient pas consultés mais bon, au moins la démocratie, elle, serait invitée à la barre….

  3. Bruit, poussière, déforestation, camions en permanence sur la route, je ne vois vraiment aucune raison de cautionnerine telle catastrophe écologique
    SAns parler de l impacts sur l immobilier………STOP

    1. Retournons au moyen age!!!
      Les écolos sont contre tout, mais vivent avec tout le confort: électricité ( nucléaire), voiture ( hydrocarbure, route)…
      y en a marre de tous ces gens qui sont contre tout, mais surtout ne veulent pas revoir leur conditions de vie.
      Pour ce cas présent, votre commune a tout à gagner en terme économique, social… Qui peut refuser aujourd’hui une entreprise qui apporte autant pour une commune? à part des retraités écolos, je ne vois pas!

  4. C’est bien connu, monsieur Saider….les retraités sont tous des abrutis écolos et les jeunes des progressistes qui savent comment mener le monde…un peu simple comme idée, non??
    Il n’y a qu’à voir comment il va, le monde des « jeuns » en ce moment: chacun pour sa peau!

    Je ne suis ni retraité ni écolo mais il me semble que St Laurent la Vernède n’est pas vraiment un village « socialement et économiquement sinistré » par rapport au reste de la planète et il est normal que les gens s’intéressent aux projets municipaux et parfois soient contre…pouvoir ne pas être d’accord sans se faire traiter de vieux con, ça s’appelle vivre en démocratie…vous connaissez?????

    1. Il ne s’agit pas d’opposer jeunes et vieux, je veux simplement dire qu’il est paradoxal pour moi de refuser une entreprise dans ces temps de crise, chaque emploi crée contribut à la vie d’une commune, d’une région. S’il n’y a pas de travail nos communes du sud deviendront des communes dortoir ou des communes de retaités.
      Je ne me permet pas ici, comme vous l’écrivez, de traiter les gens de c.., je donne mon avis qui je le pense n’est que du bon sens!

  5. C’est exact que la question des emplois est une excellente question….mais les opposants pensent que 6 ou 7 emplois crées sur cette carrière engendreront de nombreux licenciements dans les entreprises voisines qui vendent le même produit ( TPCR à Verfeuil par exemple…qui se trouve à une poignée de kilomètres)….la concurrence est parfois bénéfique pour le consommateur mais si c’est au prix de nouveaux chômeurs….
    Si l’entreprise en lice proposait 100 emplois, de l’argent et aucune nuisance, il n’y aurait pas de discussions mais 6 postes, 30 ans d’exploitation, des hectares de bois rasées, un trou comblé par divers déchets » inertes »,des camions en plus sur les routes, cela demande une réflexion un peu plus poussée et l’assentiment des communes limitrophes qui auront forcement des répercussions négatives sans aucun bénéfice: certaines n’étant pas dans la même communauté de Communes ne percevront aucune part de taxes..
    Si le contre pèse plus que le pour, il ne faut pas se bloquer sur ce projet et l’exclure, car, après tout, ce n’est qu’un projet…Si c’est le contraire, soit, mais il faudrait que les partisans de cette carrière argumentent un peu plus!

  6. Quels sont les avantages concédés par les initiateurs du projet au conseillers municipaux ayant voté ce funeste consentement (une carrière sur 27 hectares vous imaginez!) en échange de leur vote favorable?

    Quel est l’intérêt de créer 6 ou 7 emplois si l’on doit durablement compromettre les autres activités et notamment l’agriculture et le tourisme dans tout le secteur car l’impact en terme de poussière,de nuisances sonores et de pénurie d’eau sera certainement très important.

    A force de ne pas savoir imposer de limites à la cupidité ni refuser de faire une chose par ce qu’elle n’est pas nécessaire même s’il est possible de la faire on arrive à ce développement à court terme ,pour ne pas tomber on n’arrête pas de pédaler sur une bicyclette qui nous conduit dans le mur!

    Et je ne suis pas un sympathisant du parti « les verts » loin de là,mais je ne peux concevoir l’intérêt de l’homme sans le respect de la nature et d’une certaine qualité de vie.

  7. Bonjour
    Je viens par hasard de tomber sur ce Forum.
    Disons le tout de suite, je travaille dans un bureau d’étude qui réalise des dossiers de demande d’ouverture de carrière, mais je n’ai pas travaillé sur ce dossier.
    Étant plutôt au fait de ce genre de dossier j’en connais souvent les « plus » et les « moins ». Généralement, lorsqu’il y a opposition, on est souvent dans le domaine de l’affectif et pour certains de l’irrationnel. Il existe c’est vrai des inconvenants dans toute activité industrielle. Le simple fait de réaliser un parking devant un petit commerce, peut engendrer un changement dans la circulation des eaux de ruissellement. C’est la même chose avec les places de parking devant chez soi. Cela multiplié plusieurs fois dans une petite commune et on se retrouve de temps en temps avec des petits ruisseaux qui débordent car ils ne sont plus calibrés pour un tel débit …
    Comme quoi rien n’est simple. Quand on est « vert » il faut avoir une vision globale. Est-ce mieux de faire venir les matériaux pour les routes et habitations par camions de 100 ou 150 km ?
    En ce qui concerne les autres carrières présentes à proximité, ne vous en faites pas, si elles pouvaient augmenter leur surface de 27 hectares elles ne s’en priveraient pas. De leur côté aussi la recherche de nouveaux gisement ou l’agrandissement de celui existant fait partie intégrante de leur devenir.
    Je sais aussi que certains exploitants (pas forcément dans ce secteur) agissent en « sous-main » pour bloquer le projet d’un futur concurrent.
    J’ai également vu régulièrement ce type d’opposition être un enjeu électoral (2014 les prochaines élections…) Je ne sais si c’est le cas, mais avant de s’opposer, il est des fois bon de regarder quels sont les intérêts (tous) en jeux.
    Pour ce qui en est des déchets de chantier, vous préférez les voir déposer sauvagement dans tous les chemins et bois? Je pense qu’il vaut mieux les regrouper et les valoriser …
    Bien sûr il ne faut pas tout accepter d’une carrière. Il faut s’assurer que les nuisances alentours seront soit nulles ou tout du moins les plus faibles possibles. De là à ériger en principe le fait qu’il ne faut rien changer et que ce qui est fait amènera du moins bien, il y a un pas que la raison doit se garder de franchir. Je pense que la concertation avec le porteur du projet doit être de mise pour que chacun s’y retrouve.

  8. Tous les gros projets ont un gros impact sur l’environnement : rien de difficile à comprendre à ce niveau .
    Donc , pourquoi faut-il toujours faire des projets énormes et centralisés ? La rentabilité me direz vous ? Malheureusement , le véritable coût de chaque chose s’accommode guère du coût comptable officiel , même si les critères de comptabilité évoluent au rythme des besoins financiers , non humains et hors considération de long et très long terme et d’environnement .
    Pourquoi alors s’étonner d’oppositions humaines ?
    Les grands décideurs se mettent ils en positions de premières victimes des nuisances des grands projets ? Assurément pas .

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